Archives mensuelles: décembre 2014

 

Changement climatique & subjectivité

Publié 11.12.2014 par Pierre Jouventin

Dans la communauté scientifique, on croit vivre dans l’objectif et le factuel, mais on se rend compte avec l’expérience que l’être humain est souvent influencé par l’entourage, que son opinion change en fonction du temps et des données. Ma discipline -l’écologie des oiseaux et mammifères- en étant trop éloignée, je n’ai jamais eu l’occasion d’effectuer des recherches sur les causes du réchauffement climatique mais uniquement sur ses effets sur les animaux. Pourtant, ayant passé près de neuf ans en Antarctique,... Lire la suite

L’anthropocentrisme est dépassé

Publié 03.12.2014 par Pierre Jouventin

La culture occidentale – maintenant mondialisée ! - est tellement centrée sur l’homme qu’elle ne se préoccupe plus de la nature, ni des êtres vivants si ce n’est pour les exploiter . Elle le fait avec d’autant moins de scrupules que nos cousins sont différents de nous par la peau, le sexe ou, pire encore, le nombre de pattes… Or, que ce soit pour la menace nucléaire, l’érosion de la biodiversité ou le changement climatique, les risques sont devenus tels que... Lire la suite

La biologie de l’altruisme

Publié 03.12.2014 par Pierre Jouventin

En un demi-siècle, la recherche sur l’altruisme a migré des sciences morales aux sciences de la vie. Alors que ce comportement était considéré depuis toujours comme la grande spécificité humaine, son étude est devenue l’une des branches les plus actives de l’éthologie. La biologie de l’altruisme est aujourd’hui le domaine de recherche de dizaines d’équipes scientifiques dans le monde et c’est rarement l’homme qui est au centre ! Revenons un peu en arrière. La théorie de l’évolution repose sur la sélection... Lire la suite

Konrad Lorenz était-il proche du nazisme ?

Publié 01.12.2014 par Pierre Jouventin

La publication de l'Agression, une histoire naturelle du mal (1963) par Konrad Lorenz (1903-1989) a connu un succès mondial et constitué le point d’orgue de cette époque d’apologie de la lutte pour la vie. Dans ce livre qui défendait une sociologie fondée sur la biologie, on peut lire : « Le facteur sélectif était dorénavant la guerre entre hordes voisines d’hommes ennemis. Cette guerre a dû provoquer une sélection extrême de […] vertus guerrières. ». Ce qui constitue une sorte d’écho à Darwin qui,... Lire la suite