Cerveau d’homme, cerveau de femme : les différences observées au scanner

04.12.2013 par Sébastien Bohler, dans Non classé

Connectome

Le cerveau du haut représente en bleu les connexions internes repérées sur 428 hommes. Les connexions sont "verticales", et courent principalement à l'intérieur de chaque hémisphère. Le cerveau du bas représente en orange les connexions internes repérées sur 521 femmes. Elles sont majoritairement "horizontales", reliant entre eux les deux hémisphères cérébraux.

Ceci est l’image de deux cerveaux, l’un masculin, l’autre féminin (une vue de dessus, une vue de côté). Cette image nous dit que la structure interne du cerveau est différente, selon le sexe. C’est une découverte lourde de conséquences et qui nous oblige à réfléchir. Elle fait suite à de longues recherches sur les différences cérébrales entre hommes et femmes, parfois contestées. Elle est décisive car pour la première fois, des clichés du cerveau montrent des différences très nettes sur des échantillons fortement significatifs, c’est-à-dire sur de grands nombres de sujets observés.

Que voit-on ?

Les scientifiques ont visualisé les connexions de substance blanche dans le cerveau, c’est-à-dire les « câbles » qui connectent entre elles les différentes zones du cerveau et permettent de le faire fonctionner comme un tout. Ils ont utilisé pour cela une technique récente, qui est en train de révolutionner les neurosciences : l’imagerie par tenseur de diffusion.

Les différences sont tellement visibles qu’elles sautent aux yeux.

Chez l’homme : câblage principalement de haut en bas sur le cliché A, c’est-à-dire à l’intérieur de chaque hémisphère cérébral (moitié de cerveau).

Chez la femme, câblage plus transversal, de gauche à droite, connectant les deux hémisphères entre eux.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Les 949 personnes ont aussi passé des tests de comportement. Les scientifiques ont observé que les femmes obtiennent de meilleures performances dans les domaines de l’attention, de la mémoire des mots et des visages, et de la cognition sociale (émotions, raisonnement en situation sociale, prise de décision collective), les hommes ayant de meilleurs résultats dans la perception de l’espace, le repérage tridimensionnel, et la vitesse d’exécution sensorimotrice.

Les différences cérébrales vont exactement dans ce sens : les plus fortes connexions chez l’homme au sein d’un même hémisphère accélèrent la vitesse de traitement des informations et les tâches liant la perception à l’action. Les plus fortes connexions chez la femme entre les deux hémisphères favorisent l’intégration du raisonnement et de l’intuition, produisant une meilleure intelligence émotionnelle (capacité d’analyser son propre ressenti et celui des autres, à l’exprimer et à agir en société, domaine où les femmes tendent à faire mieux que les hommes), et un meilleur niveau de langage (que l’on retrouve dans la dernière étude PISA publiée hier, réalisée sur plus de 500 000 jeunes à travers le monde).

Ces différences se mettent en place dès l'adolescence, d'abord au niveau frontal, puis à l'entrée dans l'âge adulte, dans l'ensemble de l'encéphale.

Connectome ados

Les connectivités internes ont été établies en A chez des enfants, en C chez des adolescents, en D chez des adultes.

Qu’est-ce que cela ne veut pas dire ?

Attention, ces observations montrent qu’en moyenne, le cerveau des hommes et celui des femmes ne possède pas la même structure interne. Cela ne signifie pas que le cerveau d’un homme donné soit nécessairement câblé plus de façon « intrahémisphérique » que celui d’une femme donnée. Tout comme le fait que les hommes soient en moyenne plus grands que les femmes ne signifie pas qu’un homme pris en particulier soit nécessairement plus grand qu’une femme prise au hasard dans la population. Simplement, sur les grands nombres, on peut dire que les hommes et les femmes possèdent statistiquement des structures de connectome (organisation des connexions de substance blanche dans le cerveau) qui diffèrent.

Ce que cela ne veut également pas dire

Le grand débat sous-jacent est celui de l’innéisme : les femmes et les hommes sont-elles différentes cérébralement à cause de leur biologie, ou à cause de la société qui leur impose des fonctionnements différents ? L’étude ne dit rien sur ce point. Les gènes, aussi bien que l’environnement social, peuvent conduire à ces structures distinctes. Le cerveau est plastique. Si les femmes ont de plus fortes connexions entre hémisphères, on sait aussi que certaines activités (la pratique assidue du piano, par exemple) produit le même résultat. Et si vous faites faire du piano à votre petit garçon, cela ne va pas faire de lui une fille.

En fait, ces observations sont passionnantes, parce que

1) Elles permettent de partir d’une base scientifique ferme pour admettre qu’il y a des différences dans la structure du cerveau en fonction du sexe

2) Elles ouvrent la voie à de vraies recherches pour savoir quelle part d’influence sociale et biologique aboutissent à  ces différences.

Là où cela devient dangereux

Les neurosciences sont en quelque sorte en avance sur le débat public aujourd’hui. Elles mettent en avance des différences cérébrales entre hommes et femmes, dans un monde où la justice sociale a encore du progrès à faire. Nous votons des lois qui instaurent et préservent l’égalité de droit entre hommes et femmes, et le risque est de voir ces découvertes fragiliser la volonté d’équité et de parité. C’est pourquoi la publication de tels résultats doit toujours, à mon sens, s’accompagner d’un rappel essentiel : la science ne fait pas le droit. Hommes et femmes doivent avoir les mêmes chances d’accéder aux métiers et aux fonctions auxquelles ils aspirent, et nous devons toujours placer notre sentiment de la justice au-dessus des interprétations abusives des observations neuroscientifiques.

Quelle serait une telle interprétation abusive ? Celle qui consisterait, par exemple, à défavoriser une femme postulant à un emploi nécessitant une forte compétence de repérage spatial, en arguant de ces résultats. La vraie science préciserait que le cerveau de cette candidate n’a peut-être rien à voir avec le cerveau statistique établi ici. Elle ajouterait aussi que la connectivité cérébrale d’une personne, même si on la mesurait individuellement (ce qui supposerait un état interventionniste au plus haut point) ne préjugerait pas entièrement de ses capacités à un poste.

En science, plus que nulle part ailleurs, soyons précis et honnêtes. Pour information, voici la présentation qu'en donnait FranceTV info hier, et qui donne une idée des raccourcis tentants sur ce genre de sujets:

brainscan3

Voir la vidéo

 


20 commentaires pour “Cerveau d’homme, cerveau de femme : les différences observées au scanner”

  1. bcy Répondre | Permalink

    Très bon article, j'apprécie l'articulation subtile entre résultats scientifiques, interprétations vaseuses potentielles et les dangers du passage incontrôlé du descriptif au prescriptif.

  2. Michaël Répondre | Permalink

    J'aurais encore plus généralisé vos commentaires des dernières parties en sortant du clivage homme femme . Certaines études neurologiques pourrait-être faites entre des personnes dont on sait que l'activité et/ou le vécu à eu des conséquences sur leur morphologie cérébrale qu'ils soient hommes ou femmes. Par exemple ayant eu de l'éducation ou non, ayant fait beaucoup de travaux manuels ou non (vous cités d'ailleurs le piano). Et pourtant il y a énormément de discrimination (au sens lexical et non péjoratif) entre ces populations là qui d'ailleurs est accepté de tous. Pourquoi devrait-il en être différent entre les hommes et les femmes ? Si j'ai toujours voulu être astronaute mais que je n'en ai pas les capacités est-ce que je rentre dans les 50% de boiteux qu'on est obligé de formé au nom de la "parité" ? Et bien non. Alors si une femme ou un homme est moins capable, alors il l'est moins. Cependant il ne faut pas le baser sur son sexe uniquement mais sur sa réelle capacité, car comme vous le dites la variation entre individus est très grande. Donc la parité est pour moi une absurdité. Les lois actuelles doivent être un remède vif (que je soutient moyennement) pour faire changer les mentalités et non un absolu à atteindre, ça j’espère que les gens le comprendront un jour.

  3. Philippe Brissaud Répondre | Permalink

    Cerveau et Psycho avait sorti déjà un dossier passionnant sur les différences homme-femme au niveau cérébral
    Cela ne démontre qu'une seule chose, que les hommes et les femmes sont différents ! c'est tout
    Il serait intéressant de voir si ces différences existent aussi chez les grands singes
    Une explication possible : les femmes doivent être plus attentive à leur progéniture et rester en éveil, en empathie avec leur enfant, les hommes doivent être monotache à la recherche d'un gibier ???

    • khoufache Répondre | Permalink

      bonsoir,tout a fait daccord,et je par un petit peut loin conçernant a un peuple née dans un etat de droit, ou a des generation qui sont neés dun etat injuste!peut ton trouver des diff entre les deux categories?

  4. Renaud Répondre | Permalink

    L'article de référence :

    "Sex differences in the structural connectome of the human brain"

    Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America

    Auteurs :
    Madhura Ingalhalikara,1, Alex Smitha,1, Drew Parkera, Theodore D. Satterthwaiteb, Mark A. Elliottc, Kosha Ruparelb, Hakon Hakonarsond, Raquel E. Gurb, Ruben C. Gurb, and Ragini Vermaa,2

    Lien 1 : http://www.pnas.org/content/early/2013/11/27/1316909110.abstract

    Lien 2 : http://sci-hub.org/pdfcache/6e3214e85e0ec2a6e2b32ec75105ac62.pdf

  5. factsory Répondre | Permalink

    « Elles permettent de partir d’une base scientifique ferme pour admettre qu’il y a des différences dans la structure du cerveau en fonction du sexe » 
    Cette phrase est en totale contraction avec ce que vous dîtes au dessus sur l'absence de conclusion sur le caractère inné. On peut dire qu'il y a des différences dans la structure du cerveau en fonction des capacités cognitives.

    Il y a ensuite un lien entre capacités cognitives et sexe, mais on ignore la teneur de ce lien. Alors que dire qu'il y a des différences dans la structure du cerveau en fonction du sexe, laisse penser que c'est le sexe qui en est la cause.

    • Sébastien Bohler Répondre | Permalink

      « Elles permettent de partir d’une base scientifique ferme pour admettre qu’il y a des différences dans la structure du cerveau en fonction du sexe »
      Je ne vous suis pas, factstory. L'étude montre que le cerveau des hommes apparaît comme statistiquement différent de celui des femmes. C'est cela qui est signifié par : il y a des différences en fonction du sexe. L'existence de différences "en fonction du sexe", ne veut pas dire que c'est le sexe chromosomique qui, à lui seul, établit les différences. Cela veut dire simplement que hommes et femmes, que ce soit pour des raisons génétiques ou environnementales, présentent stastistiquement des différences. notamment quant au caractère inné. Où voyez-vous la contradiction?

      • factsory Répondre | Permalink

        Merci pour votre réponse.

        Oui la phrase est correcte. Pas de souci là-dessus. Mais pourquoi le dire comme ça ? En lisant vite, on va comprendre « le sexe explique les différences dans le cerveau ».

        Or on peut penser à deux explications (peut-être davantage) :
        1. la différence de sexe implique (culturellement) des activités cognitives différentes, ce qui implique un cerveau différent
        2. un sexe différent, implique un cerveau différent ce qui implique des activités cognitives différentes.

        Dans le premier cas, il n'y a pas de scoop tout est connu. Vous l'avez dit, on sait que certaines activités ont des effets sur le cerveau.
        Dans le second, on découvrirait que le sexe conduirait à une organisation différente du cerveau.

        En vertu du rasoir d'Occam, je choisis la première solution, car c'est la plus simple à expliquer en l'état des connaissances actuelles.

        Alors pourquoi mettre en avant le lien entre cerveau et sexe ? Mettre en avant ce lien-là c'est ignorer la cause commune : qui est la différence d'activité.
        Selon l'explication la plus probable, la différence entre sexe n'est qu'un reflet de ces différences d'activités. Bref l'information est qu'on a observé des différences dans le cerveau probablement dues à des activités différentes. Pas besoin de mêler le sexe là-dedans, au risque de créer des malentendus.

        Et je n'ai pas compris votre allusion au caractère inné dans le précédent message.

  6. patricedusud Répondre | Permalink

    innéisme ou sociétale?
    Mais on sait aussi le rôle de plus en plus clair de l’épi-génétisme qui peut tout de même faire que ce débat est en quelque sorte un peu dépassé.
    Je me méfie des généralités hommes/femmes alors que la diversité interindividuelle est largement supérieure à celle prétendument liée au sexe.

  7. Vanessa EYMET Répondre | Permalink

    La question que je me pose c'est : est-ce que c'est l'état des connexions actuelles et qui sont influencées de manière culturelle? ce que je veux dire c'est que notre société nous influence et nous fait agir de telle ou telle manière, est-ce que les hommes et les femmes ont développées ces connexions parce qu'ils agissent par identification à leur genre et dans ce cas on peut très bien imaginer que c'est quelque chose qui peut bouger dans les générations à venir avec l'évolution des 2 genres?

    • Altelia Répondre | Permalink

      "...qui peut bouger dans les générations à venir avec l'évolution des 2 genres?"
      Euh, en fait on sait aussi maintenant qu'il n'y a pas DEUX genres, mais beaucoup plus. Enfin tout est plus complexe, et vive la diversité!

  8. laurent Répondre | Permalink

    je sens poindre qq chose de tout cela (coms sur l'article). alors l'éducation et l'environnement expliquerai à lui seul une telle différence à lui seul ? il faut parfois s'arrêter dans les raisonnements déductifs. nous sommes le produit de nos gènes ET de notre environnement. sinon en somme, jouez à la poupée ou au camion de 6 à 13 ans et vous aurez un cerveau de femme ou un cerveau d'homme ? la plasticité du cerveau avec le comparaison des cours de piano n'explique pas un telle différence. la volonté de nier la différence homme/femme (je dis la différence pas la supériorité) aboutit à des raisonnement assez surprenants. a-ton tenté cette étude sur des cerveau à un age plus jeune ? (par ex, pour voir qu'une petite différence s'amplifie avec les années). déjà ce que cet article passe sous silence c'est que l'étude a aussi porté sur des enfants de 8 ans, ce qui est un progrès. bientot, on nous dira que le chromosome X et Y ne servent à rien. c'est aussi nier l'action de la testostérone et des oestrogènes. c'est sur, si des recherches sont menés avec un postulat de départ, on a des chances d'arriver aux conclusions qu'on a voulu obtenir. qu'est-ce que c'est déprimant de penser qu'on est des hommes et des femmes par un gros coup de bol. sachez le, pour avoir fait de la recherche, j'ai compris que l'homme croit tout savoir sur lui-même, mais parfois il comprend qu'il s'est trompé dans la compréhension de mécanisme biologique très complexes, ou qu'il a oublié des détails et pas tout découvert (le prétendre serait assez prétentieux) . comme celui-ci. et parfois un détail peut tout changer. et que fait on de la testostérone et des oestrogènes ? croyez vous qu'on ai tout découvert sur ces hormones ? pourquoi reduit-on l'homme à son sytème nerveux alors qu'il est le resultat de l'interaction de son système hormonal et nerveux et autres facteurs ? pour vous en persuader, castrez un homme et vous verrez s'il lui reste de la libido ? sinon me si on est des mamifères évolués, pourquoi castre on les chats ? ce n'est pas juste pour éviter qu'il fasse des petits mais aussi vous fasse un cirque toute la nuit (et eux aussi sont le résultat de notre éducation ?). mais bien sur, ca ne changerai rien ? quand on veut se persuader de qq chose, on peut occulter toutes les données qui ne vont pas dans le sens voulu. par ex pourquoi moi qui suit le pur résultat de mon éducation d'homme, j'hésiterai à prendre du propecia (chute de cheveux) par crainte de perdre ma libido ? si je n'était que le pur produit d'une éducation formatée pendant 45 longues années, je n'aurai absolument RIEN à craindre puisque mon cerveau est déjà bien formé et bien conditionné. or j'ai bien observé sur moi ce résultat. (pour ca que j'ai arreté)

    "Ils ont utilisé pour cela une technique RECENTE, qui est en train de révolutionner les neurosciences : l’imagerie par tenseur de diffusion." vous voyez bien qu'il nous reste encore des choses à découvrir et c'est dingue qu'on ai atttendu qu'aujourdhui pour faire cette étude. en realité, nous ne connaissons pas grand chose de notre cerveau malgré les tonnes de découvertes. pendant mes années de fac, j'ai appris des vérités qui passaient pour des fondements. qq années apres, qd j'ai vraiment fait de la recherche, j'ai appris que ces "fondements" avait été refutés ou redéfinis ou qu'il n'étaient qu'une simplification extrème de mécanisme bien plus complexes. après ca, on devient prudent sur les conclusions de la science en constante évolution...

    pour illustrer ceci: voir l'effet constaté d'une castration sur les chats, pur produits de notre éducation bien sur. et si un homme était le pur produit de son éducation, pourquoi castrer des oenuques dans des harem pour éviter qu'il consomment les femmes des sultans ? pourquoi castrer chimiquement des hommes qui commettent des crimes car incapables de controler leur libido ? si ces hommes n'étaient que le produit de leur environnement social et de leur cerveau formaté à l'adolescence par leur méchants parents, cela n'aurait strictement AUCUN effet.

    arretons de simplifer à outrance la détermination du sexe qui est très complexe et multifactorielle et de nier la composante genetique

  9. laurent Répondre | Permalink

    petit ajout pour continuer la reflexion:
    http://www.lepoint.fr/societe/le-cerveau-a-t-il-un-sexe-07-12-2012-1546902_23.php
    (qqun d'objectif)

    voila qui confirme le tout:

    On sait aujourd'hui qu'il y a une certaine sexualisation du cerveau qui se manifeste TRES PRECOCEMENT. Dès le stade FOETAL, par exemple, les cortex diffèrent. Pour autant, les scientifiques se mènent une guerre sans merci concernant l'amplitude et l'origine (<= produit de l'éducation du foetus ??? LOL) de ces différences. D'un côté, des neuroscientifiques défendent l'idée d'un cerveau sexué, fruit d'un déterminisme biologique. De l'autre, les papesses des gender studies affirment que les cerveaux masculins et féminins sont identiques à la naissance, mais qu'ils sont façonnés ensuite par l'éducation. Les deux s'affrontent en se traitant d'idéologues. Or, la réalité est bien plus COMPLEXE.
    c'est bien ce que je presentais: tout reside dans cette "petite" différence de départ.
    et tout ceci n'est qu'une théorie en cours de construction, non établie

    à propos de ces infimes différences, voir comment UN SEUL gène peut tout changer pendant l'embryogénèse (et voir les mutation qu'on s' "amuse" à faire sur des drosophiles avec des résultats du type monstres de foire)
    http://genetics.thetech.org/ask/ask456
    ca s'appelle une cascade d'activation de gènes (gène SRY)

  10. Fabrice Neyret Répondre | Permalink

    "pour la premiere fois": on sait depuis un moment que le corps calleux (la jonction inter-hémisphère) est plus epais et contient bien plus de fibre chez la femme que chez l'homme, ce qui préfigurait déjà ce qui et dit ici.

    "Les différences sont tellement visibles qu’elles sautent aux yeux.". "Chez X : câblage principalement Y":
    attention à l'outre simplification ! quand on fait une mesure ou une visu, elle n'est pas neutre, elle repond a une question precise. ici on ne montre evidemment pas tout le cablage cerebral. Et celui ci est suffisamment complexe pour ne pas pouvoir etre reductible a n'importe quelle phrase "principalement ceci".

  11. Darreg31 Répondre | Permalink

    Franchement j’ai du mal a saisir le sens de certains propos sceptiques ici ??? en effet nous nous trouvons devant une étude scientifique qui démontre certaines choses ??? à savoir que le cerveau homme femme sont sur bien des plants différents, ce qui est prouvé dans les graphismes sur ses fonctions cognitives et le rapport me parais très parlant sur les différences dans son fonctionnement.
    Un point qui n’est pas évoqué puisqu’il ne s’agit que d’un scan sur les connections neuroniques qui font quand même toute la différence entre hommes et femmes, ce point est la capacité du cerveau et son volume puisque chez l’homme son poids a taille égale « un corps de 60kilos » est de 1k500 et 1300cm3 en moyenne alors que chez la femme a taille égale « un corps de 60kilos » est de 1k300 et 1130cm3 toujours en moyenne !!! donc il y a bien une différence qui ne peut être que génétique…
    Quand on sait aussi que depuis que l’homo sapiens c’est écarté de la branche originale des primates son cerveau était de environ 400cm3 pour passer a 1500cm3 aujourd’hui et nous savons maintenant que l’intellect, l’intelligence est en fonction de cette capacité du cerveau donc pour moi aucun doute sur la nette différence…
    Si certains ici évoquent entre les lignes la théorie de J.B de Lamarck reprit par Darwin sur l’évolution des espèces appelé le transformisme, appelé aussi la transmutation des espèces, en clair la « fonction crée l’organe » la structure et le système de fonctionnement du cerveau est et restera différent même si l’acquisition des donnés est la même à la sortie c’est ce que nous voyons sur le scan une évidence sur le fonctionnement.
    Maintenant avions besoin de ce graphique de scanner pour voir que l’homme et la femme sont complètement diffèrent ce n’est juste que la confirmation que nous savons depuis des siècles….en effet depuis bien longtemps nous savons que le cerveau de l’un ou de l’autre ne fonctionne pas de façon identique de même que leur corps…la femme a un fonctionnement et l’homme en a un autre c’est ce qu’explique le graphisme et le rapport qui viennent corroborer cette différence…l’homme a des capacités que la femme n’a pas et vice versa ..
    Le politiquement correcte veut que l’homme et la femme soit égaux ??? égaux en droits et en lois …oui…pour moi ça s’arrête là !!! une femme ne sera jamais l’égale de l’homme dans les faits de même qu’un homme ne sera jamais l’égal d’une femme c’est d’ailleurs pour cette raison que nous sommes différents biologiquement…, la nature faisant bien les choses nous sommes complémentaire, fait l’un pour l’autre certes avec toutes nos différences y compris notre cerveau qui n’ont pas la même capacité ou plutôt une certaine aptitude et capacité complémentaire.
    Pour en finir avec le scepticisme ambient et tout particulièrement « factsory » et sans entrer dans des dialogues scientifiques qui ne font que s’opposer ou que pour chacun y va de sa propre dominance dans le domaine !!! pour moi, même si l’éducation, la culture, le milieu, la société et même la nourriture peuvent enrichirent la matière grise cela n’empêche pas la différence d’origine, les gênes, depuis notre vie sur terre nous ont fait évoluer en gardant cette différence entre les sexes et quand nous nous posons les bonnes questions sur les sexes…, les réponses sont sans ambiguïtés….

  12. SUZEAU Répondre | Permalink

    Médiocre, je suis assez d'accord avec le fait d’arrêter de récupérer des études idéologiquement. Encore plus quand il s'agit de donner des informations non vérifiable. En effet pas de nom de chercheur ou d'institut, ni de référence d'article scientifique sur lequel cet auteur s'est appuyé. Je rappel qu'une recherche n'est pas valide s'il elle ne suit pas un certain protocole.
    Et donc comment vérifié si ce protocole est respecté si il n'y a aucune information pour y parvenir ? Donc peut on avancer nous autres lecteur que les dires de cette auteur sont valide ?

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