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Des femmes confinées dans les palais assyriens

Alors que le confinement se poursuit en ce printemps 2020 dans de nombreux pays en raison de l’épidémie de coronavirus, je me suis interrogée sur la liberté de mouvement des Assyriennes au début 19e siècle avant notre ère. Si celles-ci semblent avoir mené une vie relativement libre, voire indépendante, ce n’est pas le cas des femmes des palais assyriens de la seconde moitié du IIe millénaire avant notre ère. Celles-là étaient confinées dans un espace clos, et avaient peu de... Lire la suite

Confinement dans l’antique Mésopotamie, le destin des femmes ?

Plus d’un tiers de la population mondiale se trouve actuellement confinée en raison de l’épidémie de coronavirus qui sévit depuis la fin de 2019. Nous avons vu que des mesures de distanciation sociale étaient déjà prises dans l’antique Mésopotamie pour éviter que les épidémies ne déciment les populations. Néanmoins, une lettre d’un marchand assyrien datée du 19e siècle avant notre ère suggère que le confinement n’était pas toujours réservé aux malades, mais aurait également pu être le destin des femmes :... Lire la suite

Maîtriser les épidémies au Proche-Orient ancien

Alors que l’épidémie de coronavirus, après s’être développée en Chine, se répend à une vitesse croissante dans le reste du monde, on peut se demander quelles mesures les habitants du Proche-Orient ancien prenaient dans des conditions analogues. La documentation cunéiforme exhumée sur les sites fouillés en Irak, Syrie, Iran et Turquie fait état d’une grande variété de maladies. Les textes médicaux proposent toutes sortes de traitements et de rituels pour soigner les malades, et mentionnent une pharmacopée très développée pour... Lire la suite

Mangeait-on du cochon en Mésopotamie ?

A partir du XIe millénaire avant notre ère, tout en continuant à chasser certaines espèces, l’homme a commencé à domestiquer des animaux de rente pour se procurer non seulement de la viande mais aussi du lait, de la peau, de la laine et une force de travail avec les animaux de trait ou de bât. Le cochon (domestiqué au IXe millénaire), quant à lui, est élevé seulement pour sa viande et sa graisse, ce qui en fait un animal un... Lire la suite

Les archéologues français sont de retour dans le sud de l’Irak

Depuis les années 2010, les archéologues français sont présents dans le Kurdistan irakien aux côtés de nombreuses équipes venant du monde entier. En revanche, ils n’avaient pas, jusqu’à présent, obtenu l’autorisation des autorités françaises de travailler dans la partie sud de l’Irak, au cœur de l’ancienne Mésopotamie, jugée trop dangereuse. L’année 2019 aura vu le retour des archéologues français à Larsa, un site fouillé depuis 1933 et en continu de 1967 à 1989. Entre 2000 et 2002, après une absence... Lire la suite

Ougarit, un site syrien fouillé depuis 90 ans

C’est en 1929 que C. Schaeffer entame une exploration du site archéologique du tell Ras Shamra (la colline aux fenouils), l’antique ville d’Ougarit, un mois après avoir commencé la fouille de son port sur la Méditerranée, Mahadu (Minet el-Beida), au nord de la ville moderne de Lattaquié. Interrompues pendant la seconde Guerre Mondiale, les fouilles font, depuis 1999, l’objet d’une mission conjointe franco-syrienne, sous la direction pour la partie française de V. Matoïan. En 2011, l’équipe française a dû suspendre... Lire la suite

Peut-on apprendre aux ordinateurs à déchiffrer les écritures cunéiformes ?

Les historiens et archéologues de l’antiquité ont de plus en plus recours aux humanités numériques pour archiver, organiser et interroger leurs données. Et si les ordinateurs pouvaient faire le travail des assyriologues et déchiffrer les écritures cunéiformes ? Plusieurs projets tendent vers ce but en Europe et en Amérique. Le défi est d’ampleur. En effet, les écritures cunéiformes proposent trois systèmes différents, logographique (un signe pour un mot), syllabique (un signe pour une syllabe) et alphabétique, avec, pour la grande majorité... Lire la suite

Que nous apprennent les empreintes digitales sur l’argile ?

La vaisselle, les étiquettes de récipients ou ballots de marchandises, voire les tablettes cunéiformes, tous ces objets fait d’argile finement préparée présentent régulièrement des empreintes d’autres matériaux. Il peut s’agir de la trame d’un textile qui a servi à fermer un vase ou protéger une tablette. Parfois on a affaire à la trace des roseaux d’un panier ou du bois d’un coffre. On trouve aussi occasionnellement l’empreinte d’une feuille ou d’une plume qui traînait à proximité de l’endroit où l’objet... Lire la suite

Babylone enfin classée au Patrimoine mondial de l’Unesco

Trois ans après les marais et les sites du sud de l’Irak, les vestiges de la grande cité antique de Babylone, à 85 km au sud de Bagdad, ont rejoint le 5 juillet dernier la liste des sites du Patrimoine mondial de l’Unesco après cinq essais infructueux. Déjà habité au VIe millénaire avant J.-C., ce site de taille réduite voit son nom, Babbal, mentionné pour la première fois dans les textes de l’époque d’Akkad (24e siècle). Principauté amorrite au tout... Lire la suite

Retrouver les couleurs des textiles antiques

Selon les incantations mésopotamiennes rédigées en sumérien et en akkadien, la cornaline est associée au sexe féminin tandis que le lapis-lazuli représente le sexe masculin. Derrière la symbolique attachée à ces pierres semi-précieuses figurent les couleurs bleu et rouge intenses qui, de ce fait, deviennent genrées. Le rouge et le bleu sont les principales couleurs des textiles teints dans les textes cunéiformes, sans toutefois une claire association au genre de leur porteur ; les textiles teints en jaune ou vert sont... Lire la suite