Que s’est-il passé dans la tête de George Clooney ?

06.10.2014 par Sébastien Bohler, dans Non classé

Se marier, quand on s'appelle George Clooney, n'est pas anodin. Ce garçon n'avait pas à se forcer pour trouver de nombreuses et séduisantes conquêtes. Courtney Cox, Lucy Liu, Elisabetta Canalis, Lisa Snowdon..., toutes aussi courtisées et attirantes mais dont l'espérance de vie dans les bras du beau George avoisinait quelques semaines. Que s'est-il passé pour qu'il se mue d'un Don Juan hyperactif en fidèle chevalier servant?

Changement de stratégie

George a tout bonnement effectué en quelques mois le tournant que l'humanité a mis des millénaires à négocier. Il est passé d'une stratégie testiculaire à une stratégie cérébrale. Cela mérite explication. Selon un article à paraître prochainement dans le journal Pour la Science, nos lointains ancêtres ressemblaient sans doute au Clooney des débuts : volages, copulant à droite et à gauche. Cette activité leur permettait de maximiser leur nombre d'enfants et de transmettre efficacement leurs gènes. Mais à un moment, ils sont passés à la monogamie. L'avantage était qu'ils pouvaient se fixer avec une compagne pour augmenter les chances de survie (par les soins) des quelques enfants qu'ils avaient ensemble.

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En 2013, Clooney rompt avec Stacyt Kleiber. Motif : il ne veut pas d'enfants. La stratégie"volage" est encore en vigueur.

Adieu testicules, bonjour cerveau !

L'équation testicule-cerveau a beaucoup intéressé les zoologues ces dernières années. Ainsi, des scientifiques ont montré que, chez les chauves-souris, plus les testicules sont petits, plus le cerveau est gros. Un compromis résultant du fait que les testicules et le cerveau sont l'un et l'autre des  organes qui coûtent de l'énergie à l'organisme. Entre les deux, il faut choisir. Par un phénomène de vases communicants, toute perte pour le testicule est un gain pour le cerveau. Et réciproquement.

Le lifting testiculaire sur la sellette

George Clooney est l'archétype de cette transition testicule-cerveau. L'an dernier déjà, il révélait des prémices de ce changement. Il confiait s'être fait faire un lifting des testicules. Sans doute un signe avant-coureur de l'expansion du cerveau. Le voilà qui investit dans la stratégie d'homo sapiens : copuler moins, mais copuler mieux.

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Silvio Berlusconi, spécialiste des soirées "bunga bunga", avait une vision de la monogamie qui ressemblait sans doute à celle de notre ancêtre homo erectus, et encore prisée de sapiens: la monogamie séquentielle. Il déclarait ainsi : "j'ai été souvent fidèle". (Ici avec George Clooney dans sa propriété en 2011)

La voie de la fidélité?

Pour autant, sapiens n'est pas entièrement monogame et fidèle. Sa tendance serait plutôt celle du monogame sériel, capable de passer quelques années avec une compagne, puis d'en changer. Un modèle de mariage à l'américaine assez prisé à Hollywood et que résumait bien Berlusconi en réponse à une question d'un journaliste en 2006: "Etes-vous fidèle en amour?" - J'ai été souvent fidèle.

 


3 commentaires pour “Que s’est-il passé dans la tête de George Clooney ?”

  1. Micmac Répondre | Permalink

    Mon commentaire ne porte pas sur les raisons qui ont poussé George à se marier (qu'est-ce qu'elles lui trouvent toutes ?), mais sur l'utilisation de l'exemple des vases communicants. Il me semble que le principe du même nom consiste à expliquer que lorsque deux vases sont reliés par un tuyau, ils se remplissent ou se vident en parallèle, et non pas que la perte de l'un correspond à un gain pour l'autre. Cette (fausse) image est maintenant devenue universelle, je songe à créer une association pour la défense du principe des vases communicants.

    Cordialement

  2. patricedusud Répondre | Permalink

    L'expression avoir "deux neurones" utilisée par NS serait-elle inconsciemment une façon de nous faire comprendre qu'il avait pas au moins mais très exactement deux testicules?
    On peut aussi se demander si l'expression triviale "avoir des c.....es (nom vulgaire de testicule)" ne serait pas aussi une allusion au fait que bien souvent cette caractéristique s'accompagne d'une capacité cérébrale limitée.
    Les footballeurs sont souvent la cible d'un préjugé sur leurs masses cérébrales mais ne semblent pas souvent être soupçonnés d’atrophie testiculaire.
    Cependant, si on en croit le rapport entre la puissance de leur véhicules automobile et l'image de "mec" à laquelle elle est souvent associée, rien ne permet de préjuger une quelconque relation avec la taille de leurs testicules;
    Bref les vases communicants qui hérissent micmac semblent une hypothèse vraisemblable!

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