Tour de passe-passe statistique : Faire disparaître les différences hommes-femmes


 

Une étude sur les différences cérébrales entre hommes et femmes confirme les travaux antérieurs. Elle est présentée comme une révolution scientifique.

 

Ces dernières semaines, une publication portant sur les différences psychologiques et cérébrales entre femmes et hommes (Joel et al., 2015) a circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Dans l’article, les auteurs indiquent que l’on ne peut pas catégoriser de manière tranchée les cerveaux en fonction du sexe. Bizarrement, cette étude a été présentée comme une nouveauté, alors qu’elle ne fait que confirmer ce que savent les chercheurs depuis des décennies. Il a suffit pour cela que les auteurs torturent un peu les statistiques et modifient la manière de formuler les choses. On disait naguère :

Il existe des différences bien établies entre les cerveaux masculins et féminins, mais elles sont vraies en moyenne seulement, localisées et souvent faibles.

C'est devenu :

Il n’existe aucune différence entre les cerveaux masculins et féminins, à part quelques-unes vraies seulement en moyenne, localisées et souvent faibles.

Le psychologue David P Schmitt, bloggeur pour Psychology Today, a écrit un billet sur cette affaire et a aimablement autorisé qu'il soit reproduit ici.

Note : le billet qui suit n'engage que son auteur. D'autres ont critiqué l'étude de Joel autrement (ici).

 

David P. Schmitt, le 2 décembre 2015 (traduction : François Tharaud)

psychologytoday.com

Les chercheurs qui étudient la diversité sexuelle se penchent parfois sur les manières dont les hommes et les femmes se distinguent dans leurs affects, leurs comportements et leur cognition. Il y a de nombreuses raisons à cela. L’une d’elles est qu’une meilleure connaissance des différences psychologiques entre les sexes est d’une grande importance si l’on veut améliorer la santé sexuelle des femmes et des hommes (de Vries & Forger, 2015 ; Lawrence & Rieder, 2007; Morrow, 2015). Mais déterminer la "taille" d’une différence psychologique entre les sexes, et même savoir si cette différence est "réelle" et "importante" n’est pas si simple. Comment savoir quand une différence sexuelle en est bien une, et quelle mesure utiliser ?

La mesure la plus courante des différences sexuelles est probablement la "taille d’effet" de cette différence. Les tailles d’effets sont souvent exprimées sous la forme d’une variable d. Une valeur d positive de +0,50 signifie typiquement que les hommes sont modérément plus haut sur cette échelle de mesure en moyenne ; une valeur négative de -0,50 signifie que les femmes sont à un niveau modérément plus élevé. Voici quelques valeurs d qui ont été observées de manière répétée dans les études empiriques comparant les hommes et les femmes :

  • d = -0,20 : c’est la différence de confiance observée entre les sexes (Feingold, 1994). Cette taille d’effet est considérée comme "petite" et indique que 58% environ des femmes font plus confiance à autrui que l’homme moyen.
  • d = +0,50 : c’est la différence observée au niveau de certaines capacités de rotation mentale dans l'espace (Silverman et al., 2007). Ce degré de différence sexuelle est considéré comme "modéré" et indique que 69% des hommes sont au-dessus de la femme moyenne pour ce qui est de leur capacité de rotation mentale.
  • d = +0,80 : c’est la différence observée sur le plan de l’agressivité physique (Archer, 2004). Ce degré de différence est considéré comme "important" et indique que 79% des hommes sont au-dessus de la femme moyenne pour ce qui est de l’agressivité physique.
  • d = -1,00 : c’est la différence observée sur le plan de la sensibilité émotionnelle (Feingold, 1994). Ce degré de différence indique que 84% des femmes sont au-dessus de l’homme moyen pour ce qui est de la sensibilité émotionnelle.
  • d = +2,00 : c’est la différence observée pour la distance de lancer chez les enfants (Thomas & French, 1985). Ce degré de différence indique que 98% des garçons lancent plus loin que la fille moyenne.

Lesquelles de ces différences sexuelles faut-il considérer comme "réelles" ? Toutes ? Aucune ? Seulement celles supérieures à + 0,20 ou inférieures à – 0,20 ? Comment savoir quand une différence sexuelle en est bien une ?

Comme je l’ai indiqué dans des billets plus anciens (ici ou ), les différences sexuelles correspondant à une valeur d importante ne sont pas "plus réelles" que les différences sexuelles de moindre taille. Il n’est pas nécessaire que tous les hommes soient plus grands que toutes les femmes pour qu’une différence de taille moyenne soit "réelle" et qu’elle ait des conséquences sociales importantes (Prentice & Miller, 1992). Les différences sexuelles ayant une taille d'effet d importante ne sont pas non plus forcément davantage dues à l’évolution ou à la biologie, et des différences sexuelles de moindre amplitude ne sont pas forcément plus culturelles ou dues à l’apprentissage que des différences plus importantes. Ce n’est pas comme cela que la nature fonctionne.

En psychologie scientifique, la plupart des chercheurs qui font des calculs de d ont conclu (jusqu’à présent, car de nouvelles preuves peuvent toujours nous amener à changer d’avis) que beaucoup de différences psychologiques entre les sexes sont petites, que certaines sont modérées, et que quelques-unes sont grandes. Voilà les faits ; et ces faits s’expliquent bien d’un point de vue évolutif, car on ne s’attend à trouver des différences sexuelles que dans les domaines dans lesquels les hommes et les femmes ont fait face à des pressions darwiniennes différentes (Buss, 1995 ; Okami & Shackelford, 2001).

Hyde (2014) a passé en revue des centaines d’études sur les différences psychologiques hommes-femmes et a conclu qu’il existait des différences modérées à grandes sur le plan des capacités de rotation mentale, de l’agréabilité, de la recherche de sensations, de l’intérêt relatif porté aux choses ou aux personnes, de l’agressivité physique, de certains comportements sexuels (par exemple la masturbation et la consommation de pornographie), et des attitudes vis-à-vis des rapports sexuels sans engagement (casual sex). Des différences sexuelles de moindre importance existent dans le degré de sociabilité, de sensibilité aux récompenses, du caractère plus ou moins consciencieux, de la propension aux affects négatifs, de l’agressivité relationnelle, et de l’estime de soi.

Certaines de ces différences sexuelles sont valables dans toutes les cultures et perdurent dans le temps, d'autres varient (voir Lippa, 2009). Ellis (2011) a examiné les différences psychologiques hommes-femmes dans des cultures diverses et a trouvé des preuves d’existence de 65 différences apparemment universelles, qu’on retrouve dans toutes les cultures. Ces différences sexuelles universelles ont été retrouvées par 10 études indépendantes (ce qui est probablement un niveau d’exigence trop élevé, ne permettant pas de relever toutes les différences réelles).

Schmitt (2014) a montré que la plupart des différences psychologiques étaient plus grandes dans les sociétés présentant une plus grande égalité entre les sexes et plus réduites dans les sociétés plus patriarcales, ce qui réfute l’idée que les différences psychologiques entre les sexes seraient apprises car elles apparaitraient dans ce cas plus fortement dans les sociétés patriarcales, dans lesquelles la socialisation de genre est plus polarisée (voir aussi Udry, 2000). En effet, les différences hommes-femmes semblent émerger plus fortement dans les sociétés les plus égalitaires (par exemple en Europe du nord), dans des cultures qui permettent aux gens de vivre plus librement selon leurs préférences personnelles (voir aussi Schwartz & Rubel-Lifschitz, 2009).

A contre-courant de ces éléments de plus en plus nombreux montrant des différences entre les sexes, la récente étude de Joel et ses collaborateurs (2015) a examiné les différences sexuelles de "traits de personnalité, d’attitudes, d’intérêts, et de comportements" (ainsi que de traits cérébraux) et a conclu, de manière assez spectaculaire, que les hommes et les femmes n’avaient quasiment aucune différence systématique, en soutenant dans les médias (par exemple ici ou anglais la) que "personne ne présente tous les traits typiques d’un sexe" et que par conséquent, il faudrait complètement abandonner le sexe comme variable dans l’étude des sexes…

On ne peut pas nier que l’étude de Joel et al. (2015) est impressionnante ; elle analyse une collection remarquable de données concernant un large éventail de variables. Malheureusement, les techniques spécifiques que Joel et al. (2015) ont utilisées pour déterminer si une différence sexuelle était "réelle" sont très problématiques. Par exemple, Joel et al. ont postulé qu’il n’y avait de différence sexuelle que lorsqu’il y avait

un haut degré de cohérence interne dans la forme de différents éléments d’un même cerveau (par exemple si tous ces éléments présentaient la forme 'masculine'). (p.1)

C'est-à-dire que pour qu’une différence sexuelle cérébrale existe "vraiment", les hommes devaient avoir un cerveau relativement masculin de toutes les manières possibles, et les femmes devaient avoir un cerveau relativement féminin de toutes les manières possibles. Sinon, on ne pourrait pas parler de différences sexuelles...

Ah bon ?

Même problème pour les différences psychologiques : dans l’une de leurs analyses, une différence sexuelle n’était considérée comme réelle que si les hommes étaient stéréotypés dans toutes les activités relevant d’un stéréotype de genre (par exemple, si les hommes étaient dans le tiers supérieur des cinq activités typiquement masculines que sont la boxe, les travaux de construction, le golf, les jeux vidéo et le visionnage de vidéos pornographiques et si ces hommes étaient aussi dans le tiers inférieur des 5 activités typiquement féminines que sont le scrapbooking, la prise de bains, la conversation téléphonique, le visionnage de talk shows, et l’emploi de cosmétiques).

Inversement, il fallait que les femmes soient dans le tiers inférieur de toutes les activités typiquement masculines et dans le tiers supérieur de toutes les activités typiquement féminines pour qu’une différence sexuelle soit reconnue. Aucun écart par rapport aux stéréotypes de genres n’a été permis. Aucun. Au moindre écart, aucune différence sexuelle n’était reconnue. En utilisant ce critère extrême, ils ont obtenu le résultat que seulement 1,2% des hommes et des femmes présentaient une "différence sexuelle" dans leurs comportements genrés

En d’autres termes, même lorsqu’on examine des comportements fortement genrés, très peu d’individus se situent de manière cohérente du 'côté féminin' ou du 'côté masculin'. (p. 4)

L’emploi de ce critère pour décider si une différence sexuelle existe est pour le moins étrange. C’est comme si les auteurs avaient délibérément conçu leurs analyses statistiques pour pouvoir déclarer : "Ce ne sont pas ces différences sexuelles-là que vous recherchez" (avec la voix d’Obi-Wan Kenobi et le geste magique de rigueur).

 

 

Une telle technique pourrait être utile pour évaluer l’idée caricaturale selon laquelle toutes les différences sexuelles devraient être en parfaite co-variation (ce qui est très peu probable d’après ce que les spécialistes de la diversité sexuelle savent des neurosciences du développement, de l’épigénétique, de la modularité forte, etc. ; voir ici). Logiquement, selon le point de vue de Joel et al. (2015) sur les différences sexuelles, il faudrait même soutenir que les visages d’hommes et de femmes ne sont pas différents, puisque tous les visages d’hommes ne sont pas complètement masculins et tous les visages de femmes ne sont pas complètement féminins (et que tous les traits du visage ne sont pas en co-variation parfaite). Ce serait une découverte intéressante, qui impliquerait que tous les traits du visage ne sont pas masculinisés ou féminisés au même moment (il y a différentes périodes sensibles ; voir Sisk & Zehr, 2005) ou par le même mécanisme (effets organisationnels, effets d’activation, ou effets génétiques directs ; McCarthy & Arnold, 2001 ; Ngun et al., 2011). Mais cette idée intéressante ne devrait pas être interprétée comme signifiant que les visages des hommes et des femmes sont, en moyenne, identiques. Ils ne le sont pas (voir l'image en tête de ce billet).

Le degré de masculinité ou de féminité de tout être humain est, effectivement, une mosaïque. Personne n’est complètement "masculin" ou complètement "féminin" dans tous les domaines, et c’est vrai aussi bien au niveau de notre cerveau que de notre corps et de notre comportement. Comme Kinsey l’a relevé il y a longtemps, les humains ne sont pas des êtres binaires. "Le monde n’est pas séparé entre les moutons et les chèvres." Ces vérités sont cependant très loin de la conclusion selon laquelle les différences sexuelles psychologiques ou neurologiques seraient "extrêmement rares" (Joel et al., 2015, p.5) et qu’il faudrait complètement abandonner le sexe comme variable pertinente dans nos programmes de recherche sur les sexes. Cette conclusion me fait penser à un mot : "abracadabra".

Pour évaluer le degré (et l’existence) de différences sexuelles pour un grand nombre de variables, il est beaucoup plus utile de recourir à des statistiques multivariées conçues dans ce but (Del Giudice, 2013). Cette méthode a permis aux chercheurs de conclure à l’existence de différences sexuelles très importantes. Par exemple, Del Giudice, Booth, et Irwing (2012) ont utilisé une méthode multivariée pour examiner simultanément plusieurs dimensions de la personnalité (en contrôlant le chevauchement entre ces dimensions). D’un point de vue multivarié, beaucoup de petits d peuvent être "additifs" et créer des différences sexuelles considérables quand on les examine ensemble. C’est précisément la conclusion de Del Giudice et al. (2012), qui trouvent moins de 10% de chevauchement dans les traits de personnalité des hommes et des femmes en examinant simultanément 15 dimensions de la personnalité.

De même, Conroy-Beam et al. (2015) ont examiné simultanément 18 différences en matière de préférences sexuelles et n’ont trouvé que 23% de chevauchement dans la répartition globale des préférences des hommes et des femmes. Si l’on peut réfléchir en termes de régression multiple et d’espace multidimensionnel, cette démarche permet une évaluation plus juste des différences entre hommes et femmes dans un domaine particulier (tel que celui de la personnalité ou de la psychologie des préférences sexuelles).

Encore une fois : on ne peut pas dire que les différences psychologiques entre les sexes soient extrêmement rares ou inexistantes. Les hommes et les femmes appartiennent à la même espèce, mais sur le plan psychologique, ils présentent des différences qu’il ne faut pas négliger si l’on souhaite optimiser la santé mentale, sexuelle, et la santé tout court de chacun (Lawrence & Rieder, 2007). Comme l’éminente chercheuse Margaret McCarthy l’a judicieusement fait remarquer au sujet de cette étude,

En comparant des cerveaux masculins et féminins, nous avons un outil formidable pour explorer les fondements biologiques de ces différences. […] L’appel de [Joel] à abandonner les catégories 'mâle' et 'femelle' ou 'homme' et 'femme' me semble excessif.

Excessif, statistiquement tiré par les cheveux, et scientifiquement dangereux. Le point de vue de Joel et al. (2015) est diamétralement opposé à la direction générale actuelle des recherches sur le sexe (Cahill, 2014 ; Ruigrok et al., 2014), comme le montre la déclaration récente des National Institutes of Health (le système de recherche médicale national des Etats-Unis) selon laquelle les différences biologiques entre les sexes sont si importantes et lourdes de conséquences qu’il faut inclure les deux sexes à tous les niveaux d’études : cellulaires, animales et précliniques (voir ici). Espérons que les chercheurs spécialistes du sexe ne perdront pas de vue ce qu’indique vraiment l’ensemble des recherches.

Références

  • Archer, J. (2004). Sex differences in aggression in real-world settings: A meta-analytic review. Review of General Psychology, 8, 291-322.
  • Buss, D.M. (1995). Psychological sex differences. Origins through sexual selection. American Psychologist, 50, 164-168.
  • Cahill, L. (2014). Fundamental sex difference in human brain architecture. Proceedings of the National Academy of Sciences, 111, 577-578.
  • Conroy-Beam, D., Buss, D. M., Pham, M. N., & Shackelford, T. K. (2015). How sexually dimorphic are human mate preferences? Personality and Social Psychology Bulletin, 0146167215590987.
  • Del Giudice, M. (2013). Multivariate misgivings: is D a valid measure of group and sex differences? Evolutionary Psychology, 11, 1067-1076.
  • Del Giudice, M., Booth, T., and Irwing, P. (2012). The distance between Mars and Venus: Measuring global sex differences in personality. PLoS ONE, 7, e29265.
  • de Vries, G. J., & Forger, N. G. (2015). Sex differences in the brain: A whole body perspective. Biology of Sex Differences, 6, 1-15.
  • Ellis, L. (2011). Identifying and explaining apparent universal sex differences in cognition and behavior. Personality and Individual Differences, 51, 552-561.
  • Feingold, A. (1994). Gender differences in personality: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 116, 429-456.
  • Hyde, J. S. (2014). Gender similarities and differences. Annual Review of Psychology, 65,373-398.
  • Joel, D., et al. (2015). Sex beyond the genitalia: The human brain mosaic. PNAS: 1509654112v1-201509654.
  • Lawrence, K., & Rieder, A. (2007). Methodologic and ethical ramifications of sex and gender differences in public health research. Gender Medicine, 4, S96-S105.
  • Lippa, R. A. (2009). Sex differences in sex drive, sociosexuality, and height across 53 nations: Testing evolutionary and social structural theories. Archives of Sexual Behavior, 38, 631-651.
  • McCarthy, M.M., & Arnold, A.P. (2011). Reframing sexual differentiation of the brain. Nature Neuroscience, 14, 677– 683
  • Morrow, E. H. (2015). The evolution of sex differences in disease. Biology of Sex Differences, 6, 5-11.
  • Ngun, T.C., Ghahramani, N., Sanchez, F.J., Bocklandt, & Vilain, E. (2011). The genetics of sex differences in brain and behavior. Frontiers in Neuroendocrinology, 32, 227–246.
  • Okami, P., & Shackelford, T. K. (2001). Human sex differences in sexual psychology and behavior. Annual Review of Sex Research, 12, 186-241.
  • Prentice, D. A., & Miller, D. T. (1992). When small effects are impressive. Psychological Bulletin, 112, 160-164.
  • Ruigrok, A. N., Salimi-Khorshidi, G., Lai, M. C., Baron-Cohen, S., Lombardo, M. V., Tait, R. J., & Suckling, J. (2014). A meta-analysis of sex differences in human brain structure. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 39, 34-50.
  • Schmitt, D.P. (2014). The evolution of culturally-variable sex differences: Men and women are not always different, but when they are…it appears not to result from patriarchy or sex role socialization. In Weekes-Shackelford, V.A., & Shackelford, T.K. (Eds.), The evolution of sexuality (pp. 221-256). New York: Springer.
  • Schwartz, S. H., & Rubel-Lifschitz, T. (2009). Cross-national variation in the size of sex differences in values: Effects of gender equality. Journal of Personality and Social Psychology, 97, 171-187.
  • Silverman, I., Choi, J., & Peters, M. (2007). The hunter-gatherer theory of sex differences in spatial abilities: Data from 40 countries. Archives of Sexual Behavior, 36, 261-268.
  • Sisk, C. L., & Zehr, J. L. (2005). Pubertal hormones organize the adolescent brain and behavior. Frontiers in Neuroendocrinology, 26, 163-174.
  • Thomas, J. R., & French, K. E. (1985). Gender differences across age in motor performance: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 98, 260-282.
  • Udry, J. R. (2000). Biological limits of gender construction. American Sociological Review, 65, 443-457.

7 commentaires pour “Tour de passe-passe statistique : Faire disparaître les différences hommes-femmes”

  1. Philippe Boulanger Répondre | Permalink

    Pourquoi se poser toutes ces questions? Les hommes ne parviennent pas à ouvrir les sachets en plastique des supermarchés, les femmes y parviennent du premier coup...

    • Anonyme Répondre | Permalink

      Ça dépend si vous parlez des hommes qui ont des ongles ou pas 😀 . Avoir des trop gros doigts, peut aussi ne pas aider pour pincer assez fermement là où il faut, ongles ou pas ongles.

  2. André Répondre | Permalink

    Si avec les dents on y arrive très bien...

  3. jlpy Répondre | Permalink

    Bonjour,
    Je ne suis pas un spécialiste en psychologie, neurologie ou comportement, mais suis intéressé par ce genre de sujet. Ce que je discerne dans votre critique, et là on rentre dans une de mes compétences c'est l'analyse biaisée de données statistiques. J'ai effectivement pu constater que de nombreux scientifiques ou supposés tels présentent de grandes lacunes dans ce domaine.
    Par contre j'aimerais savoir où l'on peut trouver des informations sur les "65 différences universelles" listées par Ellis. Merci d'avance.

  4. Magali Répondre | Permalink

    Vouloir effacer toute différence, c'est supprimer aussi toute subjectivité. Oui, la différence homme/femme existe et heureusement! Le monde est coloré c'est ce qui le rend désirant. La différence permet le mouvement et la vie.
    Quand aux études scientifiques et à la lecture "orientée" des résultats.... toujours garder l’œil critique!

  5. quimp Répondre | Permalink

    F est avant H dans l'ordre alphabétique : l'article est masculino-centré... Faudrait que ça change 😉

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