Jean Rostand et l’eugénisme

16.04.2015 par Alexandre Moatti, dans Non classé

Le biologiste Jean Rostand (1894-1977) est un peu oublié de nos jours ; par ailleurs moraliste, philosophe, c’est peut-être un des derniers « chercheurs indépendants » − il pratiquait la biologie dans son laboratoire privé de Ville-d’Avray, grâce à sa fortune familiale (il était le fils du dramaturge Edmond Rostand). Je serais heureux de savoir si vous lisez encore du Jean Rostand, en ce qui me concerne je trouve que deux livres se lisent encore très bien (et le premier, publié en 1958, reste encore très actuel).

à g. Science fausse et fausses sciences (Gallimard 1958), qui notamment, dans sa partie « science fausse », fait une très bonne analyse de l’affaire des rayons N du Pr . Blondlot (1903) ; cet ouvrage pourrait être utilement réédité par Gallimard en collection Folio ; à dr. Esquisse d’une histoire de la biologie (Gallimard 1945, ici rééd. 1964 dans cette remarquable collection aujourd’hui disparue idées nrf)

À g. Science fausse et fausses sciences (Gallimard 1958), qui notamment, dans sa partie « science fausse », fait une très bonne analyse de l’affaire des rayons N du Pr Blondlot (1903) ; cet ouvrage pourrait être utilement réédité par Gallimard en collection Folio. À dr. Esquisse d’une histoire de la biologie (Gallimard 1945, ici rééd. 1964 dans cette remarquable collection aujourd’hui disparue idées nrf)

Mais ce sont d’autres écrits de Rostand, peut-être plus contestables de nos jours, qui nous intéressent ici – c’est le Rostand eugéniste jusque dans les années 1960. Ces écrits (conférences de Rostand notamment) ont reparu dans un ouvrage assez engagé, Un Biologiste contre le nucléaire (Berg International, 2012), textes commentés par Alain Dubois, préface de Jacques Testart. Il y aurait à étudier la façon dont Dubois (la moitié du livre) utilise la pensée de Rostand, ou dont Testart fait un parallèle entre nucléaire et OGM (la crainte de Rostand de mutations génétiques humaines dues au nucléaire serait transposable de nos jours, selon Testart, au combat anti-OGM).

Mais c’est le discours de Rostand qui nous intéresse. Il prononce le 3 février 1962 à l’Institut de la Vie, qu’il préside (institut fondé par Maurice Marois, et dont il reste une vague trace associative en France ici, ainsi qu’en Belgique) une conférence intitulée « La défense de l’espèce » (extrait):

Rostand

On voit donc la persistance jusque dans les années 1960 d’une vision eugéniste (avec des mots très forts comme l'épuration génétique), par un grand scientifique français (dans la lignée des Carrel avant-guerre, L’Homme cet inconnu, 1935, immense succès de librairie réédité en poche jusque dans les années 1980)1.

 *

Et il poursuit : « Outre les conséquences déplorables que peut avoir l’état de civilisation [NB : défini plus haut], du seul fait qu’il réduit l’effet épurateur de la sélection naturelle, il tend, de surcroît, à augmenter le nombre même des mutations, par l’intermédiaire de la science et de la technique […] Du seul fait des explosions nucléaires qui ont déjà eu lieu, apparaîtront, dans les générations prochaines, un surcroît de tares de toute sorte : hémophiles, aveugles, sourds, idiots, etc., qui, autrement, n’eussent point vu le jour ».

Rostand est anti-nucléaire (surtout contre le nucléaire militaire et ses explosions, en fait − bien moins contre le nucléaire civil) par souci de préservation du patrimoine génétique de l’humanité…. Comme l’indique Testart (et là-dessus je suis d’accord avec lui), même les associations anti-nucléaire passent sous silence le supposé « péril génétique du nucléaire » − sans doute parce que toute argumentation qui se rapproche du gène ou de l’eugénisme (à la Rostand) est totalement inaudible de nos jours.

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1 Pour La Science a consacré en 2006 à l'eugénisme de Rostand et Carrel un article (sous la plume de P. Tort, accès abonnés). L'auteur y indique que Rostand fait dans la Revue hebdomadaire du 16 novembre 1935 « un commentaire dithyrambique de l'ouvrage » L'Homme, cet inconnu, de Carrel (1935). A la même époque, Rostand en appelle à « une conscience eugénique », tout en indiquant que « la conscience collective s'y montre assez réfractaire.


12 commentaires pour “Jean Rostand et l’eugénisme”

  1. Tranbert Répondre | Permalink

    Rostand ne fait ici que reprendre l'argumentaire des tous les eugénistes du début du XXe siècle: voir Haldane et Russel, "Dédale & Icare", 1923 (éd. Allia, 2015). La nouveauté est en effet la référence à l'industrie nucléaire. Roger Belbéoch, dans son article "Société nucléaire" (1990) a analysé le fait que la dissémination des radio-éléments risque de rendre obligatoire une politique eugéniste. Mais ce ne sera pas la faute des anti-nucléaires...

    • Alexandre Moatti Répondre | Permalink

      Oui, bien sûr, l'argumentaire de Rostand est celui des eugénistes 'positifs' britanniques, aussi J. Huxley, etc.
      Merci pour ces diverses références.

  2. Quark Répondre | Permalink

    Un sire qui ré-interprète la théorie de l'évolution d'une manière parfaitement fallacieuse en s'imaginant que les 'meilleurs gènes' sont sélectionnés d'une certaine manière ou d'une autre.

    Après, l'effet du nucléaire sur le pool génétique humain... Je m'inquièterais plutôt du potentiel de destruction de telles armes entre les mains d'une poignée d'égocentriques. Mais j'imagine que ça donne l'impression d'une argumentation 'scientifique' de recourir à l'argument des radio-éléments disséminés dans la nature, pour se donner une sorte de légitimité.

    • Alexandre Moatti Répondre | Permalink

      Sur le second point, je suis assez d'accord avec vous.

      Sur votre premier point, en revanche, vous voudrez bien m'éclairer : ce n'est pas ce que dit Rostand, qui ne me semble pas avoir scientifiquement tort.

  3. Quark Répondre | Permalink

    Son interprétation laisse penser qu'il y a des 'bons' et des 'mauvais' gènes. Ils sont 'bons' ou 'mauvais' relatif à l'environnement et les mutations entièrement générées au hasard. Certes un singe arboricole à l'air d'avoir de très bons gènes dans la jungle mais il n'en mènera pas large sur la banquise. De là on pourrait dire qu'il y a des environnement plus ou moins 'bons' ou 'mauvais', plus ou moins exigeant. Mais ça reste un anthropomorphisme d'un concept qui se passe bien du 'bon' ou 'mauvais', ce genre de raccourcis mène typiquement à des théories eugénistes comme c'est le cas ici (ou encore à la 'déification' de la 'nature parfait', mais ça c'est un autre sujet).

    Il dit aussi que l'homme s'est affranchit de la sélection naturelle grâce à la technologie (ce qui est vrai à mon avis) et donc que par rapport à l'évolution (normalement 'parfaite' qui sélectionne les gènes 'bons') ils va dégénérer. Ou peut-être qu'il va se transcender... Les sourds et les aveugles, pleins de tares, Bethov serait ravit de l'entendre (hum). On est idiot que selon l'échelle sur laquelle on est évalué, tout comme les gènes sont bons ou mauvais par rapport à l'environnement dans lequel ils sont évalués. Certaines espèces 'dégénérées' ont pu prendre le dessus suite à changement brutal d'environnement ou d'autres espèces dominantes ultra spécialisées ont disparues.

    Donc, à mon avis, ce genre de vision de l'évolution est biaisée, ce n'est pas ce que la théorie veut dire, c'est une réinterprétation commode pour valider un prisme idéologique purement humain.

  4. Jean Rostand, le retour | Scilogs.fr :Alterscience Répondre | Permalink

    [...] Je n'avais pas l'intention dans ce blog de faire des billets courts, voire d'humeur, mais bon, puisque certains de mes collègues Scilogs le font, je le fais exceptionnellement, et puis vous savez, c'est...Publish or Perish, y compris sur les blogs. Ceci dit je préviendrai quand c'est une brève note plutôt qu'un billet travaillé, ici un codicille à mon précédent billet sur Jean Rostand. [...]

  5. ROUX Répondre | Permalink

    Texte dans la marge: dangers de dégradation génétique dans les sociétés modernes.

    Il y a plus : à une époque encore récente, même dans les sociétés relativement « avancées », l'élimination des moins aptes, physiquement et aussi intellectuellement, était automatique et cruelle. La plupart n'atteignaient pas l'âge de la puberté. Aujourd'hui, beaucoup de ces infirmes génétiques survivent assez longtemps pour se reproduire. Grâce aux progrès de la connaissance et de l'éthique sociale, le mécanisme qui défendait l'espèce contre la dégradation, inévitable lorsque la sélection naturelle est abolie, ne fonctionne plus guère que pour les tares les plus graves.
    A ces dangers, souvent signalés, on a parfois opposé les remèdes attendus des récents progrès de la génétique moléculaire. Il faut dissiper cette illusion, répandue par quelques demi-savants. Sans doute pourra-t-on pallier certaines tares génétiques, mais seulement pour l'individu frappé, non dans sa descendance. Non seulement la génétique moléculaire moderne ne nous propose aucun moyen d'agir sur le patrimoine héréditaire pour l'enrichir de traits nouveaux, pour créer un « surhomme » génétique, mais elle révèle la vanité d'un tel espoir : l'échelle microscopique du génome interdit pour l'instant et sans doute à jamais de telles manipulations. Chimères de science-fiction à part, le seul moyen d'« améliorer » l'espèce humaine serait d'opérer une sélection délibérée et sévère. Qui voudra, qui osera l'employer ?
    Jacques MONOD
    Le hasard et la nécessité
    Points Seuil Essais
    Pages 206 207

  6. Franchet Répondre | Permalink

    J’ai fait quelques réflexions sur Rostand dans un article dont la référence est :

    https://www.facebook.com/notes/galton-et-leug%C3%A9nisme/l-eug%C3%A9nisme-de-galton-hier-et-aujourdhui/252747178145623

    Jean Rostand fit partie des eugénistes qui ont développé une thématique de la "violence animale" qui leur a permis de conclure que la procréation devait relever de pratiques vétérinaires : elles seules pouvaient maîtriser ce qui restait encore d'animalité dans l'Homme. Il a posé le problème en ces termes :

    "Pour mieux nous écarter de la bête accepterons-nous d'user pour nous-mêmes des techniques jusqu'ici réservées à la bête?" ( Peut-on modifier l'Homme ? , Gallimard, 1956, p. 139. )

    Si l'homme Rostand répugnait à une telle pratique, le scientifique, lui, pensait que le problème du progrès, conçu comme un éloignement de l'animal se posait en ces termes :

    "...l'Homme il faut le reconnaître possède un fonds d'instincts mauvais, haineux, avides, agressifs ce qui ne doit pas nous étonner outre mesure puisque les singes auxquels devaient ressembler nos aïeux ne sont pas spécialement des bêtes altruistes." (L’Homme, Gallimard, 1926, édition de 1942, p. 168-169, édition de 1962, p. 150-151)

    Dans une telle perspective, la domestication des instincts animaux devait utiliser des techniques réservées à l'animal. Tel est le genre de débat dans lequel on s'est enfermé et dans lequel on risque de s'enfermer.

    On retrouve ici l'eugénisme de Galton qui se propose de répondre à l'anéantissement par l'effacement de races entières, la réponse à la violence, la destruction, c'est la destruction, ici, celle de la sexualité : le vétérinaire vient s'immiscer dans la relation entre deux personnes. Pour Galton voir : http://www.facebook.com/note.php?note_id=263821853704822
    Heureusement pour lui, le fils de l'auteur de Cyrano a connu d'autres références que celles qui ont conduit à ces débats dans lesquels certains, comme Huxley, se sont enfermés encore plus que lui comme. Si on compare Rostand et Huxley (pour Huxley, voir L’évolutionnisme d'Ernst Haeckel destruction et développement Réflexions de 2012), on constate que Rostand a une certaine répugnance alors que Huxley ne doute pas.

    Pour réfléchir sur cette répugnance, il faut revenir au carrefour qu'est la sexualité. On l'a vu, soit on s’inscrit dans une relation "je-tu-il", soit on casse ces limites pour atteindre l’immensité cosmique en intégrant la Nature grâce à l’abolition des frontières entre l’homme et l’animal. On tient alors un discours sur le primitif matière première de l’humanité. C’est dans ce contexte qu’il faut situer la pratique vétérinaire : casser des barrières éthiques, c’est intégrer le Tout. La résistance morale qu’affiche ici l’homme Rostand relève non pas d’une pruderie mais du sentiment d’intégrité : il ne fait pas partie du Tout. Mais cette résistance morale, le scientifique Rostand ne l’a plus puisque pour lui le progrès consiste à agir sur l’homme comme l’on agit sur la bête. Comment en effet, agir sur “la bête en nous” autrement que par des pratiques vétérinaires? Autrement dit, Rostand n’est pas le savant qui dégageant un savoir propose à la société une alternative. Cette dernière est déjà faussée par une épistémologie plus que douteuse. On peut comparer Rostand et Huxley et se demander pourquoi l’un reste divisé entre ce qu’il pense relever de la science et ses convictions morales et un Huxley qui reste entier dans son impasse. Si on lit Rostand, on ne sent pas la pression du discours cosmologique et contrairement à Galton, il refuse de se poser comme un déchet dans le cosmos:

    «...Au demeurant, que l’Homme terrestre soit ou non, dans l’univers, seul de son type, qu’il ait ou non des frères lointains et disséminés dans les espaces, il n’en résulte guère pour lui de différence dans la façon d’envisager sa destinée. Atome dérisoire, perdu dans le cosmos inerte et démesuré, il sait que sa fiévreuse activité n’est qu’un petit phénomène local, sans signification et sans but. Il sait que ses valeurs ne valent que pour lui, et que du point de vue sidéral, la chute d’un empire ou même la ruine d’un idéal ne compte pas plus que l’effondrement d’une fourmilière sous le pied d’un passant distrait.
    Aussi n’aura-t-il pas d’autre ressource que de s’appliquer à oublier l’immensité brute, qui l’écrase et qui l’ignore. Repoussant le stérile vertige de l’infini, sourd au silence effrayant des espaces, il s’efforcera de devenir aussi incosmique que l’univers est inhumain; farouchement replié sur lui-même, il se consacrera humblement, terrestrement, à la réalisation de ses desseins chétifs, où il feindra de prêter le même sérieux que s’ils visaient à des fins éternelles» (l’Homme, op. cité, édition de 1942, p. 193-194, dernières lignes de l’ouvrage.)

    Rostand prend l’exact contre-pied de la position de Galton. On soulignera que Rostand refuse simultanément une comparaison avec d’autres habitants du Cosmos qui sont des “frères” (ils ne représentent pas le risque si ils étaient supérieurs de remettre en cause le sens même de notre existence) et de céder au “vertige de l’infini”. Ces deux positions sont indissociables. La question de la valeur ne se posant plus au niveau cosmique, on peut dire que Rostand est entre une problématique eugénique et une problématique éthique qui n’est plus centrée sur la notion de déchet. L’intégrité de Rostand consiste à ne pas aliéner son corps pour l’immortel esprit ou corps cosmique de Galton, Haeckel ou Huxley. D’où lui vient cette intégrité? D’un travail sur soi, de son éducation...? Quoi qu'il en soit, l’homme Rostand est au même carrefour, mais il répugne à s’immiscer dans la sexualité des autres par des pratiques vétérinaires. Cette répugnance se traduira dans le refus du discours cosmologique qui est la conséquence de la dissolution de la relation. Par contraste, on perçoit que le problème d’un Huxley est notamment dû au fait qu’il a subi la pression de barrières morales qui mal placées l’amenaient à rendre difficile l’intégration de la sexualité dans une relation. Il n’est pas difficile d’imaginer que Huxley était pris dans une idéologie pour laquelle la sexualité exprimait la part bestiale de l’être humain: chez Huxley, comme chez Haeckel, la promotion de la sexualité n'est pas allée à son terme et a dérapé, Huxley a explicité la dissociation de la sexualité et de la procréation et à inscrit cette dernière dans une pratique vétérinaire.

    Peut-on dire, pour autant, que l'eugénisme de Rostand est modéré et celui d' Huxley radical? Il est impossible de conclure ainsi parce que les deux développent exactement la même problématique de l'égoïsme et de l'altruisme que l'on retrouve aussi chez Haeckel... C'est Rostand qui est modéré pas son eugénisme. Huxley, par contre, est enfermé dans une problématique qui révèle certainement des problèmes psychiques insolubles.

  7. Marois Répondre | Permalink

    L'extrait du discours de Jean Rostand cité au point de départ de cette discussion, est juste mais tronqué, ce qui ne restitue pas l'intégralité de la pensée de l'auteur et induit des erreurs d'interprétation.
    Dans ce discours prononcé le 3 février 1962, au cours du colloque de l'Institut de la Vie, une page plus loin, on peut lire :
    "Cela dit, il faut bien que ne subsiste aucun malentendu sur notre pensée. Il est bien évident que nul, parmi les biologistes les plus "biologisants", parmi les généticiens les plus "génétisants", ne s'aviserait de regretter les rigueurs épuratrices de la sélection naturelle. Nulle arrière-pensée spartiate ou nietzschéenne. Nous n'avons pas la nostalgie des âges barbares et nous pensons que jamais on ne développera assez le respect de la vie, car à partir du moment où un être humain est né, et quel qu'il soit, il a droit aux égards de la collectivité. Et pour bien marquer notre pensée, nous voulons lire aujourd'hui une admirable page du Dr Hamburger. Elle mériterait, je crois d'être lue à cette première séance de l'Institut de la Vie, car elle exprime avec une rare puissance d'émotion, ce respect inconditionné de la vie humaine, qui est notre idéal et notre loi."

    Le Dr Hamburger termine son récit par : "notre lutte à nous n'a qu'un objet : la santé et la vie de l'homme, pris en tant qu'individu unique. Nous n'avons pas à philosopher sur la signification de cette vie, sur sa valeur pour la communauté, sur sa place pour la continuité humaine : pour nous, la plus fragile, la plus précaire, la plus inutile est encore de valeur infinie."

    Jean Rostand conclut alors : " Voilà le langage du médecin. Voilà le langage de l'humain. Pour nous, il ne peut y en avoir d'autre. Et c'est celui, je n'en doute pas de l'Institut de la Vie. Il n'est donc pas question une seconde de nous écarter de cet idéal."

    in L'institut de la vie, Documents pour l'Histoire, tome 1, l'aventure, éditions rive droite 1997, p243-244.

    • Alexandre Moatti Répondre | Permalink

      Merci, je n'avais pas vu votre commentaire. Et merci de cette mise en contexte dans les œuvres complètes de Rostand. Je vérifierai, mais la troncature vient je pense de l'ouvrage que je cite. En tout état de cause, il y a un indéniable côté eugéniste chez Rostand.

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