Le cannabis qui rend fou : quelle menace pour le consommateur?

07.10.2013 par Sébastien Bohler, dans Non classé

De nouveaux dosages de cannabis arrivent sur le marché, entendait-on ce matin aux informations. Trois fois plus concentrés, et beaucoup plus ravageurs, avec un risque de « psychose cannabique ».

Qu’est-ce que la psychose induite par le cannabis ? Il s’agit ni plus ni moins d’un terme technique pour décrire l’apparition de schizophrénie. L’association entre consommation de cannabis et risque de schizophrénie n’est pas nouvelle (la drogue y jouerait un rôle de déclencheur sur un terrain vulnérable), mais évidemment les concentrations auxquelles la drogue est utilisée jouent un rôle : plus elles sont élevées, plus le risque augmente.

Comment le cannabis peut-il rendre schizophrène ?

Le délire schizophrénique a été associé, au niveau cérébral, à une activation forte d’une zone du cerveau nommée striatum, qui nous fait percevoir (entre autres) certains éléments de notre environnement comme plus importants ou singuliers que les autres. Si cette zone cérébrale est perturbée, on peut attribuer un sens à ce qui n’en a pas, ou avoir l’impression que certains éléments banaux de notre environnement sont extrêmement importants (d’où les hallucinations, la paranoïa…).

450px-Striatum_Structural_MRI

Dans une étude notable, des jeunes hommes testés ont vu l’activité de leur striatum augmenter après consommation de cannabis. Parallèlement, ils manifestent des troubles du jugement caractéristiques de troubles de la « saillance » : ils trouvent bizarres ou déformés des signaux affichés sur un écran, et qui sont parfaitement normaux. L’intensité de ces distorsions (et de l’activation du striatum) est corrélée aux symptômes psychotiques évalués d’après questionnaire.

La proportion des jeunes de 18 à 25 ans présentant un usage problématique du cannabis (10 fois par mois, avec risque de dépendance) se situerait entre 10 et 20 pour cent, faisant de la France le premier pays européen concerné.

 

Pour en savoir plus : J. Palazzolo : Fumer du cannabis : quels risques ? Cerveau & Psycho  n°15, 2006.


11 commentaires pour “Le cannabis qui rend fou : quelle menace pour le consommateur?”

  1. david statucki Répondre | Permalink

    Bonsoir Sébastien,

    J'oserais employer votre prénom puisque nous sommes amis dixit nos échanges précédents. Sujet vaste et très intéressant, visiblement vous n'êtes pas un partisan de la dépénalisation du canabis, un débat sans fin et y avez apporté une pierre supplémentaire quant au maintien de son interdiction. Dans la même série on retrouve aussi l'alcoolisme. Y retrouve-t-on des similarités entre les deux concernant les zones cérébrales activées directement rattachées au symptôme de schizophrénie. Que dire de l'association des deux ensembles,
    Merci pour votre réponse

    Amicalement 😉

    • Sébastien Bohler Répondre | Permalink

      Bonjour David,
      difficile d'être favorable à la consommation excessive de THC, quand on a connaissance des études scientifiques montrant les effets sur la mémoire, le quotient intellectuel, la concentration, le risque de psychose. Après, la question de la pénalisation en est une autre. Je crois plus dans le pouvoir de l'information, le désir de liberté de l'individu étant légitime et le portant à s'opposer à des mesures trop restrictives. De multiples autres pistes (sentiment d'auto-efficacité, théorie de l'engagement, satisfaction générale dans la vie) devraient sans doute être explorées.

  2. anonyme Répondre | Permalink

    Dans un lieu calme, seul, seul dans ma tête, juste comme une grosse partie de mon temps je reflechie.
    A quoi? sur aucun sujet clair, précis ou détaillé sauf après une consomation de cannabis d une dose suffisante pour que les reflexions dans mes pensées se multiplies rapidements (dapres mes recherches on appelle ca "pensée en arborescence" ).
    Il m'arrive parfois lors de ce que je considère comme des "crises d'intelligence" (dans mon vocabulaire pour y identifier le comportement suivant) que mon imagination soit vite tres vaste et à dévoilé des "secret de l humanité" ou des idées grandioses qui changeraient l humanitée entière après mon passage sur terre, voir même des predictions ou des visions.
    Mais les souvenirs disparaissent une fois l'effet dissimulé, par exemple le matin, puisque le plus souvent cela ce passe le soir. Il m arrive aussi (je pense) de froler des crises de paranoïa lors de méfiances trop stressantes (car je suis probablement observé dans ma rue, je le remarque surtout depuis des détails d'individus louches m abordant avec des techniques mensongères et que je croise à présent fréquement de plus en plus et a plus plus de lieux).
    J'ai écris ici un très bref résumé global de ma perception, le but est pour commencer de savoir si tout ce qui m arrive est comme je le pense ou bien malheureusement pour moi des delires psycotiques cannabiques qui me ronge la vie rapidement. [jai 15ans, et 1 an queje fume regulierement]. merci

    QLqs dernieres détails, je ne fou rien à l'école, depuis toujours les profs me disent que j'ai de grandes capacités cerebrales, je passe mon temps à réfléchir, si je ne plais pas a un adulte je me sens nul, je suis rebel envers l'injustice, je deteste que l'on m'aide, surtout qu'un adulte m'aide car je me sentirais faible, je suis sur tout les sujets idéaliste, et pour finir j'ai plus de peine pour une victime de l injustice que lui même, je suis triste en permanence.

    (dsl du 2eme renvoi je n avai pas coché la case pour recevoir vos reponses par mail)

    • Sébastien Bohler Répondre | Permalink

      Bonjour,
      merci de votre témoignage. Il y a beaucoup d'aspects présents dans ce que vous décrivez. Je ne suis ni psychothérapeute, ni médecin. Je vous dis juste à quoi tout cela fait penser à première vue. Cela évoque une anxiété qui rejaillit de plusieurs façons. Vous êtes à un âge ou des stress peuvent dans certains cas produire des perceptions exagérées de certains événements, et où une consommation de cannabis peut s'ajouter à cela pour vous faire traverser des états déstabilisants. Mieux vaut arrêter pour l'instant, et aller voir un bon psy ou même votre médecin traitant pour lui en parler.
      Mais aussi, remarques de bon sens: quand on s'aide soi-même (en se donnant un objectif de réussite, même ponctuel, par exemple dans ses études), on accepte ensuite plus facilement l'aide des autres. Les relations peuvent alors se détendre. Les stupéfiants sont souvent une fuite, tout comme le fait de ne pas vouloir bosser tout en se disant qu'on est "doué". Et la fuite crée aussi de l'angoisse. Mieux vaut arrêter de fuir, essayer de remplir ses objectifs, sans peur de l'échec.
      Continuez à nous donner de vos nouvelles sur ce forum.
      Avec nos encouragements.

  3. anonime Répondre | Permalink

    Merci d'avoir repondu, mais je n'arreterai pas de fumer cette année.. :s ca me rend trop de service pour etre moins depressif pour compenser un manque d affection je pense.

    • anoyma Répondre | Permalink

      Salut mec ( j'ai 15 ans à l'heure d'aujourd'hui) et ton témoignage ressemble pratiquement à ma propre expérience : la haine envers l'injustice jusqu'à presque "le dégout envers l'Homme"(je pense que l'Homme est destiné à l'échec), les idées ingénieuse,etc. Bref, le siimple fait d'avoir lu ton témoignage m'a réconforté dans mes pensées. (je ne fume pas régulièrement mais je sort d'un gros bad trip qui m'a beaucoup fait grandir)
      La bise même si tu ne liras probablement jamais ce message.

  4. Anonyme Répondre | Permalink

    Bonjour,

    Ayant fumé durant ma jeunesse sans m'inquiéter des risques, j'ai malheureusement développé une schizophrénie. Résultat: une vie gâché pour avoir essayer cette drogue. Quelle tristesse de voir de plus en plus de jeunes insouciant se retrouver malade à vie.

    Salutations.

  5. Sol Répondre | Permalink

    Bonsoir,
    J'ai 52 ans, ça fait 18 ans que je fume, et c'est précisément ce qui m'empêche de devenir dingue, de tuer ou me tuer.
    Je devrais être morte depuis l'âge de 19 ans.
    Ca me permet de me lever, de tenir debout, c'est mon carburant quotidien, ça me permet d'affronter les nombreux problèmes de la vie, ça me sert d'anti-dépresseur, d'anxiolitique, ça me donne une énergie folle (j'en ai trop, j'ai du mal à dormir certaines fois), ça m'ouvre l'esprit et ça m'ouvre aux autres, je suis hyper active, j'ai une faculté de communication dynamique et enthousiaste (sauf quand je ne fume pas, la mauvaise humeur revient immédiatement). Et depuis quelques mois, je réussis à conserver un mental zen en toutes circonstances, quels que soient les coups que je me prends.
    Donc à part quelques problèmes de concentration et quelques tocs, c'est tout bénéf !
    Alors faut-il continuer à faire de la répression (plutôt que de faire de la prévention) et à diaboliser et "criminaliser" l'usage du cannabis ?
    Pour ma part, je vais militer pour la dépénalisation.
    Bonsoir à tous !

  6. #31# Répondre | Permalink

    J ai fumé du hasch de toute sorte de la savonette de 250g coupé a mort a l afgan et de la beuh allant de la skunk locale de cambrousse a la bubble delicious sous hps . Compte rendu j ai passé dans ma vie 11 fois a l asile .
    Certain le cannabis ne fait rien et d autre il est un enfer . C est comme l alcool , certain boive 2 verres et sont saoule et d autre peuve en boire des litres.
    J ai de la chance dans mon malheur car je supporte bien l alccol , meme si je n en boit qu une ou deux fois par an , surtout en vacance . J aurai preferer etre normal avec le cannabis mais bon ca me rend fou . La derniere fois j hurlai par la fenetre des conneries mystique , et lorsque la police est venue avec les pompier chez moi , je pensai qu il voulai me tuer , alors voulan m echaper d eux , je suis passer par les toits et je suis tomber de 3 metre de haut suite a un toit qui a ceder. J aurai pu mourir , etre paralisé... mais bon je n ai eu que des cotes félées ( ca fait hyper mal quand meme ).
    FUMER PAS DE CANNABIS LES JEUNES OU LES GENS . J AI PASSER 3 ANS SANS AUCUNE SKYZOPHRENIE ET DU JOUR AU LENDEMAIN C VENUT . DONC NE VOUS CROYER PAS INVULNERABLE .
    C EST UNE DROGUE . C EST POUR CELA QUE C EST JOLI ET QUE CA SENT BON COMME LA POMME DE BLANCHE NEIGE .

  7. Michael Répondre | Permalink

    Bonjour concernant le cannabis je pense que c est à arrêter mais la beu herbes séchées ne contient aucun désagrément sauf s il y ont ajouter de l engrais c sa qui rend fou l engrais ou l insecticide pulvérisée sur la plante j opte pour la beu bio et dis non au format du shit et oui pour la beu bonne pour la santé a petite dose bien sur et auquel on a pas rajouter de produits chimiques car c est les produits chimiques ajoutées qui rende fou pas cet substance que j appèlerai tizanne

  8. Julien.S Répondre | Permalink

    Je m'en suis sortis " à la dur " .
    Mais quel parcours !
    J'ai fais fumé fort , environ 12 ans , de 15-16 ans jusque 27-28 ans.
    Évidemment , sur une période telle que celle la : des bons souvenirs , j'en ai.
    Mais ..
    Le sentiment que tout mon entourage proche ou non , m'en voulait m'a gagné.
    Ce qui n'était probablement que de la déformation cognitive au début , c'est transformé en quelquechose de plus obssessionel comme de la paranoïa.

    Est survenu aussi , le fait d'interpréter tout et tout le temps .
    Un geste , le cri d'un oiseau , le journal etc etc etc etc ...
    A ce moment là vous vous dites peut être : " ah quand même..".
    Je ne sais pas mais peu importe.
    Vivre de cette façon était évidement un enfer car impossible de sortir ni travailler quand on pense être poussé au suicide par tout et n'importe quoi.
    Mais ça a continué à empirer.
    En ce sens que malgré toutes ses pensées délirantes , je tentais de me jauger car j'étais quand même conscient de ne pas être dans mon état normal.
    Je rendais les joints que j'avais fumé en partie responsables de mon état.
    Pour moi la solution était d'arrêter afin de redevenir normal..
    Oui...sauf que ... ses pensées délirantes m'ont poursuivit pendant au moins , AU MOINS 1 an après l'arrêt total du shit.
    Et cette période fut un nouvel enfer.
    Si pour moi , la solution pour redevenir normal , était d'arrêter : imaginez ce que j'ai pu ressentir avec le temps qui passait alors que mon état restait le même..

    C'était le soeuvrage : ni plus , ni moins.

    J'ai conscience d'être un miraculé. Clairement.
    Nous ne sommes pas tous égaux cerebralement parlant , devant la consommation de shit , beu bref : de thc.

    J'ai appris avec le temps , à mettre des mots sur cette période de ma vie . J'en suis sortis depuis 10 ans.

    Passer d'un état à peu près normal au fait de paranoier ou psychoter ( oui oui les réflexions extrêmement intelligentes...ben c'est pas ça..) : cela s'appelle decompenser.

    Ce thc qui rend fou , créé une psychose canonique.
    Ce qui est mélange de paranoïa et de schyzophrenie. ( l'agoraphobie peu y être inclue : c'est cadeau....)
    L'effet du THC est de faire produire plus une hormone sécrétée par l'hypophyse.
    (DSL pour l'orthographe si je me suis trompé )
    Cette hormone agira sur la partie cognitive du cerveau. Sur votre façon de percevoir les choses.C'est ça l'effet du thx.
    D'où les interpretations du situations classiques et normales qui partent en couilles.

    Le soeuvrage , la guérison sera le temps nécessaire à l'hypophyse pour qu'elle retrouve sa production en quantité normal de l'hormone.

    Moi cela à pris presque 2 ans.
    Mais..
    J'étais un très très gros fumeurs à tel point que je n'etais rien sans un pet à la bouche.

    Cette période de ma vie m'intéresse beaucoup , 10 ans après être sortis de tout ça.
    J'aimerais pouvoir venir en aide et discuter de tout ça à des personnes à qui ça pourrait servir.

    Si ça va pas : je me raccrochais aux branches grâce à la logique et un jeu vidéo + de la patience

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