Haut potentiel intellectuel : témoignages


Des personnes concernées par le Haut Potentiel témoignent.

La revue ANAE publie prochainement un dossier de mise au point sur ce que l'on sait — et ce que l'on ne sait pas — concernant le haut potentiel intellectuel (HPI; on dit aussi HQI), qui définit les personnes dont l'intelligence, telle que mesurée par un test de QI, dépasse un seuil de 130. Dans le cadre de ce dossier, nous avions sollicité les témoignages de personnes concernées par le HPI, pour donner plus de vie à ce numéro. Cependant, la revue a finalement considéré que ces témoignages, qui n'ont aucune prétention à la représentativité, ne seraient pas à leur place dans une revue professionnelle-scientifique. Il a donc été décidé de les mettre à disposition des internautes sur ce blog, comme complément au dossier.

Les témoignages qui suivent sont donc à prendre comme l'expression libre de quelques personnes singulières, non comme l'incarnation d'une généralité.

Thierry

Je témoigne en tant que personne HQI, responsable de Mensa Youth Be la branche jeunesse de l’association Mensa Be (Belgique) et membre de cette dernière. A la question, y a t’il des HQI sans soucis, pour moi la réponse est « oui » ! Je me considère comme globalement heureux, j’aime aller travailler, rencontrer des gens et m’amuser. J’aime rassembler des gens pour essayer de construire, à notre échelle, un monde meilleur. J’aime aussi ne rien faire.

Je crois que le « Carpe Diem » (profite du jour) prend tout son sens pour être heureux. Pouvoir habiter pleinement le présent et en tirer volontairement, résolument, tout ce que l’on peut de positif, contribue selon moi à se sentir bien, à emmagasiner de l’énergie pour les coups durs qui arrivent de temps en temps (concept que ma fille de 8 ans a déjà bien intégré). Cela permet, toujours selon moi, de se libérer d’informations de peu d’importance qui viennent juste parasiter notre bonheur. Et c’est une approche que je trouve compatible avec le fait de se projeter dans le futur ou de regarder vers le passé, par exemple quand c’est nécessaire pour faire des choix.

Mes différentes fonctions au sein de Mensa me permettent de rencontrer beaucoup de monde identifiées HQI. Sans que cela ait valeur scientifique, il me semble que la confiance en eux est une compétence que l’on retrouve souvent chez ces personnes qui cumulent avoir un HQI et être épanouies. Je serai curieux de voir une étude à ce sujet.

Il me semble en conclusion que la confiance en soi et la capacité à profiter de l’instant sont deux composantes importantes de l’épanouissement. Je serais curieux de savoir si il y a des personnes « construites » avec une incapacité à acquérir/développer ces compétences. Et, si oui, le pourcentage qu’elles représentent et ce qui peut être fait pour elles.

Pour Maya

Notre fille, Maya, nous a surpris dès son plus jeune âge… Elle marchait à 7 mois, a prononcé ses premiers mots vers 6 mois, a facilement intégré une Petite section de Maternelle à 2 ans et s’est montrée, d’emblée, très à l’aise avec les apprentissages. Elle lisait les chiffres de 1 à 15 à 18 mois et s’est mise à prononcer ses premiers mots en anglais vers l’âge de 2 ans.

Après avoir lu un livre plutôt alarmiste sur le devenir des enfants précoces, nous avons consulté un psychologue qui nous a rassurés sur le développement harmonieux de Maya. Il nous a été suggéré de la « nourrir » selon ses envies et besoins – autant que faire se peut – mais de ne pas « anticiper de potentielles souffrances ou difficultés. Maya a sauté la grande section de maternelle car elle avait déjà appris à lire seule. Elle était capable de réaliser mentalement des additions et soustractions et parlait très bien l’anglais.

C’est une enfant sociable, de tempérament leader, exigeante dans ses relations mais ouverte et curieuse. Actuellement âgée de 5 ans ½, scolarisée en CE1, elle demande à résoudre (avec succès) des équations telles que 2x-4=12. Elle fait du piano avec plaisir ainsi que du judo. C’est la « chef » d’un petit groupe de garçons de sa classe avec lesquels elle fait les 36 coups.

Son enseignante s’interroge sur un nouveau saut de classe ce qui nous a amené à solliciter une nouvelle consultation en psychologie. Il est ressorti de cette dernière qu’un deuxième saut de classe serait peut-être malvenu au regard de ses besoins relationnels actuels et de son jeune âge : Maya demande avant tout à être avec ses petits amis et à poursuivre leurs activités sociales.

Au Bonheur des Zèbres

« Le malheur augmente-t-il avec l’intelligence ? ». Pour répondre de manière incarnée à cette question triviale et un poil provocatrice, je me suis lancée dans un projet ambitieux : Au Bonheur des Zèbres. L’objectif : démonter les idées reçues, y compris les miennes, sur le haut potentiel intellectuel et le bonheur, grâce à plusieurs médiums. Un ouvrage en cours d’écriture, d’abord. Au Bonheur des Zèbres est un « livre en étoile », pour reprendre les mots de Cécile Bost : à la fois récit – de mon histoire et de cette aventure qui m’a menée à Nantes, à Bruxelles ou à Lisbonne – ; galerie de portraits – d’une trentaine de personnalités ; et série d’interviews, de spécialistes de la douance et de la psychologie positive. C’est aussi une communauté qui grandit, en ligne, sur les réseaux sociaux ; et hors ligne, grâce à une série d’événements. Au fil de mes (re)lectures et de mes rencontres, je confirme une intuition essentielle. La douance est une clé de compréhension et une grille de lecture éclairantes, mais elle ne saurait à elle seule définir tout notre être. Elle ne dit pas nos singularités, notre boule à facettes. Nos dysfonctionnements et nos angoisses lui sont trop souvent imputés –  le biais d’attribution qu’évoque notamment le pédopsychiatre Gabriel Wahl. Or, si nos capacités intellectuelles aggravent parfois nos émotions négatives et nos doutes existentiels, c’est aussi elles qui nous permettent d’en sortir et de construire une forme de bonheur, au détour de nos arborescences.

Camus F

Pour tous ceux qui voudraient lire S.O.S HPI en détresse passez votre chemin ! Je suis une femme (quadra) à qui on vient de révéler son haut potentiel par le biais du WAIS IV il y a un mois de cela, belle date inoubliable  (j'en demandais pas tant au Père Noël ) .

Je ne comprends pas cette façon de traiter le haut potentiel en France, c'est limite un handicap, un trouble. Avoir une pensée fine, une vitesse de traitement de l'information Mach 1, une compréhension des choses sans bornes. Qui ne voudrait pas de ce microprocesseur hyper-performant ? Je suis ni un équidé, ni lésée de l'amygdale plutôt sapiens avec un mode de fonctionnement si je devais l'imager Intel Core 7 nouvelle génération. Donc les adeptes de la « troublitude » j'ai bien peur que ce témoignage vous plonge dans le Styx. Mes semblables, le HP est un don oubliez peur et foutaises.

Portrait de l'enfant que j'étais

Passionnée par les mots, les livres, le dessin, les puzzles et les Legos. Mon institutrice a voulu me faire sauter la grande section de maternelle car je savais lire et écrire. Refus de la directrice. Bref au CM1 j'ai mis ses nerfs et son autorité à rude épreuve car elle et mon instituteur se sont acharnés sur moi pour étouffer ce potentiel que j'ignorais. Redoublement en étant 2ème de ma classe pour me punir en prétextant un manque de maturité et le besoin d'intégrer les règles (grand traumatisme). J'étais leader de ma classe avec un caractère fort, affirmé et un humour cinglant pour mon âge. Scolarité en dents de scie jusqu'à la faculté que j'ai quitté au niveau de la licence.

Mon mode de  fonctionnement

Autodidacte, besoin d'assouvir par moi-même mon extrême curiosité intellectuelle, le savoir c'est ma grande quête dans la vie. Je dévore les livres de différentes disciplines depuis ma tendre enfance. J'adore aussi les encyclopédies, les dictionnaires, les Atlas. Je suis d'une extrême exigence envers moi-même, j'adore la complexité et la facilité m'ennuie. Excepté mon entourage proche, je suis souvent en dissonance avec les autres, avec leur rythme, leur façon de voir les choses, leur centre d'intérêt. J'utilise donc beaucoup l'humour pour adoucir cet état de fait. Je suis d'une très grande sensibilité. Quant à l'empathie, je fais l'effet d'une IRM aux autres, une lectrice de l'âme. En revanche je ne me suis jamais sentie extra-terrestre ou étrangère au monde, sérieusement il s'agit de quoi ? d'un remake de Star Wars?

Le jour ou une amie m'a dit: « lis ce bouquin, il va te parler » vous savez le truc avec les zèbres (pas Le Roi lion) , j'ai failli tomber à la renverse. Sur l'observation clinique dans le mode de fonctionnement notamment des enfants à haut potentiel j'ai été frappée, mais concernant l'amygdale vulnérable, l'arborescence j'ai voulu comprendre. Donc j'ai approfondi le sujet en me tournant vers les spécialistes et la science. Certainement grâce à une pensée qui converge bien vers ce qu'il y a de plus sérieux et qui diverge bien de ce qu'il y a de plus farfelu (Myéline mon amie ).

Et là je scanne tout jusqu'au livre de Nadine Kirchgessner Les surdoués atteints de haut potentiel. Rien que le titre m'a captivée et fait rire. J'ai été bouleversée par la page caractéristiques, mon portrait à 95%. A partir de son site j'ai découvert et lu Gauvrit, Ramus, Terrassier, Adda puis Grégoire. Enfin une vision de moi sérieuse, réaliste, optimiste loin des stars des médias grand public.

Ce livre m'a donné la force de me rendre chez une excellente psychologue spécialiste du haut potentiel pour avoir des réponses à mes questions, il m'a fallu un immense courage rien que pour parler à cette professionnelle et affronter une montagne de peurs pour passer le test. Ce haut potentiel je le vis comme un trésor, là depuis ma naissance (merci maman et papa), le problème ce n'est en aucun cas ce cadeau mais l'Education Nationale obsolète qui ne sait pas faire avec ces enfants hors-norme. Ma plus grande peur était à l'issue du test de n'être pas HPI donc vive la vie.

Avec cette découverte je veux reprendre des études de psychologie (discipline passionnante) et je souhaite que la France sorte de « la prozac attitude » pour valoriser cette richesse nationale. Plusieurs personnes ont repéré ma particularité moi jamais, c'est le voile de l'humilité qui l'empêche, il a fallu un livre et le test, je hais l'injustice voilà pourquoi je parle.

Aurélie

Diagnostiquée HPI à 27 ans (j'en ai 35 aujourd'hui), j'ai alors cru tenir l'explication de certains troubles dont j'avais souffert. Après analyse de la situation, je pense être capable de dissocier ce qu'orchestre la « douance » et ce que dirige l'hypersensibilité. Je reste néanmoins persuadée qu'axer la réalité des HPI sur un surpositivisme des caractéristiques risque d'amener des HPI moins équilibrés vers un rejet ontologique.
Je n'ai pas fait face à l'échec scolaire (bien que n'ayant pas validé mon bac la première année) : j'ai eu la chance au CP de partager la salle de classe avec les deux sections supérieures à la mienne, ce qui me permettait d'être intellectuellement stimulée et d'intervenir à loisir lorsque mes exercices étaient finis. J'étais envahie par une frénésie d'absorber les savoirs (je le suis toujours). En ce qui concerne l'ennui, je le neutralisais en écrivant de la poésie (et des romans un peu plus tard, vers l'âge de 10 ans).
Je crains un système scolaire spécifique aux HPI pour plusieurs raisons : la ghettoïsation, l'élitisme et une forme de compétition destructrice. Je crois plutôt à une restructuration des « rôles » de chacun à l'école. Les enjeux méritocratiques nuisent globalement à l'enfant et fixent les stéréotypes sociaux de manière fataliste.
Aujourd'hui j'ai plusieurs métiers que j'exerce sans pour autant avoir reçu de formation au préalable. L'autodidaxie ajoutée à un esprit plutôt critique m'a permis d'acquérir un certain niveau dans mon métier, niveau qu'il m'a cependant fallu défendre plus qu'une personne issue d'un cursus classique.

Brigitte 

L’école normative éprouve de grandes difficultés à intégrer les profils atypiques et notamment certains profils d’HP. L’école doit apprendre à faire des différences une richesse et une opportunité.

Enseignante à l’Education nationale depuis 22 ans et présidente de la Fondation Potentiels & Talents, j’ai eu chaque année des enfants HP dans ma classe. Quelle richesse, quel challenge ! Ces enfants nous obligent à réinventer l’école au quotidien, pour le plus grand bien de tous. En effet, ce qui est « bon » pour eux, est bon pour chacun des élèves de la classe.

Ces enfants ne sont pas une catégorie humaine à part, comme le seraient les zèbres par rapport aux chevaux comme le voudraient certains. Ils ont juste des caractéristiques hypertrophiées, c’est pourquoi nous les appelons les « hypers ».

La Fondation Potentiels & Talents n’est pas une fondation dédiée aux HP car il ne s’agit pas d’un combat catégoriel : elle entend démontrer que les difficultés (scolaires en particulier) rencontrées par un certain nombre d’HP sont le symptôme de dysfonctionnements plus profonds de notre système éducatif. Ces enfants agissent comme des lanceurs d’alerte. Une des clés de leur épanouissement, valable pour l’ensemble des individus, est de prendre en compte chaque individu dans sa singularité = parcours scolaires individualisés, pédagogies personnalisées… pour que l’école évolue de l’école de la « réussite pour tous » (c’est-à-dire pour quasiment personne, en dehors de « l’élite » stéréotypée) à l’école de la réussite pour chacun.

Ainsi, au sein du réseau d’écoles innovantes regroupées au sein de la Fédération des Écoles de la Transition Éducative (la FETE), nous observons que la pédagogie mise en œuvre dans ces écoles qui ont acquis une expertise dans la prise en charge des enfants en difficulté dont des HP…  bénéficie de fait à tous les élèves, qu’ils soient ou non HP.

Alors oui, quels que soient les profils et les potentiels de chaque enfant, l’école peut se vivre dans la joie, le goût d’apprendre, la construction de l’estime de soi, la connaissance de soi…pour mieux s’ouvrir aux autres, au monde.

Brigitte de Compreignac

Professeur des écoles

Présidente de la Fondation Potentiels & Talents

 

Lucie (le nom a été changé)

Pas facile de parler de soi...Surdoué, c'est un paramètre qui a lui seul ne détermine rien. Je ne suis qu'un exemple parmi d'autre surdoués, qui tous les jours combinent leur personnalité avec ce facteur supplémentaire. Mais tout de même, être surdouée, c'est une chance !

J'ai 29 ans, plutôt l'impression d'en avoir 32 ou 33 d'ailleurs, et j'ai eu la chance d'être aidée très tôt par mes parents dans cette construction. Je n'ai pas toujours été aidée par les autres, des phases d'adaptation difficiles, il y en eu. Alors peut-être que c'est facile pour moi qui ait été aidée et supportée, de dire à ceux qui ne le sont pas, que leur chance est entre leurs mains et qu'il faut la saisir !

J'ai beau essayer de me mettre à leur place, je ne parviens pas à vraiment comprendre cette étonnante tendance actuelle en France, qui consiste à se victimiser et se morfondre en tant que surdoué. Combien de fois dans ma scolarité ai-je été jalousée parce que je n'avais presque pas travaillé tout en ayant de très bons résultats ? Ce n'est pas juste, on ne choisit pas ses capacités, qu'elles soient intellectuelles, physiques, relationnelles... Quand on est précoce, la jalousie, on la vit souvent, on la prend de plein fouet. Moi je choisissais l'humilité, profil bas. D’autres faisant les petits rigolos, comme pour compenser. Dans ces phases de construction de l'enfance, à l'adolescence, à l'adulte, je crois que chacun passe par des étapes où on se rend compte de ses capacités et ses faiblesses, l'important, c'est que l'on peut choisir ce qu'on en fait

J'aimerai dire que c'est possible ! J'oublie le profil bas pour quelques lignes :

J'ai fort heureusement sauté 2 classes jeune, je n'ai pas beaucoup travaillé jusqu'en 1ere année de prépa, et finalement en 2eme année, il était temps de commencer à travailler ! J'ai fait une grande école de commerce, j'ai commencé à travailler à 22 ans et un bon parcours professionnel jusqu'à présent, 3 postes en direction financière, et maintenant je suis manager d'une équipe de 8 personnes. L’évaluation de mon manager est très bonne.

Je suis assez sûre que mon entourage professionnel ne s'est jamais dit que je devais être surdouée, mais tant que je suis perçue comme ayant un très bon niveau, ça me va! J’ai la chance d'être entourée au bureau de personnes de très bon niveau, et parfois je me demande si certains sont surdoués, quelques-uns surement. Finalement ça ne change pas grand-chose, ce qui compte, c'est comment chacun est à l'aise avec ses qualités et ses défauts, et travaille à s'en servir.

Ainsi une personne intelligente mais non surdouée peut occuper un poste très demandeur à responsabilité et s'en sortir très bien grâce à un ensemble de qualités, tout en travaillant très bien avec une personne surdouée, qui a des facilités intellectuelles, qui aident beaucoup à comprendre, analyser vite, voir plus loin, et qui doivent être complétés par d'autres qualités.

D’un point de vue plus personnel et relationnel, ça a été moins linéaire. Il y a eu souvent et il y a encore des moments où je me sens décalée, je ne m'intéresse pas aux mêmes choses qu'une majorité. Eh bien soit ! À moi de compenser pour m'ouvrir, et aussi je me concentre sur un groupe d'amis restreint qui me correspond, des personnes fort intelligentes c'est sûr, des surdoués, quelques-uns seulement.


9 commentaires pour “Haut potentiel intellectuel : témoignages”

  1. Pr S. Feye Répondre | Permalink

    Je témoigne que depuis que Schola Nova a été créée en Belgique (il y a 23 ans), de nombreux surdoués y ont été heureux et y ont vécu sans problèmes, et parfois même en étant et restant grands amis avec des enfants à difficultés énormes. Mais tous ont pu y parler le latin vivant européen.

  2. Jerome Répondre | Permalink

    Bonjour,
    Jouer le jeu de la communication commerciale au travers des temoignages n'est il pas contreproductif concernant le serieux de votre demarche? Je suis ok avec le refus de la revue de les publier, quel interet de le faire ici ? Cela n'apporte rien de bon in fine, pourrait-on presumer d'un debut de contamination dans vos colonnes ?
    Rigoureusement votre. JM.

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Bonjour,
      Ce qui ne serait pas sérieux serait de faire passer un témoignage pour une expérience rigoureusement menée. Je ne vois pas où est le problème dans le fait de publier des témoignages présentés comme tels. Je peux comprendre en revanche que cela vous semble moins intéressant (ou pas du tout, pourquoi pas).
      Je les publie ici entre autres par respect pour ceux qui avaient accepté de s'exprimer dans la revue. Pour que leur textes ne soient pas perdus.

  3. Mélusine Répondre | Permalink

    houlala, ça spamme ici! entre un directeur d'une école (privée) et une proposition de crédit... 😉

  4. François Soulan Répondre | Permalink

    Comment avez-vous sélectionné les "témoignages"?

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Nous avons sollicité des personnes que nous connaissons, qui ont elles-mêmes proposé d'autres contacts, essentiellement.

  5. Camus. F Répondre | Permalink

    Merci à Mr Gauvrit d'avoir publié ces témoignages car ils ont pour seule vocation d'aider certaines personnes en questionnement comme cela à été le cas pour moi.
    Maintenant le procès d'intention fait à ce scientifique m'exaspère, depuis quand un témoignage de plus indiqué comme tel à valeur scientifique?
    o tempora ! o mores !

  6. G Quentin Répondre | Permalink

    De mon point de vue de HPI dont le test de QI a été fait il y a longtemps sans que je ne sois informé explicitement du résultat, et qui a été assez peu affecté je crois par tout ça, ce qui me marque le plus et que je trouve le plus intéressant dans ces témoignages c'est probablement la question de la "sur-attribution", dont il est d'ailleurs fait mention par les concernés à plusieurs reprises.

    J'ai trouvé amusant tout de même qu'un des témoignages qui, je crois, affiche d'une part une conscience que la personnalité interagit avec le HPI, mais qui d'autre part fait une remarque assez étonnante sur le fait d'avoir "29 ans et penser comme une personne de 33 ou 34". Est-ce dû à une idéologie bien trop essentialiste ? Dans quelle mesure le parcours de HPI peut pousser une personne à essentialiser l'âge au point de considérer qu'il y a une manière de penser à 29 et 33 ans ? La question peut se poser

Publier un commentaire