Surnote-t-on les garçons en mathématiques ?

11.03.2014 | par Nicolas Gauvrit | hommes-femmes

Beaucoup de gens pensent que les filles sont sous-évaluées en mathématiques à cause des préjugés sexistes des enseignants. Que dit la science à ce sujet ?

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Maths pour lui, maths pour elle

Nous avons tous des stéréotypes en tête. Nous pensons peut-être que les femmes "sont faites" pour les lettres et les arts, et les hommes pour les mathématiques et les sciences. Certains phénomènes sociaux nous montrent que ces idées reçues sont sinon fausses, du moins liées à un contexte : l’augmentation du pourcentage de femmes parmi les étudiants de médecine (elles y sont maintenant majoritaires) nous montre par exemple que la médecine n’est pas irrémédiablement un métier "masculin". On soupçonne ces stéréotypes d’avoir une influence négative sur notre idéal de justice sociale, notamment en ce qui concerne l’égalité homme-femme. Les psychologues ont d'ailleurs montré expérimentalement comment des préjugés influencent parfois la manière dont on traite les enfants, en parlant par exemple d’une voix plus douce ou plus aiguë à un bébé fille qu'à un bébé garçon [ref]…

Pourtant, s’il ne fait aucun doute que des stéréotypes de genre existent bien et que ceux-ci peuvent avoir une influence sur les comportements et accentuer, voire créer, des inégalités, ces faits sont souvent sur-interprétés.

D’abord, on croit souvent à tort que les stéréotypes sont tous faux et irrationnels. Or, ce que montrent les psychologues, c’est au contraire que nous sommes de remarquables statisticiens intuitifs, et que nos idées reçues ont souvent une base statistique réelle (oui : le statistique est très important). Vous pensez que les hommes sont prêts à prendre plus de risque que les femmes ? C’est un stéréotype, mais il est parfaitement justifié. Vous pensez que les petits garçons préfèrent plutôt les voitures et que les petites filles préfèrent plutôt les poupées ? Encore une fois : c’est un stéréotype de genre, mais il est parfaitement justifié [voir aussi cet article, ou celui-ci]. Ces différences sont peut-être d’origine culturelle (les stéréotypes peuvent agir comme des prophéties auto-réalisatrices), mais elles sont en tout état de cause bien réelles. Admettons tout de suite que, même s’ils sont statistiquement justifiés, les stéréotypes restent souvent faux si on les applique à des personnes particulières. Que les garçons aient une préférence moindre pour les poupées par rapport aux filles — ce qui est vérifié — ne signifie aucunement que tout garçon préfère les petites voitures, ni que toute fille préfère les poupées. Et bien évidemment, un garçon qui préfère les poupées n'est pas moins "garçon", ou une fille qui préfère les petites voitures "moins fille", que n’importe qui d’autre. C’est en appliquant à des cas particuliers des stéréotypes statistiquement justifiés qu’on peut produire des effets néfastes, en particulier une augmentation des écarts.

Ensuite, on suppose parfois que les stéréotypes ont des effets partout où ils sont susceptibles de s’exprimer. Or, si c’est souvent le cas, il y a des exceptions. Prenons l’exemple très précis des évaluations en mathématiques à l’école. La chercheuse Annette Jarlégan cite dans une vidéo des travaux qui montreraient que le stéréotype des filles comme faibles en mathématiques se traduirait par une notation plus sévère pour les filles dans cette discipline. Les filles seraient ainsi sous-notées en mathématiques par rapport aux garçons. Pour le démontrer, des chercheurs ont utilisé la méthode de la double copie : la même copie de mathématiques est donnée à des enseignants pour correction. Seule changement, on dit parfois à l’enseignant que c’est une copie de fille et d’autres fois que c’est une copie de garçon. Le problème, c’est qu’aucune référence n’est donné dans la vidéo.

J’ai donc contacté par mail Annette Jarlégan ainsi que Marie Duru-Bellat, grande spécialiste des discriminations à l’école et notamment auteure du livre L’école des filles, pour avoir des références scientifiques sur ce sujet qui, en tant qu’enseignant, m’intéresse directement. Toutes les deux m’ont très aimablement répondu. Leurs réponses, hélas, furent décevantes : une thèse non publiée sur l’évaluation en sciences physiques, le livre de Marie Duru-Bellat cité plus haut, et une conférence introuvable datant de 1983... et aucun article dans une revue scientifique. En sciences humaines, les livres et les conférences n’ont pas la même valeur qu’un article scientifique. Les livres ne sont pas relus par des experts et les conférences sont souvent trop faciles d’accès pour être sélectives. On considère donc qu’un résultat est bien établi seulement s’il est corroboré par plusieurs articles dans des journaux scientifiques à comité de lecture…

Me voilà donc parti à la pêche aux articles sur les moteurs de recherches scientifiques. Première surprise : il n’y a presque rien sur le sujet ! Un article de Duru-Bellat de 1995 fait tout de même le point sur des questions assez proches. Dans ce papier en français, on apprend par exemple que les comportements des enseignants sont différents selon qu’ils s’adressent aux garçons ou aux filles. Que le niveau d’encouragement est également différent, et plein d'autres faits passionnants... mais concernant les notes, rien ne vient corroborer l’idée que les filles seraient moins bien notées en mathématiques. Bien au contraire, on peut lire (pp. 76-77) que les filles sont mieux notées que les garçons en moyenne et à niveau égal, ce qui s’explique par leur comportement plus conformes aux attentes.

Dans la littérature récente, c’est donc un quasi désert, mais les quelques publications qui existent donne une image bien différente ce celle qu’on attendait. Dans les études qui considèrent les évaluations des enseignants dans leurs classes, on contrôle le niveau réel des élèves, puis on le compare à la note fournie par l’enseignant. Dans ce cas, on trouve généralement que les filles sont sur-notées par rapport aux garçons en moyenne. Duru-Bellat explique le phénomène par le fait que les filles sont des élèves moins turbulentes, et que les enseignants ont du coup tendance à les préférer. Dans les quelques études en aveugle où des enseignants doivent noter des copies attribuées à des garçons ou des filles, on ne trouve en général aucune différence, ce qui explique d’ailleurs la pauvreté de la littérature, car il est très difficile de publier un résultat négatif. Globalement, on peut donc dire qu’il n’y a pas de discrimination sexiste dans les notations à l’école, en mathématiques. Robert Helwig, Lisbeth Anderson et Gerald Tindal (2001) ont par exemple étudié l’évaluation des performances mathématiques de plus de 500 élèves par les enseignants. Ils ne trouvent aucun effet du sexe sur cette évaluation.

Tout cela, bien entendu, ne remet absolument pas en cause l’existence bien réelle de stéréotypes aux effets parfois nocifs pour l’égalité. Dans de nombreux domaines, notamment celui du rectrutement des chercheurs, des expériences bien contrôlées montrent des effets de discrimination sexiste. À l’école même, de telles discriminations sont également bien validées en ce qui concerne le nombre de remarques positives et encourageantes, le temps passé avec chaque élève, etc. Mais pour les notes, ça n'est pas le cas.

Pour aller plus loin

Jarlégan, A., Tazouti, Y., & Flieller, A. (2011). L’hétérogénéité sexuée en classe: effets de genre sur les attentes des enseignant (e) s et les interactions verbales enseignant (e)-élève. Les dossiers des sciences de l’éducation26.

 


16 commentaires pour “Surnote-t-on les garçons en mathématiques ?”

  1. patricedusud Répondre | Permalink

    "un garçon qui préfère les poupées n'est pas moins "garçon", ou une fille qui préfère les petites voitures "moins fille"
    Le film Guillaume et les garçons à table est une talentueuse illustration de ce phénomène.

  2. Sabrinalafraise (@Sabrinalafraise) Répondre | Permalink

    OMG mais comment qqun qui fait de la psycho du développement peut-il dire que c'est "PARFAITEMENT justifié" de dire qu'il y a une base réelle aux stéréotypes sur les filles/garçons en se basant sur une étude faite sur des singes. On ne peut pas comparer comme ça deux espèces et dire "si l'une fait ça alors l'autre aussi". D'autant plus que dans les études inter espèces on essaie en général de faire attention à l'espèce choisie. Premièrement, on essaie en général de comparer des espèces qui sont proches à l'échelle de l'évolution, ce qui n'est pas le cas de ces signes qui ne font pas partie du groupe des hominidés, donc il ya des variables biologiques qui modifient l’interprétation des résultats. Deuxièmement même dans un même groupe, il y a énormément de différences inter espèces, des singes comme les gorilles ou les orangs-outangs qui sont proches des hommes sur plein de domaines peuvent par ailleurs avoir des scores extrêmement différents sur des tâches spécifiques (je pense notamment aux tâches qui testent des compétences sociales chez les OO pour lesquels on a systématiquement un effet plancher). Troisièmement, toujours sur le choix des espèces comparées il y a des espèces qui sont plutôt "techniques", d'autres "sociales", etc ce qui joue aussi sur les résultats. Et d’ailleurs, quatrième chose, et pas des moindres, ce qui nous différencie énormément des autres espèces c'est la transmission culturelle qui joue énormément sur les compétences que vont acquérir les sujets.
    D'ailleurs sur l'autre différence de genre que vous trouvez aussi "parfaitement justifiée" il ya pléthore d'études sociales qui montrent le contraire, et vont largement en faveur de l'hypothèse de la transmission culturelle. C'est vraiment effarant de lire des choses pareilles sur des blogs dits 'scientifiques', arrêtez de parler de 'science' svp c'est vraiment une catastrophe.

    • Taki Répondre | Permalink

      "D'ailleurs sur l'autre différence de genre que vous trouvez aussi "parfaitement justifiée" il ya pléthore d'études sociales qui montrent le contraire, et vont largement en faveur de l'hypothèse de la transmission culturelle."

      Vous n'avez pas compris le propos de l'auteur, qui est pourtant rigoureux.
      Dire que les filles portent plus de rose que les garçons, c'est un préjugé vrai statistiquement (dans notre culture). Ce qui est pleinement compatible avec l'hypothèse de la transmission culturelle.
      L'auteur invoque justement le principe de la prophétie auto-réalisatrice :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Proph%C3%A9tie_autor%C3%A9alisatrice

      De grâce, prenez le temps de lire et de comprendre les propos avant de tirer à bouler rouge ...

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Merci pour ce commentaire tout en nuances. Des réponses à vos deux "arguments" :
      — L'étude de Melissa Hines qui est citée dans l'article sur les préférences pour les jouets porte en effet sur des singes. Mais si elle est citée ici, c'est pour montrer qu'elle étend ce qui était déjà largement connu chez les humains. Je ne demande pas au lecteur de penser que tout ce qui est vrai chez le capucin est vrai chez l'homme, mais si vous lisez l'article, vous verrez que de nombreuses références sont données vers d'autres études démontrant la même chose chez les humains. Il se trouve donc que sur le cas des préférences pour les jouets on retrouve les mêmes patterns chez les humains et certains singes. Suite à votre remarque, j'ai ajouté des liens vers deux articles récents qui devraient vous convenir.
      — Quant à votre deuxième argument, il vient sans doute du fait que vous avez lu trop rapidement le billet. Je précise au moins deux fois très explicitement que le fait que nos stéréotypes sont pertinents ne veut pas dire que les différences correspondantes ne sont pas culturelles. En fait, un stéréotype est même souvent auto-réalisateur, comme je l'ai écrit en toutes lettres. Il n'y a donc aucune contradiction entre la pertinence des stéréotypes et la transmission culturelle. La pléthore d'études que vous citez ne montre en aucun cas "le contraire" de ce que j'ai écrit.

      Vous finissez en me donnant un conseil. Je me permets de faire de même : à l'avenir, lisez vraiment les billets avant de vous énerver, vos critiques n'en seront que plus intéressantes.

  3. Galy Répondre | Permalink

    bonsoir,
    il existe une étude sur la notation en sciences physiques :
    Profs sous influence ?
    Dans les années 1990, la thèse de Mireille Desplats met en évidence le fait que les notes scolaires ne sont pas la pure expression de la valeur de la copie. Elles sont influencées, notamment, parla variable sexe : les mêmes copies de physique, bonnes, moyennes ou médiocres, sont distribuées à un panel d'enseignants avec un prénom de garçon ou de fille. Quand il s'agit d'une bonne copie, la note est plus élevée si elle correspond à un prénom de garçon. Mais quand la copie est médiocre, elle obtient une moins mauvaise note avec un prénom de fille. Le paradoxe n'est qu'apparent. L'attente de réussite en matière scientifique est plus grande du côté des garçons que des filles. Quand un garçon en rend une mauvaise, on le punit plus sévèrement. En revanche, on n'attend pas
    grand chose des filles et on les traite avec indulgence. Nicole Mosconi parle de double standard d'évaluation des élèves.
    La méthode des cas fictifs de Bernadette Dumora, professeur de psychologie à Bordeaux (Gironde), met en évidence les mêmes phénomènes. Elle constitue des pseudo dossiers d'orientation en fin de classe de seconde.
    Parce qu'ils sont d'un niveau moyen, ces dossiers donnent une marge d'interprétation à l'enseignant. II apparaît que le même dossier, s'il correspond à un nom de garçon, a beaucoup plus de probabilité de conduire à une 1ère
    scientifique.
    Psychologue à l'Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle, Françoise Vouillot précise que bien d'autres paramètres peuvent intervenir: l'origine sociale, l'apparence physique... Et que cette perception différenciée qui intègre la variable sexe n'est pas l'apanage des enseignants, mais constitue une valeur dominante de notre société.
    Propos recueillis par Christian Bonrepaux, Le monde de l’éducation, janvier 2003.

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Merci Galy pour ces références.
      La thèse de Desplats n'aborde pas les mathématiques, mais seulement la physique, où les choses sont peut-être différentes. En outre, elle n'a jamais été publiée, à ma connaissance, dans une revue scientifique, ni même d'ailleurs sous forme de livre. Je n'ai pas non plus trouvé d'article scientifique de Vouillot ou Dumora abordant le thème des évaluations en mathématiques, mais je suis peut-être passé à côté...

  4. Alexis Répondre | Permalink

    Bonjour,

    J'anime un blog qualifié de réactionnaire par les progressistes du genre qui veulent expliquer toutes les différences entre les sexes par la culture et le conditionnement social. Je récuse d'être un réactionnaire et entend que sur ces sujets la raison l'emporte, que le féminisme victimaire cesse, que certaines situations masculines préoccupantes ( comme le dramatique décrochage scolaire des garçons) sont prise en compte par notre société.

    Mon blog contient quelques références scientifiques sur des études portant sur les différences entre les sexes qui pourraient nourrir vos réflexions et débats, dont notamment une note du psychiatre anglais Simon Baron Cohen qui travaille sur l'autisme et à proposer à partir de ses travaux une conceptualisation des cerveaux masculin et féminin.

    De nombreuses références scientifiques sont également contenues dans le documentaire norvégien suivant : http://www.homme-culture-identite.com/article-au-coeur-des-politiques-d-egalite-entre-les-hommes-et-les-femmes-une-ideologie-demasquee-111381483.html

    À bientôt peut être

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Bonjour Alexis,
      C'est un thème très difficile à aborder sereinement, notamment parce qu'il y a effectivement de la discrimination sexiste un peu partout, et les femmes ont bien des raisons de se sentir victimes.
      Concernant le décrochage des garçons à l'école, des psychologues tirent aujourd'hui le signal d'alarme, car si les filles ont maintenant rattrapé les garçons en mathématiques, l'écart en faveur des filles s'est pendant ce temps-là creusé dans les matières littéraires. Du coup, certains disent que maintenant qu'on s'est occupé du problème scolaire spécifique des filles, il faudrait penser à celui des garçons...
      Quant à la théorie de Baron-Cohen selon laquelle l'autisme est en fait une hyper-masculinisation du cerveau, elle reste très controversée dans la communauté scientifique. Et bien sûr, on sort là complètement du cadre restreint de mon billet, qui ne parle que des évaluations en mathématiques (de même pour le documentaire intéressant que vous citez).
      À bientôt

  5. Michel Répondre | Permalink

    Genre et pratiques scolaires : comment éduquer à l'égalité ?
    par Nicole Mosconi,

    Les stéréotypes de sexe influencent aussi les représentations, les attentes et les jugements des enseignant-e-s, vis à vis des élèves de chaque sexe. Au niveau de l'évaluation, les corrections en aveugle, montrent que les mêmes copies, quand elles sont attribuées à des garçons, sont évaluées plus positivement, quand elles sont bonnes, et plus sévèrement, quand elles sont mauvaises.

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Bonjour Michel,
      Le lien que vous donnez présente les mêmes défauts que je signale dans le billet : Aucune référence scientifique n'est donnée, seulement des livres (qui n'ont pas été relus par des experts, en général) et des affirmations non soutenues par des études expérimentales. Ce texte vaut seulement ce que vaut une opinion éclairée.
      En cherchant dans la littérature scientifique, je n'ai rien trouvé qui aille dans le sens de cet article.
      Bien cordialement,

  6. Leo Répondre | Permalink

    C'est étonnant comme titre d'article..
    Pour ma part j'aurais soutenu l'inverse.. j'ai eu à noter des élèves en école d'ingénieur et j'avais plutôt tendance à surnoter les filles (si je ne contrôlais pas une seconde fois).. il y a la question de la préférence pour un sexe qui est indépendante par exemple des préjugés classiques qui peut rentrer en jeu..

  7. Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

    Bonjour Léo,
    J'ai eu aussi à noter des étudiants à des oraux de concours d'entrée aux écoles d'ingénieur, et j'ai eu le même sentiment : celui de plutôt surnoter les filles malgré mes efforts pour ne pas tenir compte du sexe du candidat.
    Ceci dit, nos impressions sont parfois trompeuses et je voulais en avoir le coeur net. C'est une des raisons qui m'ont poussé à rédiger ce billet.

  8. Attié Répondre | Permalink

    Il faudra m'expliquer certainement comment on peut surnoter une personne en mathématiques , étant donné que les contrôles sont basés sur un résultat unique résultant d'un raisonnement qui ne souffre d'aucune variété d'une réponse à l'autre. Peut être dans les études de lettres, voire en physique mais en mathématiques du lycée et maths supérieures, cela m'étonnerait fort. Cela se verrait notamment à la correction!
    On peut critiquer la thèse de Desplats mais force est de constater que la société conditionne les filles à être moins audacieuses, "plus dociles", moins créatives moins entreprenantes, etc , que les valeurs dites féminines sont dévalorisées! Les filles ont été fortement encouragées à aller en filière scientifique, mais il n'y a eu aucune campagne pour encourager les garçons à aller en classe littéraire.

    • Nicolas Gauvrit Répondre | Permalink

      Il y a moins de différences entre les notes données par différents correcteurs en mathématiques par rapport à la philosophie, mais il en reste quand même pas mal ! La qualité d'une démonstration n'est pas en tout-ou-rien. Au concours de recrutement des professeurs des écoles par exemple, on a une double notation en mathématiques, malgré un barème précis.
      Dire qu'il n'y a aucune variété d'une réponse à l'autre est tout simplement faux.

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