Jean-Louis Hartenberger : A PROPOS DE L'AUTEUR

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Paléontologue spécialiste de mammifères, Jean-Louis Hartenberger a été directeur de recherche au CNRS à l’Institut des Sciences de l’Évolution de l’Université de Montpellier 2. Il est docteur ès sciences. Il a eu l’occasion de prospecter et effectuer des fouilles paléontologiques dans plusieurs pays : Espagne, Tunisie, Algérie, Afghanistan, Pakistan, Indes, Mongolie, Bolivie, et en a publié les trouvailles. Dans le domaine de la paléontologie il est spécialiste des rongeurs les plus anciens (Paléocène, Éocène).Coéditeur-fondateur du Journal of Mammalian Evolution, il a aussi collaboré plusieurs années à la revue Pour la Science où il tenait une rubrique mensuelle. Il est l’auteur de trois ouvrages de vulgarisation : une brève histoire des Mammifères, bréviaire de mammalogie (éditions Belin, 2001), Grandeurs et décadences de la girafe (Belin, 2010), Nous, les Mammifères (Le Pommier, 2013). Il participe sporadiquement au DinoBlog du Musée des Dinosaures d’Espéraza.
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Jean-Louis Hartenberger : TOUS LES ARTICLES

 
 

Effondrements

Publié 29.11.2016 par Jean-Louis Hartenberger

De 1970 à 2012, les populations de Vertébrés ont perdu 58 % de leurs effectifs. Ce chiffre concernent donc les Mammifères, les Reptiles, les Oiseaux, les Amphibiens et les Poissons. Il est avancé par le World Wild Fund qui appuie cette conclusion sur des bilans puisés à différentes sources, telles celles disponibles sur les tablettes de la Zoological Society of London, le Global Footing Network, et au total ce sont les bases de données de près de 3000 organismes ou... Lire la suite

Bêtes trouble-fêtes outre Manche

Publié 24.10.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Les conservateurs de la nature de Grande Bretagne s’inquiètent de l’arrivée d’immigrants qui concurrencent les autochtones (1). C’est comme il se doit dans ces colonnes de Mammifères très ordinaires et quadrupèdes qu’il sera question, et non d’autres que l’on qualifie de supérieurs et par ailleurs bipèdes. Mais au fait, et si c’était une fable ?...   Les envahisseurs aujourd’hui rejetés ne sont pourtant pas venus de leur plein gré en Angleterre, Galles, Ecosse ou Irlande. Ils y ont été importés après... Lire la suite

Notre mortelle violence est très naturelle

Publié 03.10.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Les Mammifères dans leur ensemble sont des animaux paisibles, qui ne s’entretuent que rarement. C’est ce qui ressort d’une enquête sur les principales causes de mortalité constatées chez plus d‘un millier d’espèces poilues et à sang chaud représentatives de 137 familles réparties dans plus d’une vingtaine d’ordres. A cette échelle, le taux de violence létale avéré est remarquablement bas : 0.30 %, 1 pour 300 décès. Mais ces chiffres rendent compte d’une moyenne, et il y a des exceptions à la règle.... Lire la suite

Mammifères et Dinosaures : la Nuit et le Jour

Publié 08.09.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Dinosaures et Mammifères ont cohabité plus de 160 ma au temps du Secondaire. Les premiers étaient d’évidence les géants d’alors qui arpentaient bois et guérets, alors que les seconds devaient s’en cacher, tant ils étaient minuscules et faibles. Aussi très tôt est née une hypothèse : les Dinosaures eu égard leur statut reptilien et leur grande taille devaient espérer des rayons solaires pour réchauffer leurs organismes, et ils furent donc des diurnes obligés. A l’inverse, les Mammifères, petits animaux à sang... Lire la suite

Le pipi de chat ? Les souris y sont accros !

Publié 01.08.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Les jeunes souris qui tôt reniflent les marquages d’urine des chats de leur voisinage, devenues adultes seront des proies plus faciles pour ces prédateurs.  Leur méfiance naturelle vis à vis du chat de la maison est inhibée par cette précoce impression qu’elles ont mémorisée, ce qui les rend plus vulnérables (1).   Le duel que se livrent chats et souris dans nos maisons est une vieille histoire. Fabulistes anciens et nouveaux nous en régalent depuis la nuit des temps. Les... Lire la suite

Monkey pebble culture

Publié 14.07.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Il est des singes capucins barbus qui ont la vie rude. Ils habitent une région semi aride du Nord du Brésil où les ressources alimentaires sont rares. Outre de sèches graminées, quelques essences produisent des fruits à la coque très dure. C’est le cas de l’anacardier, l’arbre à cajou. C’est bien sûr la forme sauvage que l’on y rencontre. Les coques de ses noix sont épaisses, très résistantes et contiennent une huile plus qu’indigeste, toxique. Aussi pour déguster la délicieuse... Lire la suite

Trop de cerfs à New York

Publié 26.06.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Staten Island est l’un des faubourgs de New York séparé du New Jersey voisin par un détroit d’une quinzaine de km de large. Moins de 500 000 résidents vivent sur ces 150 km2 par ailleurs très agrestes et boisés. Et on ne peut douter que ces banlieusards friqués soient presque tous des amoureux de la nature : ils ont le privilège de vivre à la campagne, dans une zone très aérée, à deux pas de la plus prestigieuse et cosmopolite métropole... Lire la suite

Histoires de dingos

Publié 15.06.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Le dingo, chien sauvage d’Australie, est le plus grand prédateur de la faune de mammifères de ce continent immense. Ce statut lui vaut d’être étroitement surveillé : considéré à juste titre comme un migrant de fraiche date, il est arrivé sur l’ile continent voici 10 000 ans, on s’interroge de façon récurrente sur son rôle : est-il utile ou nuisible ? Certains affirment qu’il est un bon régulateur des espèces invasives, par exemple le chat, le renard, le lapin et tant d’autres. A... Lire la suite

Le temps des cerises, de l’ours et de la martre

Publié 23.05.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Le réchauffement climatique a des conséquences sur la floraison et la fructification de nombreuses espèces, en particulier les cerisiers sauvages de Corée et du Japon. Heureusement l’ours à collier du Tibet et la martre du Japon veillent au grain, et horticulteurs avisés prennent soin d’ensemencer à leur façon toujours plus haut ces fruitiers qui les régalent mis en péril dans les plaines par la hausse des température. Ils font leur possible pour que ces essences trouvent en altitude des conditions de... Lire la suite

La fragmentation urbaine facteur d’évolution chez les souris de New York

Publié 12.05.2016 par Jean-Louis Hartenberger

Les souris newyorkaises au pied blanc se portent bien, mais éprouvent des difficultés pour se rencontrer : le maillage urbain fragmente leurs populations et il y a diminution de la diversité génomique. Les événements climatiques récents conjugués à l’urbanisation ont provoqué la séparation des populations de Long Island de celles de Downtown. D’autres petites populations sont aujourd’hui isolées les unes des autres (1). Quelles conséquences pour l’avenir de l’espèce ? Les maisons du monde entier accueillent toutes une souris grise très célèbre... Lire la suite