Quelle nature voulons-nous?

29.08.2013 | par Vincent Devictor | Non classé

Cette question peu surprendre. La nature est là, elle a sa dynamique propre. Les oiseaux et les insectes sont ce qu'ils sont, un point c'est tout. Et pourtant la question se pose bel et bien. Plusieurs espèces de plantes, de poissons ou d'insectes se raréfient. Et il ne s'agit pas du tigre du Bengale ou des baleines. La nature familière,  "commune" réagit au déploiement des activités humaines. Les interactions écologiques se moquent pas mal des effets médiatiques: la nature proche, qui nous environne, est un parfait miroir des conséquences de nos activités: changement climatique et transformation des habitats se mesurent aujourd'hui en comptant les oiseaux et les papillons de nos campagnes. Peut-être avez-vous remarqué vous-même des changements?


2 commentaires pour “Quelle nature voulons-nous?”

  1. Corentin CHAROUSSET Répondre | Permalink

    Comment je voudrais la nature ?

    Parfaite, mais c'est mal barré... Les prédateurs ont besoin de tuer pour vivre, tuer c'est mal mais si veut on mettre fin à ça on doit tuer tous les prédateurs...

    Tout est une question de compromis et d'harmonie. Récemment j'ai allumé une bougie par amour, et je ne me suis pas senti coupable ^_^ .

    • Vincent Devictor Répondre | Permalink

      Merci pour cette remarque qui est au centre d'un débat philosophique majeur. La nature n'est ni bonne ni mauvaise. Imaginer une nature sans interactions négatives (les plantes sont en compétitions, se parasitent etc...) n'a pas de sens. Au contraire, un sens et une exigence éthique vis-à-vis de la nature émane de notre connaissance de ces interactions qu'elles soient positives ou négatives et plus largement des processus évolutifs.

      Un grand penseur de l'éthique environnementale, Aldo Leopold, a laissé cette idée forte. Penser la nature, c'est "penser comme une montagne", c'est à dire en connaissance de la communauté biotique dont nous faisons parti, avec sa dynamique, ses interactions, ses limites...bref, faire de l'écologie ! On protège ce que l'on connaît et on connaît ce que l'on aime. Penser moralement la nature exige de faire jouer ces mouvements : souci moral de protection, connaissance, et sensibilité

Publier un commentaire