Fans de Facebook : pourquoi votre réseau social pourrait ne plus durer

24.01.2014 par Sébastien Bohler, dans Non classé

Selon une étude américaine, Facebook pourrait disparaître d’ici 3 à 5 ans. Cette prédiction réalisée par des mathématiciens se base sur un raisonnement simple : les réseaux sociaux passés ont tous connu une phase d’expansion suivie d’un déclin irrémédiable (exemple typique, MySpace qui était la star des réseaux sociaux jusqu’en 2008).

Facebook-Graph

Aujourd'hui, MySpace a pratiquement disparu de nos écrans et smartphones. Facebook a pris le relais, mais il pourrait subir le même sort dans les années à venir.

Facebook se développe comme une épidémie

Autre argument : le mode de propagation de Facebook est parfaitement décrit par un mode de contagion utilisé en épidémiologie : le nombre d’utilisateurs progresse comme le nombre de personnes touchées par un virus lors d’une épidémie. Il y a d’abord une phase de croissance sous un seuil épidémique, puis le seuil est franchi et on assiste à une phase de croissance exponentielle. Ensuite, dans les épidémies virales, un plateau est atteint et le virus recule, pour retomber à des niveaux pratiquement nuls.

grippe'

Au cours des semaines, le nombre de cas de grippe augmente, atteint un maximum et recule pour atteindre un niveau quasi-nul.

La contagion des comportements

Selon les auteurs, une personne s’abonne à Facebook comme on contracte un virus : elle est d’abord en contact avec d’autres utilisateurs (malades), attrape la maladie, la conserve un certain temps, puis « guérit » en réduisant sa consommation puis en arrêtant complètement.

Cette vision de Facebook est-elle défendable? Pour la phase d'expansion, sans doute: plus vous connaissez de personnes qui utilisent Facebook, plus vous avez de chances de vous y inscrire également. Mais pour la désaffection, peut-on réellement voir l'utilisateur de Facebook comme un malade qui guérit?

facebook-addiction

"Guérir" de Facebook?

C'est le point de vue du professeur de psychologie Michael Austin, de l'Université du Kentucky. Il revient dans Psychology Today sur les résultats d'une étude de l'Université de l'Utah montrant que les utilisateurs de Facebook pourraient se sentir mieux une fois qu'ils ont arrêté. La raison est simple: la plupart des utilisateurs du réseau ont l'impression que les autres son plus heureux qu'eux, car ils ne voient d'eux que leur profil, forcément enjolivé, exhibant sourires,  smileys,  likes, photos ou histoires à succès. L'arrêt de Facebook serait, dans ce cas, comme une convalescence,  l'ancien addict recommençant à voir le monde d'un regard plus apaisé.

S'ajoute à cela le fait que les moeurs évoluent, et que les jeunes sont en train de délaisser Facebook pour un autre mode de partage en  ligne, Snapchat. 350 millions de messages sont ainsi échangés quotidiennement sur Snapchat, dont le principe est fondé sur l'éphémère et l'instantané: le destinataire d'un message (vidéo, photo, court message écrit) n'a que 10 secondes pour le visionner!

Dans un point de vue épidémiologique, les virus peuvent se livrer une guerre. Qui l'emportera? Bien malin qui pourrait le dire, et il est possible que Facebook soit supplanté par un autre roi de la toile, mais il paraît peu probable que le monde revienne un jour à une version déconnectée comme celle qui existait avant Facebook.

 

 

 

 


2 commentaires pour “Fans de Facebook : pourquoi votre réseau social pourrait ne plus durer”

  1. patricedusud Répondre | Permalink

    Comme les virus, Facebook est aussi doté d'une grande capacité d'adaptation.
    Bien malin celui qui peut prédire sa fin mais comme le montre la première courbe, il a lui même supplanter Myspace et donc la preuve est faite qu'un réseau social sur internet n'est pas immortel.

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