Troubles cognitifs, dépression, stress, anxiété, vieillissement… Un remède à tout cela ? Le sport !

18.08.2013 | par Jérôme Palazzolo | Clinique

Pratiquer un sport de manière régulière, cela signifie entretenir sa forme physique, avoir un cœur qui s’adapte aisément à l’effort et des muscles en acier. Mais une telle activité donne également un grand bol d’air frais à nos méninges. Car en dehors des sensations de bien-être que le simple fait de bouger procure, des réactions chimiques surviennent, réactions qui nous permettent de nous sentir mieux psychologiquement. En effet, ne dit-on pas que l’activité sportive, quelle qu’elle soit, a un impact sur la mémoire et l’intelligence, voire même qu’elle possède une action antidépressive et anxiolytique ?

Alors, pour accroître nos capacités cérébrales, améliorer nos performances cognitives et augmenter votre attention, doit-on obligatoirement transpirer ?...

En fait, la pratique régulière d’une activité physique stimule la production de nombreux neurotransmetteurs (endorphines, sérotonine, noradrénaline et dopamine), et aurait une action neuroprotectrice. Une étude menée à l’institut médical Howard Hughes a en effet montré que les souris habituées à l’activité physique possédaient 2,5 fois plus de neurones que les autres. L’activité sportive stimule également la formation de capillaires sanguins au niveau de l’hippocampe (cette structure est essentielle à la mémoire et à l'apprentissage, et jouerait aussi un autre rôle majeur en nous aidant à rationaliser face à l'incertitude). Chez l’homme, l’activité sportive régulière retarde considérablement l’atrophie du cerveau, et permettrait donc d’éviter ou de retarder l’apparition de maladies dégénératives cérébrales.

Une étude réalisée en 2008 (Green CS, Bavelier D: Exercising your brain: a review of human brain plasticity and training-induced learning. Psychol Aging 2008; 23(4): 692-701) sur des femmes de plus de 65 ans montre que celles qui privilégient une activité physique régulière sont celles qui préservent le mieux leurs fonctions cognitives, contrairement aux plus sédentaires qui subissent une détérioration de leurs capacités intellectuelles. Cette constatation pourrait être liée à l’afflux sanguin cérébral, qui durant l’exercice physique est parfois majoré de 30%. Le cerveau, alors mieux alimenté en oxygène et en éléments nutritifs, serait préservé des altérations liées à l’âge et donc plus performant.

Par ailleurs, la pratique régulière d’une activité physique permettrait de favoriser les capacités de concentration en stimulant la libération de dopamine cérébrale.

Bouger pour mieux se concentrer, une méthode disons…inattendue, mais bien connue des sportifs.

L’exercice physique serait donc un moyen simple et naturel pour travailler intellect et concentration !

De plus, les aléas de la vie quotidienne sont parfois à l’origine de désordres psychologiques tels qu’une irritabilité exacerbée, le stress, l’anxiété, voire même parfois un épisode dépressif (caractérisé de « réactionnel »). Tout comme le fait de mal s’alimenter, l’absence d’exercice physique n’arrange rien, bien au contraire !

Pour certains auteurs (Mead GE et al.: Exercise for depression. Cochrane Database Syst Rev. 2009), la pratique régulière d’un sport aurait même un effet bénéfique sur notre moral; en association avec une médication adaptée, elle réduirait l’intensité des symptômes dépressifs plus rapidement que lors de la prise d’antidépresseurs seuls. En pratiquant une activité physique, notre cerveau fabriquerait plus de sérotonine, de noradrénaline et de dopamine, mais aussi des endorphines qui sont à l’origine d’une diminution massive de l'angoisse.

La course à pieds serait l’activité la plus à même de lutter contre la dépression d’après les chercheurs de la Duke University. Le taux de sérotonine, anormalement bas chez les personnes dépressives, quintuplerait lors d’une séance de footing de 40 minutes. Et lorsqu’on sait que cette molécule est également impliquée dans la régulation du cycle veille-sommeil et qu’elle atténue les sensations de douleur et d’anxiété, on comprend mieux l’intérêt de pratiquer un sport afin d’éviter les affres de la dépression…

Alors en résumé de tout ça, que vous souhaitiez améliorer vos capacités cognitives, la manière dont vous vieillissez ou la qualité de votre moral... faites du sport !

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