Barbie est moins conne qu’on le dit.

Lorsque Casey Fiesler, Doctorante en Sciences Informatiques, a vu les fils de ces média sociaux déborder d'indignation à propos de l'incommensurable maladresse de la bande dessinée « Barbie: I Can Be a Computer Engineer » elle a fait une chose tout à fait constructive et utile pour toutes et tous nos enfants. Elle a réécrit ce qu'aurait du être une telle histoire. Et met en partage « Barbie, remixed : je peux (vraiment !) être ingénieure en informatique ». Un auteur du blog voisin bigbrowser.blog.lemonde.fr nous explique sa démarche et voici* que binaire.blog.lemonde.fr publie la version française, à lire, offrir et partager sans modération ! Même la Mère ou le Père Noël pourrait glisser ces huit feuillets au pied du sapin.

Barbie revisitée : « Je peux être ... ingénieure en informatique »

(*) La traduction du travail de Casey Fiesler a été faite par  Provence Traduction avec le soutien Inria .


2 commentaires pour “Barbie est moins conne qu’on le dit.”

  1. patricedusud Répondre | Permalink

    Les filles et l'informatique?
    Ada lovelace, de son vrai nom Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, née Ada Byron, fille de Lord Byron, était déjà un précurseur de cette Barbie informaticienne.
    Elle a donné son nom au langage de programmation Ada, un des premier langage orienté objet, qui est né au début des années 1980.
    Quand j'ai commencé ma carrière dans l'informatique, au début des années 70, la proportion de représentantes de la gente féminine dans les équipes informatiques était très supérieure à celle d'autres métiers technologiques.
    Elles portaient elle-même les énormes bac de cartes qu'il fallait soumettre à une "dévoreuse" pour compiler les programmes.
    Il fallait prendre bien soin de numéroter les cartes (colonnes 72 à 80) car en cas de chute d'un bac, sans cette précaution, la reconstitution du programme relevait d'un casse-tête pratiquement insoluble.
    Sinon un bon coup de trieuse, vielle instrument aux pieds grotesquement Louis XVI, suffisait pour reconstituer le jeu de cartes.
    Mais c'était bien sûr une autre époque ou la plupart des programmeurs et programmeuses FORTRAN..spiraient et briCOBOL..isaient.
    Il fallait prendre garde de rédiger avec soin ses feuilles de programmation que l'on soumettaient aux "perfo-vérifs" car en cas d'erreur de compilation on était bon pour une nouvelle entrée dans la file d'attente qui pouvait durer plusieurs heures...
    C'était avant la généralisation des outils temps réel qui sonnèrent le glas des cartes perforées pour les programmeurs, cartes perforées qui ont fait la richesse d'IBM à ses débuts et dont les stocks servirent longtemps de support aux fameux think to do....

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