science

 

Méthodes d’enseignement de la lecture : huit années de perdues

Publié 25.03.2014 par Franck Ramus

Article publié dans le Café Pédagogique, 27 mars 2014. Dans son article du 21 mars 2014 dans le café pédagogique[1], Rémi Brissiaud fustige la prétention de Stanislas Dehaene à utiliser les connaissances issues des sciences cognitives pour influencer les contenus des programmes et les pratiques pédagogiques, notamment via le site moncerveaualecole.com. Si l'on ne peut qu'être d'accord sur la prudence indispensable au transfert des résultats scientifiques vers la salle de classe, et sur la pertinence limitée de la neuroimagerie par... Lire la suite

Au-delà de l’inné et de l’acquis

Publié 27.12.2013 par Franck Ramus

Article mis à jour et adapté de Ramus, F. (2012). Au-delà de l'inné et de l'acquis. Hors-série La Recherche - Spécial Logique, Juillet 2012, 18-20. Tous les concepts du langage courant n'ont pas nécessairement leur place en sciences. Par exemple, le concept d'âme est parfaitement compréhensible, mais ne correspond à rien qui puisse être étudié scientifiquement. D'autres concepts nécessitent d'être redéfinis d'une manière plus précise ou plus générale avant de pouvoir jouer un rôle dans des explications scientifiques. C'est ce... Lire la suite

Comprendre la publication scientifique

Publié 20.12.2013 par Franck Ramus

Article paru dans Science et pseudo-sciences, 308. Cet article traite de deux sujets distincts mais intimement liés. D'une part les caractéristiques particulières de la publication scientifique, et les conséquences qu'il faut en tirer sur la manière d'apprécier l'activité d'un chercheur. D'autre part, l'expertise scientifique, et en particulier les critères selon lesquels les pouvoirs publics et les médias peuvent identifier les experts d'un sujet donné. Pour véritablement contribuer à la science[1], les textes relatant les idées et les résultats des chercheurs... Lire la suite

Les adultes dyslexiques ont des représentations phonétiques intactes mais moins accessibles

Publié 06.12.2013 par Franck Ramus

Vendredi 6 décembre 2013 paraît dans la revue Science une étude de Bart Boets et ses collaborateurs de Leuven (Belgique), intitulée « Intact but Less Accessible Phonetic Representations in Adults with Dyslexia » [1]. Pour les connaisseurs de la recherche sur la dyslexie, ce titre est synonyme de : Ramus et Szenkovits [2] avaient raison. Explications. La dyslexie est un trouble spécifique de l’acquisition de la lecture, en l’absence de déficience intellectuelle, de troubles sensoriels non corrigés, et de carence pédagogique évidente.... Lire la suite

Quel est l’intérêt de la neuropsychanalyse?

Publié 02.09.2013 par Franck Ramus

(traduction[a]de l’article « What’s the point of neuropsychoanalysis ? » paru dans British Journal of Psychiatry, septembre 2013) Résumé La neuropsychanalyse est une nouvelle école de pensée ayant pour but d’établir des liens entre les neurosciences et la psychanalyse. Pourtant peu de chercheurs en neurosciences et en psychiatrie en auraient entendu parler si elle n’avait reçu un soutien public de la part d’éminents scientifiques. Cet article pose la question du bien-fondé d’un tel soutien. D’après Panksepp et Solms, « la neuropsychanalyse essaie de comprendre... Lire la suite

Les chercheurs français ont besoin d’une ANR renforcée

Publié 16.09.2012 par Franck Ramus

Un texte soumis par la Coordination des instances du Comité national de la recherche scientifique (C3N) pour les Assises de la recherche et de l'enseignement supérieur propose, en résumé, de faire table rase sur 10 ans de réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche, avec en principale ligne de mire: l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), l'Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), Crédit Impôt Recherche (CIR), et les Investissements d'Avenir. Dans un entretien, la Ministre... Lire la suite

Peut-il y avoir une exception française en médecine?

Publié 14.09.2012 par Franck Ramus

Texte publié sur Lemonde.fr, 26/09/2012. Imaginez que dans une spécialité médicale, n'importe laquelle, disons, par exemple, la diabétologie, les spécialistes français s'honorent d'avoir une classification des maladies franco-française. Une classification basée sur des idées sur les causes du diabète différentes de celles communément acceptées dans la recherche médicale internationale, et conduisant à définir les multiples formes de diabète différemment des critères préconisés dans la Classification Internationale des Maladies éditée par l'Organisation Mondiale de la Santé. Qu'en penseriez-vous? Aimeriez-vous être soigné(e)... Lire la suite

De quoi je me mêle

Publié 28.07.2012 par Franck Ramus

Régulièrement sur les forums de discussion ma démarche critique et mes compétences à parler de psychanalyse sont mis en cause. Typiquement, on s'interroge: de quel droit ce chercheur, qui n'est ni psychanalyste, ni même clinicien d'aucune forme que ce soit, se permet-il de critiquer, de prôner des formes d'évaluation qui sont peut-être valables dans son domaine, mais qui sont totalement inadaptées à la psychanalyse? De quel droit parle-t-il de pratiques cliniques alors qu'il est lui-même incapable  de s'occuper d'un patient?... Lire la suite

A quoi servent les revues « scientifiques » francophones?

Publié 06.07.2012 par Franck Ramus

Il s'agit d'une lettre que j'ai envoyée en février 2011 à l'éditeur d'une revue francophone, qui me demandait de rejoindre son comité éditorial. Je la retranscris ici (après l'avoir anonymisée) car mes arguments me semblent avoir une portée plus générale pour l'ensemble des revues francophones.Les arguments ci-dessous ont depuis été développés dans un exposé complet des caractéristiques et contraintes de la publication scientifique, auquel je renvoie le lecteur pour plus de détails. Cher Monsieur, Je dois avouer que je suis... Lire la suite

« La souffrance psychique n’est ni évaluable, ni mesurable ». Mon œil!

Publié 09.05.2012 par Franck Ramus

Cette phrase, prononcée par Philippe Douste-Blazy en 2004 dans un discours à un congrès psychanalytique, et qui le décrédibilisa définitivement en tant que ministre de la santé, n'est en fait pas de lui. Il ne fit rien d'autre ce jour-là que de répéter l'une des tartes à la crème préférées des psychanalystes (toutes écoles confondues), qui leur sert de bouclier magique pour se soustraire à toute évaluation. Après avoir expliqué et justifié pas à pas tous les principes de la... Lire la suite