Ôte-moi d’un doute

03.10.2013 par Alexandre Moatti, dans Non classé

La façon dont la notion de doute est utilisée dans les controverses politico-scientifiques attire mon attention — j’ai cherché à voir clair entre les différentes acceptions du terme.

Doute 1 : Le doute est inscrit dans la démarche scientifique. Chaque scientifique doute, se pose des questions, les résout, doute encore sur d’autres choses. C’est le fondement de la démarche de recherche.

Doute 2 : La science, c’est son charme, ne peut pas toujours affirmer à 100% à un moment donné. Une théorie même solidement établie peut être remplacée par une autre. Certains résultats d’innocuité (radioactivité à faibles doses, ondes de stations émettrices GSM, OGM testés) sont patents, mais dans certains cas l’innocuité ne peut être garantie à 100%. C’est là un doute inhérent à la science, un doute non encore levé. C’est ce doute-là qui, pour certains, amène au principe de précaution : on retrouve le dicton populaire « dans le doute, abstiens-toi », ou le plus académique « in dubio pro malo » (dans le doute prends le choix le plus pessimiste — Hans Jonas, théoricien du principe de précaution). Poussé à l’extrême, ce peut devenir une idéologie que le sociologue Gérald Bronner a appelée précautionnisme [1].

Doute 3 : Une troisième acception : celle des « marchands de doute », que la sociologue américaine Naomi Oreskes applique à l’industrie du tabac [2]. Le tabac est nuisible pour la santé (y compris l’exposition répétée, i.e. le tabagisme passif) : ceci a progressivement été établi par la science, qui a levé le doute. Pourtant, à mesure que les études devenaient patentes, les cigaretiers en ont retardé la diffusion, et ont même instillé le doute sur leur validité. C’est, là, fabriquer du doute à partir de certitudes. Une branche des sciences humaines a pris le nom d’agnotologie (gr. a-gnostos, in-connaissant, ignorant) pour « étudier la manière dont la société met en œuvre des mécanismes d’oblitération du savoir ». La plupart des positions climatosceptiques se rattachent aussi à cette fabrique du doute, mettant en cause des résultats et mesures pourtant bien établis.

C’est curieux comment la langue française traite ce mot. Ainsi, les expressions « C’est vrai sans doute », ou « C’est faux, sans aucun doute » laissent sous-entendre qu’il en reste encore ! Il faut vraiment aller jusqu’à : « il n’y a pas l’ombre d’un doute » pour que le doute disparaisse (en même temps que son ombre). Quand il n’y a pas l’ombre d’un doute, il n’y a (enfin) plus de doute. Donc, par déduction logique : le doute est toujours accompagné de son ombre (syllogisme transmis à notre ami et co-bloggueur Didier Nordon).

C’est curieux comment la langue française traite ce mot. Ainsi, les expressions « C’est vrai sans doute », ou « C’est faux, sans aucun doute » laissent sous-entendre qu’il en reste encore ! Il faut vraiment aller jusqu’à : « il n’y a pas l’ombre d’un doute » pour que le doute disparaisse (en même temps que son ombre). Quand il n’y a pas l’ombre d’un doute, il n’y a (enfin) plus de doute. Donc, par déduction logique : le doute est toujours accompagné de son ombre (syllogisme transmis à notre ami et co-bloggueur Didier Nordon) (image © Shutterstock)

Les acteurs du ‘doute 2’ sont généralement des associations, ONG, individus « lanceurs d’alerte » qui veulent démontrer un risque pour la santé ; les acteurs du ‘doute 3’ sont généralement des entreprises, qui nient l’existence d’un risque pour la santé, ou pour l’avenir de l’humanité (en ce qui concerne le climat). Les premières sont souvent perçues positivement, les secondes négativement — et à raison lorsque l’industrie du tabac (ou du Médiator) fait tout pour cacher sa nocivité. Si l’on compare ces deux types d’acteurs, le fait qu’a priori les ONG soient sans intérêt commercial et s’activent pour la santé humaine joue évidemment en leur faveur [3].

Mais, hors cette empathie/antipathie somme toute assez naturelle, on pourrait appliquer froidement une forme de principe de symétrie (cher à la sociologie des sciences) entre ces deux groupes. Les acteurs du ‘doute 2’ peuvent aussi être, parfois, des marchands de doute, laissant entendre qu’il y a danger alors que des résultats d’innocuité sont scientifiquement établis : certains arguments invalides/ invalidés, et pourtant utilisés contre le nucléaire ou les OGM en sont un exemple. L’expression « fabricants de mensonge [4] », employée à propos du ‘doute 3’, peut aussi, parfois, être appliquée à des acteurs du ‘doute 2’.

Les choses se compliquent quand on analyse diverses positions croisées entre 2 et 3. Ainsi, un député peut-il manifester en faveur des agriculteurs du tabac de son département, tout en prenant par ailleurs de farouches et systématiques positions anti-OGM. Dans le documentaire de Robert Stone [5], une pasionaria américaine utilise des arguments anti-nucléaires invalides : quand on lui pose la question du réchauffement climatique (question qui n’est pas sans rapport avec le « mix énergétique », et donc son propre combat anti-nucléaire), elle répond benoîtement, sans doute sincèrement et presque même respectueusement : « Ah oui, mais ça [la preuve du réchauffement climatique], c’est la science ! »

Finalement, l’occurrence du mot doute en matière scientifique doit nous mettre en éveil, et sans doute sans conteste nous faire… douter.

L’analyse du doute (symbole de gauche) amène parfois à certains étonnements (symbole de droite) [6] (image © Shutterstock)


[1] Gérald Bronner & Étienne Géhin, L’inquiétant Principe de précaution, PUF, 2010. Voir l’interview de G. Bronner dans Libération, 20 avril 2010.

[2] Naomi Oreskes & Eric Conway, Les Marchands de doute, Pommier 2012 (trad. de Bloomsbury 2009).

[3] Cela n’a pas toujours été le cas. Pendant les Trente Glorieuses (1945-1975), peut-être le corps social préférait-il entendre « Ne vous en faites pas, ce n’est pas dangereux » (même si ça l’était) ; et depuis, il préfère entendre « Attention, ça peut être dangereux » (même si ça ne l’est pas).

[4] Stéphane Foucart, La Fabrique du mensonge, Denoël, 2013. De cet auteur, nous recommandons Le Populisme climatique, Denoël 2010.

[5] R. Stone, Pandora’s Promise, documentaire prévu sur iTunes en décembre 2013 (vu au cinéma L’Arlequin à Paris le 19 septembre 2013, soirée SFEN).

[6] Nous remercions Philippe Ribeau (Pour la Science) pour son appui en matière de recherche d’iconographie.


18 commentaires pour “Ôte-moi d’un doute”

  1. MRR Répondre | Permalink

    Bien sûr que le doute 2 existe, et d'ailleurs ce n'est pas "dans certains cas l’innocuité ne peut être garantie à 100%", mais "ce n'est jamais 100%". Toutefois, à toutes fins utiles, c'est souvent assez proche de 100% pour ne pas faire de différence pratique. Ce qui est important, et où il faut soit faire confiance aux spécialistes soit devenir un spécialiste soi-même, c'est de savoir estimer de manière raisonable et soutenue par l'évidence disponible ce risque. Et de prendre en compte son évolution : au fur et à mesure que l'on connait une technologie, on connait mieux son risque. Les antennes GSM passent de "on ne sait pas attention" à "très peu de risque", la radioactivité passe de "on ne sait pas attention" à "très risqué".

    Si les acteurs du doute de type ONG ne font que faire remarquer ce doute en respectant son évaluation rationnelle et basée sur l'évidence (qui change au fur et à mesure de la recherche scientifique et de l'expérience pratique), alors le portrait dressé dans ce billet est correct.

    Mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Je pense que là où il y a symmétrie entre certaines industries et certaines ONG, c'est lorsque l'on ignore volontairement l'évidence (ou une partie de l'évidence), éventuellement on en fabrique une autre partie, et l'on exagère le doute de manière volontaire. Alors on a une "fabrique de mensonge", et la sympathie que l'on peut avoir pour les causes défendues ne doit pas masquer cela.

    Pour mettre les points sur les i : les anti-OGM et les anti-vaccins (pour rester sur des sujets que je maîtrise) ont beau être non industriels, voire anti-industriels, ils choisissent une petite part de l'évidence, ignorent le reste, soutiennent des études bidon (Séralini, Wakefield), et exagèrent l'amplitude du risque de manière mensongère. C'est exactement parallèle aux anti-changement climatique.

  2. MRR Répondre | Permalink

    Pour encore clarifier mon propos : quand une ONG utilise les techniques des "marchands de doute", elle ne fait pas un mauvais usage du "doute 2", elle utilise le "doute 3", le même que celui des marchands de tabac.

    • MRR Répondre | Permalink

      hmm le commentaire ci-dessus parait bien seul, c'est parce qu'il a été écrit après un long commentaire que je ne vois pas, et est sans doute (ha ha) retenu en modération.

      • Alexandre Moatti Répondre | Permalink

        Non il n'y a pas modération !, mais pour des raisons que j'ignore (je n'étais pas devant mon ordi hier après-midi), les commentaires n'étaient pas possibles.

  3. Dietze Répondre | Permalink

    Bonne nuit et j'espère que vous êtes en train de bien trier vos infos de la journée écoulée...
    A propos du Tabac et sans vouloir faire, ici, "un coup de tabac" (je sais ...mais vous me la servez sur un plateau-cendrier...) bien mieux serait de rappeler qu'on parle de la fumée du tabac en particulier indétachable des fumées de combustion de la cellulose en général...vous pouvez également "chiquer" cette plante et cracher comme un super cow-boy macho² (au carré)...Toutes les fumées issues de la combustion de la cellulose (très répandue sur terre et pouvant dispenser l'humanité d'aller chercher du pétrole, de la lignite, du charbon etc. dont les fumées sont encore bien plus toxiques; croyez-moi (ou plutôt allez donc vérifier par vous-même...)...Lors de mon premier remplacement d'intene à la clinique "Centre de chirurgie thoracique du Dr. Mallet" en été 1979, je me suis intéressé au problème de la cigarette...Son plus grand danger: l'apparition lente d'une bronchite chronique persistante. Elle est d'autant plus problématique que l'âge de début de la consommation avec inhalation profonde (enfants, nous parlions de "avaler la fumée; c'est très difficile et donne plutôt de l'aérophagie...mais passons).Prenons l'exemple d'une bronchite chronique installée sur une période de 10-15 ans chez un sujet ayant commencé à l'armée par des paquets de "Troupe" fournis gracieusement aux frais de la princesse. C'est donc l'histoire d'un mec. qui commence à 15 ans (On prend des manières à 15 ans, puis on grandit sans qu'on les perde...c'est une chanson connue !) pour faire comme les GRANDS...A 30 ans il a une bronchite chronique compensée mais dont les signes cliniques annonciateurs (statistiquement s'entend) c'est de cracher des molards peu réjouissants le matin au réveil; du coup , de petits malins voire médecins (dégoutés) ou infirmières ou épouses fidèles et sérieuses se mettent à inventer et répandre l'usage des crachoirs ...On sauve les apparences et le mec fume sa première clope de la journée après le devoir conjugal du matin plus facile pour raisons de "bandage physiologique"...Dans cette population de mecs (maintenant de + en + de filles qui nous singent (on se demande pourquoi?!) un certai % va décompenser cette bronchite chronique au bout d'un certain temps (comme la balle du fusil...); disons 5 ans avec évidement un retentissement cardiaque puisque le coeur et les poumons ça constitue un ensemble fonctionnel dynamique visant à maintenir une perfusion constante du cerveau en oxygène(comburant ). Il existe un point de non-retour au-delà duquel il faut hospitaliser et faire quelque chose pour améliorer la situation: diminuer l'espace mort par trachéotomie et mise en place d'une canule permanente; c'est pas très rigolo. En 1979, circulait une info du style: 12% des brochitiques chroniques vont décompenser...sur la population totale des chroniques "sains"...Alors ces histoires bidon de fumée passive, de cancer du poumon, etc. c'est rigolo pour les "story-tellers" mais pas trop pour des gens comme Gérald BRONNER que vous citez.OK...?!..Je ne regrette qu'une chose, c'est de ne pas avoir pensé à faire une collecte de films et de photos montrant avec beaucoup de pédagogie cette vérité. Comment voulez-vous que des gamins et gamines complètement paumés par le stress "Informationnel" réagissent avec vos publicités pour enfants de 5 ans ?...Ils imitent les grands de leur époque qui ne fument pas que des cigarettes, dès l'âge de 11-12 ans et qui s'en foutent totalement de vivre un siècle puisque certains meurent avant d'atteindre ce bel âge de la bohême de nos 20 ans. Voilà un des résultats pervers de mai 68; l'enfant ROI-MORT-GAVE DE TOUT...La cybernétique mondialisée de la société de consommation...(Un bon sujet de thèse, non?)...

  4. MRR Répondre | Permalink

    Je vais essayer de reposter mon commentaire d'origine en plusieurs morceaux.

    1- Bien sûr que le doute 2 existe, et d'ailleurs ce n'est pas "dans certains cas l’innocuité ne peut être garantie à 100%", mais "ce n'est jamais 100%". Toutefois, à toutes fins utiles, c'est souvent assez proche de 100% pour ne pas faire de différence pratique. Ce qui est important, et où il faut soit faire confiance aux spécialistes soit devenir un spécialiste soi-même, c'est de savoir estimer de manière raisonable et soutenue par l'évidence disponible ce risque. Et de prendre en compte son évolution : au fur et à mesure que l'on connait une technologie, on connait mieux son risque. Les antennes GSM passent de "on ne sait pas attention" à "très peu de risque", la radioactivité passe de "on ne sait pas attention" à "très risqué".

    • jmdesp Répondre | Permalink

      Pour la radioactivité, tout dépend de la dose, on a compris assez vite que les hautes doses étaient dangereuse, on a commençé par penser que les faibles ne l'était pas avant de conclure à une augmentation linéaire du risque, mais on perd aujourd'hui parfois de vue que pour les faibles doses le risque calculé (et aussi maximum compatible avec les résultats constatés jusqu'à présent) est plutôt inférieur à celui associé aux choix alimentaires, surconsommation de sel, de viandes rouges, surpoids, etc.

  5. MRR Répondre | Permalink

    2- Si les acteurs du doute de type ONG ne font que faire remarquer ce doute en respectant son évaluation rationnelle et basée sur l'évidence (qui change au fur et à mesure de la recherche scientifique et de l'expérience pratique), alors le portrait dressé dans ce billet est correct.

  6. MRR Répondre | Permalink

    3- Mais malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Je pense que là où il y a symmétrie entre certaines industries et certaines ONG, c'est lorsque l'on ignore volontairement l'évidence (ou une partie de l'évidence), éventuellement on en fabrique une autre partie, et l'on exagère le doute de manière volontaire. Alors on a une "fabrique de mensonge", et la sympathie que l'on peut avoir pour les causes défendues ne doit pas masquer cela.

    • Alexandre Moatti Répondre | Permalink

      Merci Marc Robinson de vos commentaires. Je suis désolé si hier il y a eu des problèmes sur Scilog et que vous n'avez pas pu mettre votre commentaire intégralement et au moment où vs le souhaitiez.
      Sur le fond, je partage votre avis : mes figures 'doute2' et 'doute3' sont allégoriques (les "bons" et les "méchants"), mais comme vous le faites remarquer (et comme je le sous-entends dans mon paragraphe 'Les choses se compliquent...'), il n'y a rien de bien étanche : les acteurs du 'doute2' pratiquent souvent le 'doute3'.
      Je dirais en complément que mes deux figures sont archétypiques : au sens où c'est la représentation qui est généralement donnée (p.ex. par les médias, représentation publique en général) - je voulais montrer que cette représentation n'est pas si univoque que cela.

  7. MRR Répondre | Permalink

    4 et fin- Pour mettre les points sur les i : les anti-OGM et les anti-vaccins (pour rester sur des sujets que je maîtrise) ont beau être non industriels, voire anti-industriels, ils choisissent une petite part de l'évidence, ignorent le reste, soutiennent des études bidon (Séralini, Wakefield), et exagèrent l'amplitude du risque de manière mensongère. C'est exactement parallèle aux anti-changement climatique.

  8. MRR Répondre | Permalink

    Dernier commentaire, distinct de la série ci-dessus : le journal Science, supposément très sérieux, a publié une étude où un faux papier a été soumis à 304 journaux Open Access (explication ici http://toutsepassecommesi.cafe-sciences.org/2012/06/25/243/). 62% des journaux ayant répondu l'ont accepté. Ils en concluent qu'il y a un problème avec l'Open Access. Mais il n'y a aucun contrôle sur le taux d'acceptation par des journaux sur abonnement (voir http://www.michaeleisen.org/blog/?p=1439) ! Pendant ce temps, on voit sur Twitter que plein de scientifiques qui étaient a priori sceptiques sur l'Open Access prennent ceci comme un élément de plus du "doute" sur l'OA.
    En l'occurence, je dirais que le magazine Science s'est comporté en marchand de doute sur l'OA.

  9. sham Répondre | Permalink

    MRR doit se sentir un peu seul 🙂
    bien d'accord avec lui, certains ONG ne sont pas loin de ce que font les industriels et joue sur le "doute 3".
    par ailleurs, sur l'open access, MRR, je crois que ça mérite bien un article sur le sujet, car la fronde anti OA semble très grande et moi, je ne sais pas trop quoi en penser!

  10. nicolas Répondre | Permalink

    J'aimerais bien savoir où se situent les conspirationnistes dans cette echelle.
    Ils instaurent un doute souvent en toute bonne foi, pensant aider "l'humanité" à se protéger d'un danger (fictif). Donc plutôt dans le doute 2.
    Mais ils utilisent abondamment les techniques du doute 3...

  11. jp Répondre | Permalink

    bonjour. Voici un billet idéal pour philosopher sur le plan logique et ainsi tenter de structurer une "loi" de "vérité" psychologiquement acceptable.

    Partons d'une structure dichotomique VRAI/FAUX.

    Les extrémités sont des absolus inaccessibles concernant des propositions : en effet, une proposition "p" ne peut être NI-100%Vraie, ni-100%Faux. Elle constituerait un système fermé, non-évolutif et ne présenterait aucun intérêt fonctionnel et ne permettrait pas l'adaptation à un contexte différent, celui étant alors non-variable, monotone, homogène, etc... Ce système fixe, unique, ne serait pas viable dans un environnement variable. (ceci peut être développé si nécessaire)

    Alors ? Et bien, alors, nous définissons une loi continue ENTRE ces deux extrêmes que nous étiquetterons par NI-VRAI ; NI-FAUX. Chaque position sur l'intervalle contient alors une part de "doute", qui n'est pas nulle, puisque sinon nous nous trouverions dans une position extrême, ce serait absurde. Alors, chaque proposition "p" est affectée de la valeur x% VRAIE ET (100-x)% FAUX.
    Certitude et doute sont ainsi intimement liés par une loi de répartition et la règle fonctionnelle se définirait par :

    La proposition "p" reste VRAIE jusqu'à observation du contraire
    La proposition "p" est FAUSSE tant que elle n'est pas observée

    Ceci est applicable à l'ensemble de votre propos.

  12. janpol Répondre | Permalink

    bonjour. Voici un billet idéal pour philosopher sur le plan logique et ainsi tenter de structurer une "loi" de "vérité" psychologiquement acceptable.

    Partons d'une structure dichotomique VRAI/FAUX.

    Les extrémités sont des absolus inaccessibles concernant des propositions : en effet, une proposition "p" ne peut être NI-100%Vraie, ni-100%Faux. Elle constituerait un système fermé, non-évolutif et ne présenterait aucun intérêt fonctionnel et ne permettrait pas l'adaptation à un contexte différent, celui étant alors non-variable, monotone, homogène, etc... Ce système fixe, unique, ne serait pas viable dans un environnement variable. (ceci peut être développé si nécessaire)

    Alors ? Et bien, alors, nous définissons une loi continue ENTRE ces deux extrêmes que nous étiquetterons par NI-VRAI ; NI-FAUX. Chaque position sur l'intervalle contient alors une part de "doute", qui n'est pas nulle, puisque sinon nous nous trouverions dans une position extrême, ce serait absurde. Alors, chaque proposition "p" est affectée de la valeur x% VRAIE ET (100-x)% FAUX.
    Certitude et doute sont ainsi intimement liés par une loi de répartition et la règle fonctionnelle se définirait par :

    La proposition "p" reste VRAIE jusqu'à observation du contraire
    La proposition "p" est FAUSSE tant que elle n'est pas observée

    Ceci est applicable à l'ensemble de votre propos.

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