Les principes

04.09.2013 | par Philippe Boulanger | Non classé

Les principes en science m’ont toujours semblé bizarres, voire ambigües. Ainsi évoque-t-on le principe d’Archimède (tout corps plongé dans un liquide…) alors que le principe est parfaitement démontrable. C’est un théorème.

Tout en ne voulant pas (ou ne pouvant pas) émettre de définition du mot principe, j’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’une méthodologie tirée de l’expérience.

Ainsi le principe de Descartes dans son discours de la méthode est-il justement applicable à la résolution de problèmes : Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre. Encore que l’on puisse argumenter que la pratique s’avère inopérante dans le cas des objets fractals où la partie a la même structure que le tout.

J’avais un professeur d’électronique qui m’avait indiqué un « principe » très utile : « Quand vous voulez mesurer quelque chose avec précision, utilisez une fréquence ! ». En effet, il est commode d’insérer, quand cela est possible, la quantité à mesurer dans un circuit résonnant car la mesure de la fréquence au voisinage de la résonance est extrêmement précise. Un procédé pour reconnaître les différentes pièces de monnaie a été mis en pratique utilisant ce phénomène.

Il y a aussi le principe d’indifférence qui ressort du sens commun. Si vous déchirez une feuille de papier en tirant sur le bord avec les deux mains, vous observez que la déchirure est à angle droit du bord. En effet, pourquoi se dirigerait-elle plutôt vers la droite que vers la gauche ? Il me semble que c’est pourquoi les fissures, de l’asphalte, par exemple, forment des angles droits.

De même, si vous êtes perdus dans une forêt, la meilleure solution pour vous en échapper est de marcher dans une direction donnée en ligne droite.

Au contraire le principe d’indifférence peut vous jouer un mauvais tour comme ce pauvre âne de Buridan à égale distance entre une botte de foin et un seau d’eau et qui ne savait s’il avait plus faim que soif.

Quand au principe de précaution il est d’une telle absurdité et si dolosif que je préfère ne pas l’évoquer (prétérition). Le principe est la langue d’Ésope.


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