Le baratin à la française


Idriss Aberkane est peut-être un génie de la communication, certainement pas des sciences.

Coqueluche des médias ces derniers mois, Idriss Aberkane passe auprès de beaucoup pour un scientifique de génie. Jeune, télégénique, dynamique, drôle, vantard et beau parleur, il a tout pour se faire une image d’expert dans le monde superficiel des médias de masse. Radios et télévisions se le sont arraché, des journaux réputés sérieux l’ont glorifié avec trop peu de recul. Une analyse raisonnée remontant aux faits ébrèche bien vite son image.

Le curriculum vitae d’Aberkane a déjà été passé au crible cruel du réel par certains sceptiques (voir ici ou ) et y a mal résisté : celui-ci regorge d’exagérations et d’affirmations trompeuses. Un exemple parmi des dizaines, Aberkane se présente comme normalien sans avoir passé le concours de l’École Normale Supérieure. Après le CV du consultant « bardé de diplômes » glorifié par Le Monde (01/11/2016), c’est son livre que d’autres ont scruté, pour y trouver des erreurs factuelles et une version caricaturale de certaines théories (lire).

Un dossier bien maigre pour un génie...

Puisqu’on le présente comme un spécialiste des neurosciences, c’est bien sûr à son œuvre scientifique qu’il faut s’attacher plutôt qu'à son CV ou à son livre. Première surprise pour ceux qui voient en lui un scientifique de haut rang : la terrifiante maigreur de son dossier. Pourtant, celui-ci n’est pas totalement vide. Dans la suite de ce billet, nous discuterons l’une de ses dernières publications en date, déposée sur HAL en 2016.

Le thème de l’article est l’économie de la connaissance, un sujet qu’Aberkane ne dit pas avoir inventé, mais qu’il prétend faire avancer grâce à des formules mathématiques dont on jugera de la profondeur et de la rigueur plus loin.

Cantor n'est pas d'accord

Dès le second paragraphe, l’auteur annonce qu’il va donner deux preuves que l’ensemble des connaissances est infini, sans à aucun moment définir ce qu’est une connaissance. Il semble cependant, d’après le premier argument, qu’une « connaissance » puisse être identifiée à une tautologie (au sens mathématique), autrement dit un énoncé vrai.

La première démonstration est la suivante : si c est une connaissance, alors « je sais c » est aussi une connaissance. Ainsi, tout le monde sait une infinité de choses s’il sait que 1 = 1, puisqu’il sait alors « je sais que 1 = 1 » et « je sais que je sais que 1 = 1 », etc.

La seconde « démonstration » est mathématiquement fausse, car elle suppose que l’ensemble E des connaissances contient P(E), l’ensemble des parties de E, ce qui est mathématiquement impossible (en vertu du théorème de Cantor).

Aberkane ouvrait ce second paragraphe en disant « l’intérêt politique et économique de la connaissance est l’évidence même, quand on sait que cette connaissance est infinie ». Mais en quoi le fait de savoir que 1 = 1, que l’on sait que 1 = 1, etc, est-il d’une « évidente » importance politique et économique ? Et si tout ce qui est infini est d'un grand intérêt politique et économique, il faut d'urgence s'intéresser au vide. L'auteur déclare ensuite que la connaissance est la seule ressource infinie, ce qui ne tient pas car toute son argumentation serait aussi valable pour, par exemple, les croyances irrationnelles ou les algorithmes.

La petite maison dans la prairie

Dans une seconde partie, le consultant commence par définir ce qu’il appelle (à mon avis bien trop pompeusement) la « loi de Soudoplatoff », à savoir que lorsqu’on partage des biens, on les divise, mais que quand on partage la connaissance, on la multiplie. Cela n’est pas sans rappeler des équivalents un peu plus mièvres à propos du bonheur, des sourires ou des bisous. Cette « loi » est une des trois lois fondamentales définies plus loin par l’auteur.

Un paragraphe étonnant suggère ensuite que les conflits naissent tous du fait que nous voulons des ressources non partageables comme le pétrole ou l’eau, et que si on se focalisait sur la connaissance, par une « implication non triviale de la loi de Soudoplatoff », tout irait pour le mieux. On peut donc laisser entendre en 2016 que le savoir n’est pas source de conflit et que les hommes ne se battent pas pour conserver des connaissances secrètes…

L’auteur de cet article sur la connaissance nous apprend ensuite qu’il ne tentera jamais de définir la connaissance. Et en effet, nous ne saurons jamais de quoi il s’agit.

Les trois lois

La partie 3 pose des « propriétés » péremptoirement assénées concernant la connaissance. Puis arrivent les « 3 lois » :

  1. L’échange de connaissance la multiplie.
  2. Le transfert de connaissance prend du temps. Il faut donc étudier les flux de connaissances et non la somme des connaissance (cette remarque est en contradiction avec ce qui est dit plus loin dans l’article).
  3. Le pompon, c’est la loi de « superlinéarité » donnée par la formule K(A ∧ B) > K(A) ∧ K(B). AUCUN des termes de cette formule n’est défini : K (la connaissance, apparemment) ne l’est pas, ce que revendique Aberkane. On ne sait pas ce que A et B représentent, ni le symbole « ∧ » (qui veut normalement dire "et" en logique). Pour expliciter la formule, l’auteur écrit que « savoir A et B, c’est plus que savoir A et savoir B séparément […] La connaissance se reproduit donc. »

Il faut faire plusieurs remarques sur ce dernier point.

Le symbole « ∧ » est normalement utilisé pour des propositions, ce qui fait sens ici : A et B peuvent être des énoncés, par exemple « 1 = 1 » ou « Paris est une ville », dans ce cas A ∧ B est "1=1 et Paris est une ville". Le symbole « > » est normalement utilisé pour des nombres. Dans ce cas, K(A) est un nombre, mais la notation K(A) ∧ K(B) n’a plus alors aucun sens. Bref : cette formule est totalement creuse jusqu’à preuve du contraire. Si on se rabat sur sa version littéraire, qui est donc « si j’apprends A et B, j’apprends encore quelque chose de plus », on est en droit d’être dubitatif. Quelle nouvelle connaissance nous apporte de savoir « 1 = 1 » et « Paris est une ville » ? Mais en supposant que c'est vrai, il suffira donc d'avoir deux connaissances A et B pour en avoir automatiquement une troisième, C. Une fois A et C connues, une autre, D viendra, etc. Au final, à moins de supposer des cas étranges où A et C engendrent B, A et B engendrent C, et B et C engendrent A, il suffit d'apprendre deux choses pour en connaître une infinité. Etonnant, non ?

Quand Aberkane contredit Idriss

A la page suivante, Aberkane prétend donner une formule indiquant le flux de connaissance, toujours en utilisant certains symboles non définis. Cette formule est la suivante : φ(k) = At, où t désigne la durée, A l’attention et φ(k) le flux de connaissances. L’auteur précise ici (en contradiction avec la page suivante) que φ(k) n’est pas le flux au sens physique, mais la somme des connaissances —au-dessus notée K… Cela signifie donc que la connaissance accumulée se calcule en multipliant « l’attention » par la durée. Cela a deux implications :

  1. Les connaissances que vous accumulez ne dépendent pas de ce que vous faites. Passez une heure à lire un livre scientifique ou à relire en boucle le titre de ce même ouvrage : vous aurez dans les deux cas accumulé la même quantité de savoir. Lisez un livre de science ou des mensonges, vous accumulerez autant de connaissances.
  2. Les connaissances suivent une loi linéaire : en 2 heures, vous apprendrez le double de ce que vous apprenez en 1 heure, en contradiction avec l’une des trois lois fondamentales de Aberkane (la « superlinéarité »)…

Bref, du baratin

Sur Twitter, Aberkane écrivait récemment qu’on peut juger la grandeur de ce qu’on fait à l’importance des gens qui tentent de vous arrêter. Des internautes se sont assez vite moqué de lui en lui demandant si cette maxime était valable pour Ben Laden ou Donald Trump. Il est comme ça : impulsif, il se laisse porter par la beauté de la phrase et son aspect d’aphorisme, sans en chercher les implications. Il a sans doute rédigé son article comme il écrit sur les réseaux sociaux : il fait des phrases qui semblent profondes à certains, mais qui ne résistent pas à l’analyse. C’est parfois trivial, parfois faux. Souvent, ça n’a aucun sens…

Il y a un nom pour cette méthode qui permet d’avoir l’air futé en ne disant rien de profond : le baratin ou, version anglophone, le bullshit. Le texte publié sur HAL évoque bien plus un fils spirituel de Deepak Chopra et des frères Bogdanov, qu’un connaisseur des neurosciences.

 

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur le baratin, ne ratez pas ce beau livre !


18 commentaires pour “Le baratin à la française”

  1. Jacques PRESTREAU Répondre | Permalink

    Voici à titre de commentaire une citation de Coluche, suivie d'une courte réflexion personnelle en toute humilité et suivie à son tour d'une seconde citation cette fois de Kant, précédée d'une autre réflexion personnelle sur la pertinence ou pas d'une "mesure de la grandeur de ce qu'on fait (ou dit ou écrit)" :

    La première citation, pour représenter en seulement 9 mots ce qu'évoque pour moi tout ce baratin d'Aberkane sur le partage des connaissances, me vient de Coluche : "Donne-moi ta montre, je te donnerai l'heure".

    Courte réflexion personnelle (en toute humilité) :
    Il n'est pas besoin de grands discours pompeux pour rendre une image concise de ce que sont le savoir et la connaissance. Le savoir est ce qui se transmet ou s'acquiert par réflexion sur la base de ce qui est transmis par d'autres (nos parents, nos enseignants...). La connaissance est ce qui s'acquiert par la pratique, par le vécu, par l'EXPÉRIENCE PERSONNELLE.

    Un post-doc par exemple, a beaucoup de savoir fraîchement acquis (et il devra continuer à en acquérir tout au long de sa vie) mais n'a pas encore beaucoup de connaissance, parce qu'il a encore peu d'expérience personnelle réalisée à partir du savoir acquis. En général, un professeur qui a passé sa carrière non seulement à enseigner mais aussi à pratiquer n'a pas seulement un grand savoir mais a aussi et surtout une grande connaissance. Et si le savoir est une étape incontournable dans la future compréhension de ce qu'on aura à expérimenter personnellement plus tard... le trésor le plus riche est bien celui de la connaissance, le fruit de la longue expérience. Ce qui hélas ne se transmet pas mais constitue le trésor personnel de tout être qui progresse sur son chemin de l'existence. Ce qui se transmet c'est le savoir... et l'art d'acquérir la connaissance (notamment par la découverte merveilleuse de l'épistémologie et des pièges subtils de l'analyse), mais pas la connaissance elle-même.

    Pas besoin de formaliser tout cela avec des symboles mathématiques fumeux qui relèvent non seulement du baratin mais aussi et surtout de l'imposture. Le savoir se mathématise dans une certaine mesure... mais la connaissance ne se mathématise pas : elle se vit !

    Ma deuxième citation est celle relative à cette phrase qu'exprime Aberkane sur Twitter "On peut juger la grandeur de ce qu’on fait à l’importance des gens qui tentent de vous arrêter.". Quel orgueil ! La grandeur de ce qu'on fait ne se juge pas, surtout par les autres... mais elle s'apprécie par le bien qui en est tiré par nos semblables ou par le vivant en général. Peu importe qu'on soit encouragé ou critiqué, adulé ou méprisé. Ce qu'on fait n'est ni grand ni petit, ce qu'on fait est simplement utile à l'avancement de la vie ou un obstacle à l'avancement de la vie. Et ce qu'on dit (ou écrit) n'est ni grand ni petit, ce qu'on dit (ou écrit) est simplement utile à la réflexion de nos semblables ou inutile (voire un écueil) à la réflexion de nos semblables. Toute idée de "mesure personnelle" de ce qu'on fait ou dit ne peut avoir de motivation que celle de se comparer aux autres, donc de mesurer finalement la magnitude de son ego. S'il est une mesure qui est réellement importante dans l'existence c'est celle-ci : "Aujourd'hui ai-je progressé par rapport à hier dans ma connaissance (je dis bien "connaissance", pas "savoir") du monde ?" Chose qui d'ailleurs ne peut que s'apprécier et pas se mesurer, et uniquement de façon relative et aucunement par une quantification absolue puisqu'on ne sait jamais où on se trouve dans le labyrinthe de la connaissance (qui n'a d'ailleurs pas de limites).
    A cet imposteur et très orgueilleux Idriss Aberkane qui prétend mesurer (donc comparer) la grandeur de ce qu'on fait en utilisant la réaction des autres comme instrument de mesure j'ai donc envie de lui opposer ce que disait Emmanuel Kant avec beaucoup d'humour : "L'orgueil est une sottise qui exige que les autres s'estiment peu en comparaison de nous-mêmes.".

    • Alain Répondre | Permalink

      Voilà des propos sensés. Beaucoup plus crédibles que ce baratin d'Aberkane. Qui sommes toutes, ne tente pas du tout de rendre supérieur, grâce à ses formules mathématiques inappropriées. Mais qui à mon avis, tente surtout de nous faire croire que nous sommes moins intelligent que lui. Il y a une différence entre croire et savoir. Autrement dit, il n'aurait jamais perdu de temps à écrire des propos aussi fantaisistes, s'il aurait vraiment été capable de calculer son niveau de savoir et de connaissances. Il croit avoir les connaissances nécessaires pour élaborer son savoir. Ça me rappelle un peu. Le cogito de Descartes. Qui expliquait que le fait de penser prouvait notre existence. Le fait de savoir de par l'intermédiaire de nos sens, nous en donne suffisamment la preuve. Avec l'expérience, nous en sommes convaincus. Ce qui nous donne la connaissance de notre conscience.

    • Petrouchka Répondre | Permalink

      "Pas besoin de formaliser tout cela avec des symboles mathématiques fumeux"

      Cette phrase est un peu ambiguë, voulez vous dire qu'on ne devrait pas s'embêter a formaliser ce qu'est le savoir ou la connaissance? Ou bien qu'on ne devrait pas le faire juste n'importe comment, a l'image de ce cher Idriss?

      Je suis d'accord avec la seconde lecture, mais certainement pas avec la premiere. Je ne sais pas a quel point la distinction que vous faites entre savoir et connaissance est communément admise, mais formaliser le sens et les implications logiques d'un enonce tel que "Je sais que X est vrai" est une tache a la fois complique et passionnante (par exemple, si vous lisez l'anglais: https://plato.stanford.edu/entries/epistemic-paradoxes/), sujette de beaucoup de travaux en logique et en épistémologie depuis Aristote, auxquels M. Aberkane se garde bien de se référer dans ses elecubrations depourvues de sens.

      Cet façon qu'il a de s'ériger en genie des mathématiques de la connaissance en jetant par la fenêtre une quantité indescriptible de travaux sérieux et sensés, m'agace au plus haut point, et imaginer ce que peut ressentir un chercheur en neuroscience (son vrai fond de commerce revendique) a la lecture de ses "travaux" me donne le vertige.

  2. Olivier Répondre | Permalink

    Très bon article. Sur le paragraphe des "trois lois", à la question "Quelle nouvelle connaissance nous apporte de savoir « 1 = 1 » et « Paris est une ville » ?", j'ajouterai la problèmatique liée à la connaissance d"un seul de ces énoncé (par exemple « Paris est une ville »). En effet, ce genre d'énoncé n'est e définitif rien d'autre qu'un jugement analytique (au sens de Kant cf http://www.les-philosophes.fr/kant-critique-de-la-raison-pure/Page-8.html) et n'est donc en lui-même porteur d'aucune source nouvelle de connaissance. En définitif, il semble que la démonstration, si l'on peut dire, d'Aberkane se heurte dès le début au fait que tout les faits (connaissances) ne sont pas informatifs (ce qui,pour le coup, n'est pas une nouvelle pour des lecteurs de Chalmers).

  3. MRR Répondre | Permalink

    Très bon billet, merci.

    Je me demande à quel point la structure française avec les meilleurs chercheurs qui sont souvent non enseignants participe de la difficulté de la communication de la science par rapport à d'autres pays...

    Sinon, plus généralement, j'ai l'impression qu'il y a un problème culturel avec les journalistes, y compris "scientifiques", souvent (1) sensibles à la forme, de préférence litéraire, ce qui favorise un continuum de Klein à Aberkane. (2) Pas très engagés avec la communauté scientifique elle-même. En parlant avec des scientifiques, ce n'est pas dur d'apprendre que ces personnes ne sont pas bien considérées dans leur domaine affiché. Ma petite expérience personnelle d'engagement avec des journalistes scientifiques français sur les médias sociaux n'est pas très positive malheureusement. De "on sait ce qu'on doit écrire, on est journalistes" à des soupçons de scientisme. Peut-être un effet d'une culture de cloisonnement entre professions plus grande en France qu'en Amérique du Nord par exemple ?

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Tout à fait d'accord avec vous sur les journalistes. La plupart ne savent pas ce qu'est un expert et se fient au bagout de leur interlocuteur plus qu'à son expertise véritable. C'est hélas la même chose avec les politiques. Et ça retombe ensuite sur les étudiants qui ne comprennent pas pourquoi ça ne fait pas sérieux de citer Cyrulnik dans un mémoire de master...

  4. FBLR Répondre | Permalink

    Non que je veuille donner du crédit à ce tocard, le symbole " ∧ " peut aussi avoir d'autres significations courantes en mathématiques, notamment en géométrie. En effet, il peut s'agir d'un "wedge product" du type de formes multilinéaires comme on en rencontre régulièrement en géo diff ou géométrie algébrique.
    (bien entendu c'est plus une remarque en passant: je me refuse de lire le pipo du rigolo car il est évident que cela en est).

    Le plus fou est que personne ne le reprenne sur ce qui définit une connaissance. Car rien que le stockage de la "connaissance" a un coût. Et dès qu'on met un peu en équation tout ça on se rend compte que l'ensemble de ses sophismes sont évacués d'un trait et ce, même avec des raisonnements au premier ordre...

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Merci pour cette précision. En effet, "∧" peut aussi être le produit vectoriel (ou désigner la borne inférieure dans treillis). Je me suis contenté d'évoquer l'interprétation qui semblait la plus plausible, tout en gardant en tête que probablement il n'y tout simplement aucune explication et que l'auteur ne sait pas lui-même ce qu'il écrit.

  5. Le boulanger positiviste Répondre | Permalink

    Autre chose que je ne comprend pas : Il n'y a aucune référence dans le corps du texte pourtant il y a une (grande) liste de références bibliographiques à la fin de l'article. Dans un article scientifique, ne devraient figurer normalement dans la liste des ref biblio que celles qui ont servi dans le corps de l'article, or là il n'y en a aucun (de ce que j'ai pu voir).
    Si quelqu'un veut partager sa connaissance pour la multiplier ca serait bénéfique pour moi et pour l'humanité. Merci.

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Bonne remarque ! Un de mes collègues me disait en outre que la liste de références ressemblait à ce qu'on obtiendrait en cherchant "knowledge economics" sur Google Scholar et en recopiant tout ce qui se présenterait...

  6. GS Répondre | Permalink

    J'y pense, "∧" peut aussi signifier "rejet" (non disjonction exclusive) en logique booléenne.

  7. GS Répondre | Permalink

    (non disjonction inclusive) - je crois m'être trompé.

  8. GS Répondre | Permalink

    Bon, je m'étais bien trompé, pardon pour le flood.

  9. Azul Répondre | Permalink

    Idriss Aberkane, n'a-t-il pas fait le Cogmaster de l'ENS ?

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Apparemment, il a bien été inscrit dans le Cogmaster en première année, mais on n'a pas de trace de son diplôme. Soit qu'il ait abandonné, soit qu'il ait échoué. Il ne se trouve pas, semble-t-il, sur le site des anciens du Cogmaster.

  10. Nicolas Répondre | Permalink

    Merci pour cet excellent article... enfin ! Je croyais être le seul à être irrité par le personnage. Moi-même actuellement étudiant doctorant en sciences, je me demandais pourquoi si peu de sources, si peu de publi, si peu ... d'humilité.
    Quand on fait une thèse, on souffre. On souffre des expérimentations qui sont retardées pour des problèmes techniques, des difficultés à publier parce que le journal nous dit "ce n'est pas dans notre thème en ce moment", on doute et à la fois on est heureux d'avoir l'impression d'arriver à avancer à tout petits pas. Mais avant tout, on bosse en équipe, on apprend de Maîtres.
    Je n'entends nulle humilité par rapport aux sciences, nulle reconnaissance de pairs, j'entends que "un doctorat c'est facile quand on a la passion" (non, c'est beau, passionnant, presque sacerdotal mais ce n'est pas facile), je n'entends que des affirmations péremptoires et des certitudes, des recettes toutes-faites. Une sorte de paradoxe qui dirait "vous pouvez exercer votre intelligence, réfléchissez par vous-mêmes : pensez comme moi!"
    Merci pour cet article !

  11. Bruno Répondre | Permalink

    Bonjour,

    Votre blog ouvre systématiquement une page pub 'gagner un iPhone. Il n'est pas possible de lire entièrement votre article sans être interrompu.

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