La carte mondiale des QI – explications complètes

Cet article complète les réponses données à Checknews dans l'article "La carte mondiale des QI, relayée par des comptes d'extrême droite, a-t-elle une valeur scientifique ?", publié dans Libération le 14/11/2019.

La question des différences de quotient intellectuel (QI)[i] moyen entre nations est extrêmement controversée.Tellement controversée que la plupart des chercheurs refusent de s'exprimer sur le sujet, voire nient la pertinence même de la question ou des données existantes. Pour ma part, je pense qu'il est préférable d'aborder tout sujet de la manière la plus factuelle et rationnelle possible, sans se laisser impressionner par les idéologies, les contre-idéologies et les anathèmes. Et ce d'autant plus que le sujet est controversé. Ne pas le faire, c'est laisser le monopole du débat aux ignorants et aux idéologues.

En résumé, un petit nombre de chercheurs prennent ces scores de QI nationaux moyens (Figure 1) très au sérieux et considèrent que ces différences reflètent indubitablement des différences génétiques. La plupart des chercheurs spécialistes de l'intelligence ne sont pas convaincus, pour plusieurs raisons.

Figure 1. Distribution des scores moyens de QI à travers les pays. Source : David Becker, View on IQ.

Peut-on comparer les QI nationaux ?

Tout d'abord, il est difficile de comparer les scores des tests entre pays, car un test conçu dans un pays n'est pas nécessairement adapté à une autre culture (en particulier les tests verbaux et ceux qui utilisent des images d'objets). C'est pour cette raison que la plupart des tests, avant d'être utilisés et étalonnés dans un nouveau pays, sont d'abord adaptés à la culture locale. Mais à partir du moment où les tests sont adaptés, donc différents entre deux pays, les scores obtenus ne sont plus comparables! Pour comparer les scores entre pays, il faut des tests identiques. On en est donc réduit à utiliser un petit nombre de tests réputés culturellement neutres, qui n'utilisent ni le langage, ni des références culturelles (comme le test des matrices). Pourtant, même lorsque les tests sont censés être culturellement neutres et sont administrés à l’identique, les scores ne sont pas nécessairement comparables. En effet, il a été montré que les tests peuvent avantager ou désavantager certaines populations, notamment en fonction des mots utilisés dans la langue pour désigner les concepts pertinents (plus les mots sont longs, plus la charge en mémoire de travail est importante, et plus la performance peut être affectée), ou encore de la familiarité avec certains symboles (Grégoire et al. 2008), ce qui fait conclure à certains chercheurs qu'aucun test ne peut être totalement neutre. C'est évident a fortiori dans les cas extrêmes: chez les peuples non scolarisés, l'idée même de passer un test qui n'a aucun sens concret peut n'être pas comprise, et les personnes testées peuvent obtenir des scores qui ne reflètent pas leurs capacités réelles.

L’étude de Lynn et Vanhanen peut encore être critiquée sur d’autres aspects méthodologiques. Car en fait les scores des différents pays n’ont pas tous été obtenus avec les mêmes tests, et ils ont donc fait des choix, des comparaisons et des péréquations qu’on peut trouver discutables. Par ailleurs, des données n’existent pas pour tous les pays, donc ils ont fait des extrapolations à partir de pays voisins. Bref, cette carte peut donner une illusion de précision mais en fait elle est très approximative (voir par exemple Wicherts et al. 2010a, b).

Personnellement, je considère que ces questions de neutralité des tests par rapport à la culture et de méthodologie sont importantes, malgré tout il est très peu probable que les différences de QI observées entre pays soit entièrement expliquées par des biais ou des erreurs de mesure. Balayer d'un revers de main les différences sous ce seul prétexte (comme le font certains) ne me parait pas tenable. Ces différences existent et on comprend très bien pourquoi. Le véritable débat se situe au niveau de l'interprétation des différences.

Comment interpréter les différences de QI moyens entre pays ?

Certains chercheurs, qui se considèrent "réalistes sur les races" (race realists), affirment qu'il est établi au-delà de tout soupçon que les différences de QI moyen entre pays reflètent au moins en partie des différences génétiques. La plupart des chercheurs de la communauté scientifique ne sont pas convaincus, et ce pour deux raisons. La première, c'est qu'aucune preuve n'a été apportée que les différences génétiques entre les peuples soient la cause des différences entre nations[ii]. C'est une hypothèse possible mais non prouvée. La seconde, c'est qu'il existe d'autres explications bien mieux étayées pouvant expliquer ces différences, dans l'environnement bien sûr. J'en citerai deux.

La plus évidente, c'est que les pays diffèrent considérablement en termes de scolarisation et de niveau moyen d'éducation de leur population. Or la scolarisation est un facteur majeur de développement de l'intelligence de l'enfant. Une méta-analyse récente indique que chaque année de scolarité supplémentaire fait progresser l'intelligence des élèves de l'équivalent d'environ 3 points de QI (Ritchie & Tucker-Drob, 2018). La scolarisation est en fait le moyen connu le plus puissant pour augmenter l’intelligence des enfants. Il s'ensuit inévitablement que les pays où la scolarité n'est pas universelle, ou est moins longue, ou de moins bonne qualité que dans les pays les plus développés, ne peuvent pas atteindre le même niveau de QI.

Figure 2.

Deuxièmement, les pays diffèrent aussi considérablement sur d'autres facteurs environnementaux qui ont un effet prouvé sur le développement cognitif de l'enfant, notamment la nutrition et l'exposition à des maladies, et ce aussi bien pendant la période prénatale que post-natale. Par exemple, une étude a montré que la prévalence des maladies infectieuses expliquait à elle seule environ 60% des différences de QI moyen entre nations (Eppig et al. 2010).

Figure 3. QI national moyen à travers 184 pays, en fonction de la prévalence des maladies infectieuses (en logarithme du nombre d'années de vie en bonne santé perdues à causes de maladies infectieuses). Source: Eppig et al. (2010).

Il manque une étude qui compilerait tous les facteurs environnementaux pour évaluer si leurs effets cumulés suffiraient à expliquer totalement les différences de QI moyens entre nations. Si ce n’est qu’elle pourrait difficilement trancher totalement en raison des problèmes de mesure et de comparabilité des scores évoqués précédemment. La question reste donc ouverte: est-ce que des différences génétiques peuvent expliquer une petite partie des différences entre nations? Certains chercheurs affirment que c'est le cas, sans preuve. Beaucoup affirment que non, et considèrent que ces différences sont déjà parfaitement expliquées par les différences de facteurs environnementaux. La vérité est que personne ne le sait, car les données n'ont pas tranché, et il n’est pas clair que l’on dispose d’une méthodologie permettant de conclure définitivement.

En conclusion, il y a consensus scientifique pour dire que des facteurs environnementaux expliquent au moins une large part des différences de QI nationaux. Il n’y a pas de consensus scientifique sur la question de savoir si une part résiduelle de ces différences peut être expliquée par des différences génétiques.

Références

Eppig, C., Fincher, C. L., & Thornhill, R. (2010). Parasite prevalence and the worldwide distribution of cognitive ability. Proceedings of the Royal Society B-Biological Sciences, 277, 3801–3808.

Grégoire, J., Georgas, J., Saklofske, D. H., van de Vijver, F., Wierzbicki, C., Weiss, L. G., & Zhu, J. (2008). Cultural issues in Clinical Use of the WISC-IV. In A. Prifitera, D. H. Sklofske, & L. G. Weiss, WISC-IV Clinical Assessment and Intervention (pp. 517–544). Hoboken, N.J: Wiley.

Ritchie, S. J., & Tucker-Drob, E. M. (2018). How Much Does Education Improve Intelligence? A Meta-Analysis. Psychological Science, 29(8), 1358–1369.

Wicherts, J. M., Dolan, C. V., & van der Maas, H. L. (2010a). A systematic literature review of the average IQ of sub-Saharan Africans. Intelligence, 38, 1–20.

Wicherts, J. M., Dolan, C. V., & van der Maas, H. L. (2010b). The dangers of unsystematic selection methods and the representativeness of 46 samples of African test-takers. Intelligence, 38, 30–37.


[i] Pour ceux qui croient encore que le QI ne mesure rien de pertinent, merci de se reporter aux épisodes précédents:

La course au QI - Réponses complètes.

Le QI c'est n'importe quoi. Oui, mais encore?

L'intelligence dans tous ses états

[ii] Malgré des tentatives récentes de prédire les QI nationaux à partir de scores polygéniques (Dunkel et al., 2019 ; Lasker et al. 2019 ; Piffer, 2019). Ces études sont jugées non pertinentes par les spécialistes, car elles utilisent des scores polygéniques établis pour la population d’origine européenne, dont il a été montré qu’ils sont très sensibles aux caractéristiques de la population sur laquelle ils ont été constitués, et qu’ils sont peu ou pas associés au QI dans d’autres populations (Lee et al. 2018 ; Mostafavi et al. 2019). Par conséquent, la comparaison de GPS moyens entre pays n’a pas grand sens et ne peut pas être interprétée comme expliquant des différences de QI entre populations (Freese et al. 2019 ; Martin et al. 2017).

Une explication plus détaillée est donnée dans le commentaire ci-dessous.

Dunkel, C. S., Woodley of Menie, M. A., Pallesen, J., & Kirkegaard, E. O. W. (2019). Polygenic scores mediate the Jewish phenotypic advantage in educational attainment and cognitive ability compared with Catholics and Lutherans. Evolutionary Behavioral Sciences, 13(4), 366–375.

Freese, J., Domingue, B., Trejo, S., Sicinski, K., & Herd, P. (2019). Problems with a Causal Interpretation of Polygenic Score Differences between Jewish and non-Jewish Respondents in the Wisconsin Longitudinal Study [Preprint]. https://doi.org/10.31235/osf.io/eh9tq

Lasker, J., Pesta, B. J., Fuerst, J. G. R., & Kirkegaard, E. O. W. (2019). Global Ancestry and Cognitive Ability. Psych, 1(1), 431–459. https://doi.org/10.3390/psych1010034

Lee, J. J., Wedow, R., Okbay, A., Kong, E., Maghzian, O., Zacher, M., … Cesarini, D. (2018). Gene discovery and polygenic prediction from a genome-wide association study of educational attainment in 1.1 million individuals. Nature Genetics, 50(8), 1112–1121. https://doi.org/10.1038/s41588-018-0147-3

Martin, A. R., Gignoux, C. R., Walters, R. K., Wojcik, G. L., Neale, B. M., Gravel, S., … Kenny, E. E. (2017). Human Demographic History Impacts Genetic Risk Prediction across Diverse Populations. The American Journal of Human Genetics, 100(4), 635–649. https://doi.org/10.1016/j.ajhg.2017.03.004

Mostafavi, H., Harpak, A., Conley, D., Pritchard, J. K., & Przeworski, M. (2019). Variable prediction accuracy of polygenic scores within an ancestry group. BioRxiv, 629949. https://doi.org/10.1101/629949

Piffer, D. (2019). Evidence for Recent Polygenic Selection on Educational Attainment and Intelligence Inferred from Gwas Hits: A Replication of Previous Findings Using Recent Data. Psych, 1(1), 55–75.

 


71 commentaires pour “La carte mondiale des QI – explications complètes”

  1. Florian Répondre | Permalink

    Les études sur les jumeaux séparés semblent montrer que l'environnement a assez peu d'influence sur le QI. Les derniers chiffres avancés donnent une héritabilité (part de la génétique) de 80%.
    De plus, des études ont été menées aux Etats-Unis montrant qu'à niveau social égal les blancs et les noirs n'ont pas le même QI moyen.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Commencez par donner des références précises à vos affirmations, à partir de là on pourra discuter.

      • Gwenaelle Répondre | Permalink

        Justement c'est exactement le contraire qui a été prouvé, et ce, dès les années 60. C'est incroyable que ça vous ait échappé ! Ou peut être seriez-vous un peu raciste? Ce qui serait un argument scientifique expliquant rationnellement votre problème de discernement ??

      • Hbsc Xris Répondre | Permalink

        Sur un point vous avez raison, les tests de QI ne sont pas forcément adaptés à toutes les cultures et c'est effectivement un gros point de contestation de ces tests.
        Mais comment expliquer qu'au bout de 2-3 siècles de vie culturelle globalement commune des individus d'origines ethniques différentes performent très différemment sur les mêmes tests, par exemple aux USA ? Comment expliquer également que les enfants de la classe moyenne afro-US qui ont accédé à leur statut en partie grâce à la discrimination positive des années 70-80, et supprimée pendant une vingtaine d'années, ne puissent garder leur statut qu'au prix d'une nouvelle discrimination positive instaurée par Obama aux SAT : -40 points si vous êtes asiatique, +40 si vous êtes afro-américain, 0 si vous êtes caucasien. Franchement cela me scandalise !
        Pourquoi pas accrocher des poids de 5 kg à chaque jambe d'athlète africain au motif qu'ils performent mieux que les européens et de donner 10 cm de bonus en saut en hauteur aux asiatiques parce qu'ils sont plus petits ? Vous imaginez les titres des journaux si on prenait de telles mesures en sport ?
        Quand aux références sur les études de jumeaux, je ne vais pas les énumérer, mais commencez par l'abondante littérature des Minnesota Twin Studies, c'est gigantesque et sérieusement argumenté et visiblement vous les connaissez.
        Ce n'est pas en niant les différences entre les groupes humains que l'on fera avancer les choses, loin de là. Je suis persuadée que les uns et les autres, nous ne sommes pas "cablés" similairement tant au niveau des comportements que de l'intelligence. Maintenant, cela ne se traduit pas forcément en terme d'infériorité ou de supériorité. Les asiatiques performent mieux que les européens sur les tests de QI mais ils n'ont pas conquis le monde au cours de ces derniers siècles. Alors pas si simple...Mais je pense également que les systèmes éducatifs qui conviennent à des petits européens ne sont pas forcément adaptés à des petits africains, qui ont peut-être besoin d'un autre type d'enseignement qui pourrait peut-être leur permettre d'épanouir leurs capacités et de décoller. Refuser de voir les différences au nom d'une idéologie de l'égalité entre tous les humains, c'est empêcher toute adaptation spécifique des systèmes éducatifs et finalement discriminer davantage.

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          Merci pour vos opinions, mais elles n'avancent en rien ce débat. Et les études de jumeaux qui donnent une estimation de l'héritabilité du QI au sein d'une population ne permettent de rien dire sur l'origine des différences entre populations. Je vous renvoie à ce commentaire: http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/la-carte-mondiale-des-qi-explications-completes/#comment-8176
          Je réagis sur ce point:

          Mais comment expliquer qu'au bout de 2-3 siècles de vie culturelle globalement commune des individus d'origines ethniques différentes performent très différemment sur les mêmes tests, par exemple aux USA ?

          Si vous pensez que les noirs et blancs américains ont partagé "2-3 siècles de vie culturelle globalement commune", il est temps de vous repencher sur l'histoire des USA, qui est essentiellement une histoire de ségrégation et d'inégalités extrêmes, dont les effets perdurent jusqu'à aujourd'hui, malgré la fin officielle de la ségrégation dans les années 1960. L'idée qu'en 2019 le terrain est parfaitement équitable entre blancs et noirs et que les noirs ont autant de chances que les blancs d'exprimer tout leur potentiel génétique dans le domaine intellectuel et éducatif est totalement intenable.

  2. Thierry Répondre | Permalink

    Carte tres interpellante. Il me semble que l'on peux sans beaucoup d'efforts d'imagination etablir un lien entre elle et les cartes du Pib.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Bien sûr, et c'était le message central de Lynn & Vanhanen (2002) dans leur livre "IQ and the wealth of nations". Et de la corrélation entre QI moyen et PIB national, ils déduisaient un lien de causalité du QI de la population vers le PIB. Lien qui existe certainement. Tout comme existe le lien réciproque, du PIB du pays vers le QI moyen de la population (via la santé, la nutrition et l'éducation). Bref, ce genre de corrélation est relativement triviale et inévitable.

  3. Bronie Répondre | Permalink

    Bonjour. J'aurais voulu savoir si vous pouviez me renseigner (m'indiquer un lien peut-être) sur la manière dont on peut comparer des résultats entre pays à un test supposé être étalonné par pays de manière à ce que la moyenne soit de 100. Même pour un test aculturel j'imagine que c'est aussi supposé être etalonné , non ? J'imagine que c'edt semblable au fait de comparer le qi entre plusieurs générations dans le temps ?

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Bien entendu, ce sont des scores bruts que l'on compare d'un pays à l'autre, et que l'on ramène à l'échelle habituelle en appliquant les normes d'un pays de référence (la Grande-Bretagne je crois, mais cela demanderait à être vérifié).

  4. Bertrand Répondre | Permalink

    Bonjour,

    Billet très intéressant, merci !

    Petite précision utile : le QI est bien d'origine génétique, et vous disiez, dans le billet d'entretien au Point, avec une probabilité de plus de 50% concernant l'origine génétique (cf votre réponse à la question : "Le QI est il heritable ? En quelle proportion ?). En revanche, le problème que vous évoquez ici concerne les différences de QI entre ethnies, l'heritabilité, et là, le débat n'est pas tranché comme vous le signalez.

    Je précise ce point car avec une lecture rapide de ce billet, on a l'impression que le QI est essentiellement lié à l'environnement, ce que votre propre entretien au Point contredisait. Vous parlez ici des origines des différences entre QI, et non du QI lui même.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Merci pour cette précision. Je récapitule:
      - le QI est héritable à environ 50%. Cela signifie que 50% des différences individuelles de QI sont dues à des différences génétiques.
      - C'est une estimation moyenne, qui peut dépendre de la population, de son environnement. Plus la population partage un environnement homogène, et moins les différences individuelles sont dues à des différences environnementales (puisqu'il y en a peu), donc plus elles sont dues (relativement) à des différences génétiques, donc plus l'héritabilité est élevée (puisqu'il s'agit d'une proportion de variabilité expliquée).
      - les estimations d'héritabilité obtenues au sein d'une population ne sont donc pas généralisables à d'autres populations.
      - les estimations d'héritabilité obtenues au sein d'une population sont à fortiori encore moins généralisables à travers plusieurs populations, autrement dit elles ne disent rien sur des différences entre populations.
      - de fait, dans un cas de figure où on a deux populations, qui ont chacune un QI héritable à 50% (ou même à 100% pour les besoins de l'argument), qui ont le même patrimoine génétique en moyenne, mais qui vivent l'une dans un environnement favorable, l'autre dans un environnement défavorable, les différences de QI entre les deux populations seront entièrement dues à ces différences d'environnement.

      Bref, il n'y a aucune contradiction entre 1) le fait que l'héritabilité du QI soit 50% en moyenne (dans les populations où elle a été estimée), et 2) le fait que les différences de QI entre deux populations puissent être entièrement dues à des différences d'environnement.

      • Bertrand Répondre | Permalink

        Très bien, merci, c'est plus clair ainsi.

      • Jeannotin Répondre | Permalink

        Non, dire que le QI est héritable à 50% ne signifie pas que le QI est déterminé à 50% par le patrimoine génétique mais qu'il y aurait une corrélation de 50% entre le QI des parents et celui des enfants. Cette corrélation peut être due à des facteurs environnementaux semblables.

  5. Girard olivier Répondre | Permalink

    Blog et interprétation complète ment inutile et raciste pour pouvoir comparer les niveaux moyen de QI d'un état il faudrait connaître le QI de tous les habitants de la planète hors ce n'est pas le cas donc vos carte et théories sont fausse et sans fondements vu que juste en France il n'y a pas de donnée sur le qi de tous les Français car ce n'est pas obligatoire.
    De plus la notion de QI est très abstraite sachant que le QI moyen est toujours de 100 vu que c'est la méthode même du calcul du QI.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Vous semblez croire que pour faire des statistiques sur une population, il serait nécessaire d'avoir des données sur chaque individu de la population. Ce n'est pas le cas. Je vous suggère de vous informer sur la notion d'échantillonnage d'une population.
      Après, on pourra bien sûr discuter de savoir si toutes les populations représentées sur cette carte sont correctement échantillonnées, ça fait effectivement partie des critiques possibles.
      Quant à la question du QI à 100, cf. ma réponse ci-dessus.

  6. g Répondre | Permalink

    l'héritage du colonialisme à donné à l'afrique le moyen de se scolariser en comptant les ONG humanitaires etc, ils ont les moyens de progresser socialement. Grosso modo en suivant votre logique si les africains bouffaient comme des européens il y'aurait une "états-unis bis" dans une cinquantaine d'année au beau milieu de l'afrique. Après avoir viré les fermiers blancs du burkina faso, les burkinabés réclament à corps et à cris le retour de ces derniers car depuis le pays subit une famine, c'est très évocateur

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Votre analyse de l'histoire de l'Afrique est extrêmement intéressante. Mais elle ne peut en aucun cas départager les facteurs génétiques et environnementaux sur le sujet qui nous intéresse ici.

  7. LG Répondre | Permalink

    Sujet extrêmement sensible où s’écharpent les idéologues toxiques, désireux de justifier la domination de certaines « ethnies » sur d’autres, et les ayatollahs du politiquement correct qui viennent glaner quelques points d’autosatisfaction en criant au racisme à tout bout de champ (comme ils n’ont pas tarder à le faire ici même). Merci M. Ramus de prendre le « risque » d’aborder un peu ce sujet, ne serait-ce pour montrer aujourd’hui la question n’est pas encore parfaitement tranchée.
    Si il est effectivement très compliqué de comparer les Q.I moyen de différents pays pour les raisons que vous avancez, un élément de réponse pourrait provenir de la comparaison du .Q.I de différentes « ethnies » vivant au sein d’un même pays et donc d’un (relativement) même environnement (scolaire, nutritionnel, ..). Il existe notamment ce fameux gap qu’on semble trouver au Etats-Unis entre les noirs et les blancs, auquel vous ne faites pas allusion. Que dit la science aujourd’hui à son sujet ?
    Par ailleurs, vous affirmez que la différence d’environnement (taux de scolarisation notamment) au sein des pays comparés pourrait être la cause de l’écart constaté. N’est-ce pas aller un peu vite en besogne que de transformer cette corrélation en causalité ? Est-il moins légitime de supposer à l’inverse qu’un Q.I moindre pourrait engendrer une perception dévaluée de l’intérêt pour la scolarisation, et ne favoriserait donc pas son développement ?
    Enfin, toujours désireux de replacer ce genre de questions dans une perspective évolutionniste, j’avais trouvé la « Cold winter theory », bien qu’un peu simpliste, pas totalement inintéressante s’agissant de la sélection d’une intelligence plus élevé dans les contrées plus froides (ou plus généralement « difficiles »). A-t-elle un début de fondement scientifique aujourd’hui ?

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Concernant la comparaison inter-ethnies au sein d'un même pays, elle pose autant de problèmes que la comparaison entre pays. La différence de QI entre "blancs" et "noirs" américains est bien établie, et les chercheurs restent en désaccord sur la question de savoir si elle se réduit avec le temps. Mais les blancs et noirs américains diffèrent considérablement en termes d'environnement, de pauvreté, de nutrition, d'exposition à des maladies pendant l'enfance etc. Même lorsque que l'on compare blancs et noirs de même niveau socio-économique, vivant dans les mêmes quartiers, il est loin d'être clair que tous les facteurs environnementaux sont égalisés. Il est fort possible, par exemple, qu'il subsiste des différences culturelles, sur la manière d'élever les enfants, de leur parler, sur les attitudes concernant l'école et le travail, etc., qui peuvent engendrer des différences de développement cognitif, même à prédispositions génétiques égales. De même qu'il y a de bonnes raisons de penser que les asiatiques et les juifs ashkénazes (qui sont réputés avoir les QI les plus élevés) se distinguent par une culture plaçant l'intérêt de l'enfant et sa réussite scolaire tout en haut de leur liste de priorités. Il est donc impossible à l'heure actuelle d'affirmer que le facteur génétique joue un rôle dans ces différences.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Concernant votre 2ème remarque, il est effectivement probable que la causalité soit bidirectionnelle, que le fait pour un pays d'avoir une population moins intelligence en moyenne rend plus difficile les progrès sociaux, l'innovation et la croissance économique. Mais dire cela n'enlève rien au lien de causalité entre la scolarité, la nutrition, la santé et le développement cognitif, qui est parfaitement prouvé.
      Ce que la causalité bidirectionnelle implique, c'est simplement qu'il est très difficile pour les populations désavantagées de progresser toutes seules. C'est pour cela qu'une aide extérieure est légitime, et de fait l'aide au développement est très largement consacrée à l'amélioration de la santé (campagnes de vaccination et de vermifugation) et de la scolarisation. On a tout lieu d'en attendre des gains cognitifs pour les populations concernées, et c'est d'ailleurs le cas, car elles n'ont pas échappé à l'effet Flynn.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Pour les lecteurs, la théorie des hivers froids est l'idée selon laquelle les populations humaines sorties d'Afrique pour coloniser l'Eurasie auraient été confrontées à des conditions écologiques nouvelles et plus difficiles qu'en Afrique (notamment à cause de la rigueur des hivers), ce qui aurait constitué une pression de sélection en faveur de capacités cognitives augmentées. C'est une hypothèse qui peut sembler plausible, bien sûr. Mais il existe d'autres hypothèses plausibles, comme celle de Jared Diamond dans "Guns, germs and steel", qui explique entièrement les différences de devenir des populations africaines et eurasiennes par des facteurs écologiques et environnementaux.
      Je n'ai pas connaissances de données qui permettent de départager ces hypothèses. Evidemment, dire "les eurasiens ont un QI plus élevé que les africains (pour des raisons en partie génétiques), donc cela prouve la théorie des hivers froids" n'est pas un raisonnement convaincant, puisqu'il présuppose le rôle des facteurs génétiques que la théorie vise à prouver (et puisqu'il existe d'autres théories expliquant différemment les mêmes faits). Tout ce qui peut être dit, c'est que cette théorie est compatible avec les faits connus.

      • Hansen Répondre | Permalink

        L'auteur de science-fiction Jared Diamond dans "Gun, Germ and Steel" commence par décrire comment, alors qu’il travaillait en Nouvelle-Guinée, un membre de la tribu Yali lui demanda: "Pourquoi est-ce que vous, Blancs, avez développé des cargaisons si importantes et les avez apportées en Nouvelle-Guinée ? Cargo dans le jargon de la Nouvelle-Guinée signifie des biens. Diamond dit qu'il a écrit son livre pour répondre à cette question. Il soutient que la réponse ne réside pas dans des différences d'intelligence. "Les Guinéens m'ont impressionné comme étant en moyenne plus intelligents que l'européen moyen"(Diamond, 1998, p.20) Il ne fait aucune mention des études montrant le faible QI de ces peuples sur les tests d'intelligence et Piaget.

        Diamond (1997, p. 309) attribue l'échec de toute domestication animale par les Aborigènes d'Australie et l'absence de développement d'une agriculture "au manque d'animaux domestiques, à la pauvreté des plantes domestiques, aux sols difficiles et au climat", mais sur la même page il nous dit que les ignames, le taro, et la marante poussent à l'état sauvage dans le nord de l'Australie et auraient pu être plantés, et il y deux herbes sauvages indigènes qui auraient pu être cultivées pour produire des céréales. Le kangourou et le dingo aurait pu être domestiqués par élevage sélectif sur plusieurs générations. Le climat de l’Australie est très varié et en dehors des déserts de la
        La région centrale il est potentiellement adapté à l’agriculture développée par les Européens aux XIXe et XXe siècles.

        Aucune mention n'est faite du cerveau nettement plus petit et primitif des Aborigènes d'Australie, de leur très faible intelligence générale mise en évidence par les tests de QI et de Piaget ou de leur développement physique et intellectuel plus rapide (un principe bien connu de la biologie de l’évolution veut que les nourrissons d’espèces plus développées aient une enfance plus longue au cours de laquelle ils dépendent de leurs mères. Dès que les bébés reptiles éclosent de leurs œufs, ils peuvent se déplacer et se débrouiller par eux-mêmes, alors que les singes ont quelques années de dépendance maternelle. Parmi les primates, les plus primitifs sont les lémuriens, qui ont 2 ans de dépendance maternelle; les macaques sont un peu plus développés et ont 4 ans de prise en charge par la mère; les chimpanzés sont encore plus développés et exigent environ 8 ans de dépendance maternelle; et les humains sont les plus développés et ont environ 14 ans de dépendance maternelle).

        En fait l'index de Gun Germ and Steels ne comprend même pas le terme "intelligence".

        • Christophe Pallier Répondre | Permalink

          Peut être Jared Diamond parlait-il d'un type d'intelligence qui ne se mesure pas par les tests de QI mais par la capacité à survivre dans un environnement hostile (intelligence qu'il va nous falloir retrouver vite vu l'avenir qui se profile)..

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          Diamond ne cherche pas à expliquer des différences d'intelligence, mais des différences de développement culturel entre populations au cours de l'histoire, et notamment le plus grand essor de la science et de la technologie en Eurasie qu'en Afrique et en Amérique. Ayant expliqué cela, les différences de QI en découlent (ou peuvent partiellement en découler), puisque l'environnement culturel a un impact sur le développement de l'intelligence.

          Vous semblez accorder de l'importance aux différences de volume crânien entre populations. C'est un fait que le volume crânien (ou plutôt cérébral) est corrélé au QI, à hauteur de 0.24 au sein de populations données (Pietschnig et al 2015). Mais cela n'autorise pas à tirer des conclusions sur l'effet de différents volumes crâniens entre populations. Parce que le volume crânien peut aussi être influencé par des facteurs environnementaux (nutrition et santé pendant la petite enfance), et parce que les différences entre populations peuvent refléter des sources de variance différentes des différences au sein d'une population.
          On observe le même phénomène entre hommes et femmes: les femmes ont un cerveau plus petit en moyenne, et cela n'entraine pas des différences de QI. J'ai expliqué cela plus en détail ici: http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/le-sexe-du-cerveau-bibliographie-et-debats/

          Bref, c'est exactement le même problème que l'héritabilité du QI au sein d'une population, qui n'implique pas que les différences de QI entre populations soient génétiques.

          Pietschnig, J., Penke, L., Wicherts, J. M., Zeiler, M., & Voracek, M. (2015). Meta-analysis of associations between human brain volume and intelligence differences: How strong are they and what do they mean? Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 57, 411–432. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2015.09.017

          • Hansen | Permalink

            "à hauteur de 0.24 au sein de populations données (Pietschnig et al 2015)"

            Oh mais comme c'est étrange, Ramus nous sort une méta-analyse qui minore la corrélation entre intelligence et taille du cerveau.

            Moi j'ai une méta-analyse de 2017, plus récente que vous pas de chance, confirmant la corrélation de +0,4 que l'on retrouve en général dans la littérature (méta-analyse de Rushton 2009 trouve également +0,4).

            A noter que l'étude précise que de mauvaises mesures du QI vont (évidemment) diluer cette corrélation.

            Gignac G.E. et al. (2017) « Brain volume and intelligence: The moderating role of intelligence measurement quality » Intelligence, Volume 64, pp. 18-29.

            Lee J.J. et al. (2019) « The causal influence of brain size on human intelligence: Evidence from within-family phenotypic associations and GWAS modeling » Intelligence, Volume 75, Pages 48-58.

            "Parce que le volume crânien peut aussi être influencé par des facteurs environnementaux (nutrition et santé pendant la petite enfance)"

            Pas de chance pour votre "hypothèse" encore une fois...
            Les différences raciales de capacité crânienne sont corrélées à 76 traits musculo squelettiques identifiés dans des ouvrages standards d’anatomie évolutive comme étant systématiquement liés à une augmentation de la capacité crânienne et de l’intelligence chez les hominidés.

            Parmi ces différences, on retrouve :
            -Le diamètre transversal du pelvis : L’augmentation de la capacité crânienne et de l’intelligence a été de pair avec une augmentation du diamètre transversal du pelvis, pour permettre le passage du crâne à la naissance. Les africains ont un diamètre pelvien significativement plus petit que celui des européens. (27,4 cm contre seulement 24,6 pour les africains). Les est-asiatiques ont un diamètre pelvien supérieur à celui des européens.
            -En conséquence d’un pelvis plus large, le fémur, (l’os de la cuisse) qui s’insère au niveau du bassin, s’est incurvé puisqu’en dépit d’un bassin qui grandissait, espaçant les insérions fémorales et provoquant un angle plus large pour la sortie des deux fémurs, il fallait impérativement que le genou fasse une jonction correcte avec le péroné, provoquant une incurvation du fémur. Les européens ont une incurvation fémorale significativement plus importante que celle des africains et significativement moins importante que celle des est-asiatiques.
            -Tandis que l’intelligence et la capacité crânienne ont augmenté, les crânes sont devenus plus sphériques et profonds. Les européens ont des cerveaux significativement plus sphériques, plus profonds et plus gros que les africains.
            -L’augmentation de la sphéricité a donc réduit les protubérances, notamment le processus mastoïde. Les blancs ont un processus mastoïde significativement plus petit que les noirs.
            -L’augmentation de la capacité crânienne s’est produite vers l’avant du crâne, il en a résulté une diminution du prognathisme et une augmentation de l’orthognathisme (face plus plate). Les européens ont une face significativement moins prognathe et plus orthognathes que les africains.

          • Franck Ramus | Permalink

            Merci pour les articles de Gignac & Bates et de Lee et al., très intéressants.
            Ce qui est étonnant c'est que vous semblez penser qu'ils viennent à l'appui de votre position, alors que ce n'est pas le cas.

            - l'article de Gignac & Bates (2017) refait la méta-analyse de la corrélation entre volume cérébral et QI en tenant compte de la qualité des mesures, et réévalue cette corrélation entre 0.3 et 0.4. Leur argument me parait tout à fait convaincant. En revanche, il n'y a rien à en déduire. Que la corrélation soit 0.2, 0.4 ou même si elle était à 0.6, elle est établie au sein d'une population donnée, et ne permet de rien en déduire sur le rôle causal des différences de volume cérébral entre populations sur les différences de QI. Elle ne dit rien non plus sur les facteurs génétiques et environnementaux qui induisent cette corrélation.
            - l'article de Lee et al., lui, évalue justement le rôle de ces facteurs. L'étude "within-family" comparant les frères et soeurs est particulièrement instructive, car elle permet de se débarrasser des facteurs environnementaux partagés qui affectent cette corrélation. De fait, dans ces conditions, la corrélation tombe en-dessous de 0.2. Plus intéressant encore, la corrélation génétique entre les deux variables est de 0.4 (il s'agit d'une sous-estimation car basée uniquement sur les SNPs mesurés). Autrement dit, si on se base sur une corrélation phénotypique de 0.4, la part des facteurs génétiques dans la relation entre ces deux variables est 0.4x0.4=0.16. Cette étude confirme donc ce que je disais plus haut, à savoir que la corrélation entre volume cérébral et QI ne reflète pas que des facteurs génétiques, bien au contraire: elle reflète aussi des facteurs environnementaux, tels que la santé, la nutrition et peut-être l'éducation.
            - la suite de votre commentaire est sans aucune pertinence. Ce n'est pas en balançant des corrélations par dizaines qu'on établit un lien de causalité. Bien sûr, la taille de la boîte crânienne est corrélée à d'autres mesures du squelette. Il pourrait difficilement en être autrement, la boîte crânienne étant une partie du squelette. Ces corrélations sont probablement dues à la fois à des facteurs génétiques et environnementaux, notamment santé et nutrition, dont l'effet sur la croissance et la taille du squelette sont bien établis. Aucune des différences morphologiques que vous citez entre populations ne permet d'établir le moindre lien avec les différences de QI.
            Encore une fois, toute la question est d'aller au-delà des corrélations et de prouver un lien de causalité, et toute la difficulté réside dans le fait que les facteurs génétiques (ou morphologiques) qui diffèrent entre populations sont confondus avec des facteurs environnementaux. Comme vous refusez systématiquement de prendre en compte ces facteurs environnementaux, aucun de vos arguments n'apporte le moindre élément à la question de la causalité.

          • Hansen | Permalink

            "On observe le même phénomène entre hommes et femmes: les femmes ont un cerveau plus petit en moyenne, et cela n'entraine pas des différences de QI"

            C'est l'argument utilisé par le fraudeur d'extrême gauche Stephen Gould pour invalider l'intérêt des différences raciales de taille du cerveau... vous connaissez vos classiques 😉

            Sauf que... il n'y a plus de doute aujourd'hui sur l'existence d'une petite supériorité intellectuelle masculine, entièrement prédictible par leur cerveau plus volumineux à taille égale.

            L'avantage cognitif masculin est de 3-5 points de QI et apparaît après 16 ans. Les femmes maturent plus vite et plafonnent un peu moins haut, comme pour la taille (corrélée à +0,2 avec le QI, d'ailleurs).

            Van Der Linden D., Curtis S.D. et Madison G. (2017) « Sex differences in brain size and general intelligence (g) », Intelligence.

            Arribas D., Aguilaa F. et al. (2019) « Testing the developmental theory of sex differences in intelligence using latent modeling: Evidence from the TEA Ability Battery (BAT-7) »

            Lynn R., Irwing P. (2006) “Intelligence: Is there a sex difference in IQ scores ?” Nature 442, E1, doi:10.1038/nature04966.

            Deary et al. est venu corroboré l'hypothèse de Lynn en montrant que les hommes ont des temps de réaction significativement plus rapides, conséquence de la corrélation positive entre QI et temps de réaction.

            « Age and sex differences in reaction time in adulthood, results from the United Kingdom health and lifestyle survey », Psychology and aging (2006), Ian J. Deary.

            Le QI plus élevé des hommes peut être attribué au cerveau masculin plus gros. Trois études ont montré que la taille moyenne du cerveau des hommes est supérieure à celle des femmes, corrigé pour la taille du corps. Ankney (1992) a constaté un plus grand cerveau masculin avec un avantage d’environ 100 grammes. Rushton (1992) a constaté une différence de volume de 110cc et Tan et al. (1999) ont constaté une différence entre les étudiants, en Turquie, de 91cc. Ankney exprime la différence hommes-femmes comme 0.78d (SI) d’unités).

            La corrélation entre la taille du cerveau et l’intelligence est 0,44 (corrigé pour la fiabilité). D’où l’avantage intellectuel prévu qui découle d’un plus grand cerveau est de 0,78 multiplié par 0,44, ce qui donne un avantage de ,34 pour les hommes d = 5,1 points de QI.

            Cet avantage est entièrement explicable par la plus grande taille du cerveau des hommes.

            Les hommes et les femmes connaissent le même environnement et donc les facteurs environnementaux ne peuvent pas tenir compte de la différence hommes-femmes. L’explication de l’évolution de l’intelligence moyenne des hommes est sans doute que des hommes sont en concurrence les uns avec les autres pour obtenir des femmes et dans l’évolution des hominidés, l’intelligence a joué un rôle important, alors que les femmes ne sont pas en concurrence pour les hommes.

            Serge Larivée m'a confirmé qu'il corrigerait l'affirmation selon laquelle les hommes et les femmes avaient le même QI dans la nouvelle édition de "Le Quotient intellectuel, ses déterminant et son avenir" Université de Montréal.

            Cette différence de QI explique le « plafond de verre ». Dans le top 100 des champions d’échecs par exemple on trouve une seule femme (Judith Polgar, une ashkénaze mais c'aurait pu être une afro, ne nous méprenons pas ;)).

            Personne n’empêche les femmes de venir se confronter à Kasparov ou Fisher, simplement pour un QI>145 il y a une femme pour 5 hommes. Pour un QI>130 on trouve une femme pour 2 hommes. C'est le niveau mensa (2 hommes par femme à Mensa, quel que soit le pays à travers le monde...).

          • Franck Ramus | Permalink

            On ne va pas ouvrir ici le dossier tout aussi controversé et peu concluant des différences de QI entre les sexes. Mais ici encore les arguments que vous avancez sont peu convaincants, et se caractérisent par l'exagération et la simple affirmation de ce que vous croyez.

            - évitez les attributions politiques et idéologiques, elles ne font que révéler les vôtres, et ne servent pas votre propos. En l'occurrence je n'ai jamais été un fan de Gould.
            - la seule étude que vous citez qui est pertinente concernant l'effet causal de différences de volume cérébral sur les différences de QI est l'étude de Van der Linden et al. (2017). Il s'agit d'une étude particulière, basée sur une population non représentative (les volontaires du Human Connectome project) qui n'autorise aucune généralisation, qui trouve certaines différences entre les sexes qui ne sont pas nécessairement trouvées dans d'autres études, mais peu importe, faisons avec. Le point intéressant de cette étude, c'est l'analyse de médiation qui est conduite entre sexe et QI (figure 1): elle montre que le chemin indirect -0.53x0.19=-0.1 est bien inférieur au chemin direct -0.23. Autrement dit, en contradiction totale avec ce que vous affirmez ("Cet avantage est entièrement explicable par la plus grande taille du cerveau des hommes"), cette analyse montre que l'essentiel de la différence de QI que cette étude trouve entre hommes et femmes n'est pas médié par le volume cérébral. Si vous aviez lu et compris cette étude, vous l'auriez su.
            De plus, il est impossible de savoir si cette médiation de 0.1 est due au problème de non-représentativité de la population, à des facteurs environnementaux différant entre les sexes, ou au facteur sexe intrinsèque. Toutes les hypothèses sont ouvertes. Votre affirmation selon laquelle "Les hommes et les femmes connaissent le même environnement" est grotesquement fausse.

            De manière générale, on voit bien que vous n'êtes pas un scientifique. Cette manière d'affirmer ce que vous croyez (ou plutôt de copier-coller les arguments de Rushon, Lynn et Jensen), de citer une multitude de résultats en les exagérant, sans aucune prudence, sans aucune rigueur, sans analyser ce qu'ils montrent vraiment, sans établir leur lien précis avec vos affirmations, mais en croyant qu'ils prouvent de manière irréfutable vos affirmations est vraiment caractéristique.
            Je pense qu'on a bien fait le tour maintenant. Passez la main à quelqu'un de plus compétent.

  8. Verdurin Répondre | Permalink

    Je suis un peu hors sujet et j’espère que vous m'excuserez.
    Quand on regarde vos cartes, il n'y a aucune indication sur la marge d'erreur des mesures.
    C'est un renseignement qui me semble important.

    En gros ma question est : quand on mesure le QI d'une personne quel est l'écart-type de la mesure ?
    Et quelle est la taille des échantillons qui ont servis à établir ces cartes ?

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Votre question n'est pas du tout hors-sujet.
      Un score de QI individuel a une marge d'erreur de quelques points (sur l'échelle standard dont la moyenne est à 100 et l'écart-type à 15).
      La carte a été produite à partir d'échantillons de taille variable selon les pays, mais typiquement plusieurs milliers d'individus par pays. Vous pouvez télécharger toutes les données sur ce site, et voir les effectifs de chaque pays, les sources des données, les hypothèses qui ont été faites.
      Avec plusieurs milliers d'individus par pays, l'estimation de la moyenne est très fiable. En revanche, on peut se demander si un échantillon véritablement représentatif de chaque pays a été sélectionné. Cela fait partie des sujets débattus.

  9. Franck Ramus Répondre | Permalink

    Je vous propose de procéder différemment: extrayez de votre document les arguments factuels, et collez-les ici. De préférence un argument par commentaire, chacun avec les références pertinentes. Cela organisera le débat point par point et sera plus lisible pour tout le monde. Quant aux opinions sans preuves, inutile de les ajouter!

  10. Nathalie Répondre | Permalink

    Gray & Thompson avaient, me semble-t-il déjà répondu brillamment à cette question en 2004. Il existe à l'origine (et pouvant l'expliquer) une véritable méconnaissance de la notion d’héritabilité dans le grand public. A décharge, la complexité de ce concept a effectivement été largement utilisée par des chercheurs indélicats qui ont fait leur fonds de commerce d’une supposée intelligence inférieure des populations noires américaines par rapport aux populations blanches (e.g. Jensen) en laissant entendre qu’il existerait des “races“ parmi les humains au sens où chacune de ces races aurait un patrimoine génétique spécifique. Or, rien ne permet de corroborer cette thèse. Si des différences de QI intergroupes existent bien, elles semblent en réalité entièrement imputables à l’environnement. Des auteurs comme Gray & Thompson (2004) se sont consacrés à cette démonstration et dénoncé la simplification à outrance de la notion d’héritabilité.

    Ils nous rappellent que l’héritabilité est une statistique, — un coefficient —, évaluant la part des facteurs génétiques dans la variation de l’apparition d’un caractère (e.g. les yeux bleus ou le QI) mesurable au sein d’une population donnée. Pour ce qui concerne l’intelligence, la principale difficulté une fois son coefficient d’héritabilité calculé est de bien comprendre que les effets génétiques et environnementaux ne sont pas toujours indépendants les uns des autres (Gray & Thompson, 2004). Ainsi, même si environ la moitié de la variance de l’intelligence a pu être attribuée à des variations génétiques entre les personnes, il n’en reste pas moins que l’environnement l’influence aussi.

    Le principe de grandes influences environnementales sur le QI est compatible avec celui de sa haute héritabilité seulement si les environnements dans lesquels évolue la personne au fur et à mesure de son développement correspondent à sa génétique (corrélation G*E) ; c'est-à-dire si ces environnements sont disponibles. D’ailleurs, si les environnements n’étaient pas aléatoirement distribués par l’effet du hasard de la naissance mais pouvaient être sélectionnés par les individus sur la base de leurs seules préférences génétiques (autocorrélation G*E), il deviendrait impossible de discerner la part des influences génétiques ou environnementales sur l’intelligence. Il serait aussi impossible de discerner quelle est la part de la génétique sur le fonctionnement intellectuel d’un individu donné et quelle part résulte de l’action des variations de son environnement (Gray & Thompson, 2004).

    L’héritabilité n’implique pas nécessairement l’inéluctabilité, dans la mesure où l’environnement peut relativiser l’impact de l’héritage génétique (interaction G*E). Par exemple, la phénylcétonurie — une cause génétique de retard mental — est à 100% héritable. Pourtant, les individus génétiquement porteurs peuvent en éviter les conséquences uniquement en supprimant la phénylalanine de leur alimentation. En conséquence, si l’héritabilité infère bien que la transmission génétique est inéluctable, elle n’infère pas que l’on ne puisse pas agir sur les conséquences de cette transmission (Gray & Thompson, 2004).

    Finalement, l’héritabilité à l’intérieur d’un groupe n’implique pas que les différences dans les mesures d’intelligence entre groupes soient dues à des facteurs génétiques. Les facteurs environnementaux peuvent complètement expliquer ces différences, même dans si les facteurs génétiques expliquent complètement les différences intragroupes. La métaphore de Lewontin illustre parfaitement cette subtilité. Comme indiqué dans le graphique de la Box 2 de l'article de Gray & Thompson (2004, p. 477; lien du PDF ci-dessous que chacun peut donc consulter), des plantes qui ont poussé dans des conditions normales et uniformes présentent des différences de hauteur qui sont génétiquement déterminées ; toutes n’atteignent effectivement pas la même hauteur en grandissant, il y a des différences à l’intérieur de leur groupe. La même espèce qui a été élevée dans des conditions aussi uniformes mais déficientes montre aussi des différences de hauteur de pousse. Pourtant, le second groupe, qui a bénéficié d’un engrais de mauvaise qualité, atteint globalement une hauteur moindre par rapport au précédent. La différence intergroupe est entièrement provoquée par l’environnement et en dépit de l’héritabilité. Cet exemple souligne que toute tentative d’explication de différences entre groupes en matière d’intelligence ne peut pas se fonder sur l’héritabilité intragroupe pour expliquer les différences intergroupes (Gray & Thompson, 2004).

    Référence :
    Gray, J. R., & Thompson, P. M. (2004). Neurobiology of intelligence: Science and ethics. Nature Reviews Neuroscience, 5, 471–482. Consultable à l'adresse : https://www.mun.ca/biology/scarr/Gray_&_Thompson_2004_Nature_Rev_Neurosci_5,471-482.pdf

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Oui, l'article de Gray & Thompson est bien.
      Bien avant eux, Ned Block avait déjà bien balisé les difficultés d'interprétation de l'héritabilité:
      Block, N. (1995). How heritability misleads about race. Cognition, 56, 99–128.
      http://www.nyu.edu/gsas/dept/philo/faculty/block/papers/heritability.pdf
      Ces difficultés d'interprétation ne doivent pas conduire à conclure que le concept d'héritabilité est invalide ou inutile, bien au contraire. Le concept d'héritabilité est comme celui d'intelligence, de force ou de température: il s'agit de mots qui ont une définition scientifique précise, qui est différente de celle utilisée dans le langage courant. Les malentendus surviennent lorsque les gens les interprètent à l'aune du langage courant.

  11. Hansen Répondre | Permalink

    D’accord faisons comme ça.

    Vous écrivez :

    « En résumé, un petit nombre de chercheurs prennent ces scores de QI nationaux moyens très au sérieux et considèrent que ces différences reflètent indubitablement des différences génétiques. La plupart des chercheurs spécialistes de l'intelligence ne sont pas convaincus, pour plusieurs raisons »

    Vous affirmez que la plupart des spécialistes de l’intelligence ne sont pas convaincus (par l’existence de différences génétiques entre les populations sous-tendant les différences de QI). Ceci est simplement inexact si on se penche sur les enquêtes d’opinions des experts de l’intelligence. Plusieurs enquêtes sont disponibles. La plus récente a été publiée ce mois-ci dans Intelligence.

    Rindermann et al. (2020) “Survey of expert opinion on intelligence: Intelligence research, experts' background, controversial issues, and the media” Intelligence, Volume 78, January–February 101406.

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289619301886?fbclid=IwAR2Zh2ecW77Ip_uSf2SHXvp0zUYsqkdTEVyX8WQMKfpr1uDLWPmiw4UiQC0

    Cette étude reprend l’opinion de 102 experts de l’intelligence (individus ayant publiés récemment sur le sujet dans des revues à comité de lecture). Elle se penche essentiellement sur la différence de QI entre afro-américains et Européens aux USA. On retrouve de façon systématique, dans des dizaines de milliers d’études (depuis 1900), une différence de 15 points de QI entre euro et afro-américains (une déviation standard ou un peu plus de 2 ans d’âge mental). Cette différence d’intelligence est acceptée par les spécialistes de l’intelligence et ne fait pas l’objet de débat dans la littérature scientifique. La question porte sur la cause de cette différence d’intelligence observée. L’étude d’opinion (Rindermann, 2020) répond clairement: Seuls 16% des experts de l’intelligence considèrent que cette différence d’intelligence est d’origine entièrement environnementale. 84% des experts considèrent que cette différence est au moins partiellement génétique (de 10 à 100% génétique).

    L’étude de Rindermann a également interrogé les chercheurs sur leur orientation politique. Les 102 experts de l’intelligence sont « davantage de gauche et les 16% d’environnementalistes extrêmes se situent (eux-mêmes) le plus à gauche ».

    Concernant la différence de QI entre afro-américains et Européens, 84% des experts considèrent que la différence d’intelligence est au moins en partie génétique. Ceci contredit votre assertion « un petit nombre de chercheurs (considérent les différences de QI comme reflétant indubitablement des différences génétiques) »

    • Hansen Répondre | Permalink

      Oui donc les études d'opinions des experts ça ne vaut rien d'accord poubelle.

      Par contre VOTRE opinion à valeur de référence, considérant que "la majorité des spécialistes rejettent une explication génétique". Opinion que vous tirez de votre chapeau... c'est ça le génie... contredite par les études d'opinions mais il est entendu (point 1) qu'elles ne valent rien.

      Tout cela est d'une logique implacable 😉

      • Franck Ramus Répondre | Permalink

        Une étude d'opinion a la valeur de son échantillonnage et de sa méthodologie, c'est tout.

        Pour ma part, je fonde mon opinion sur ma connaissance directe des spécialistes du domaine. Si on veut objectiver on peut procéder de différentes manières:
        - l'editorial board de la revue Intelligence;
        - l'editorial board de la revue Behavior Genetics;
        - on peut faire une recherche de "intelligence genetics" dans Scopus. Ici je me limite aux articles parus depuis 2000. Regarder à gauche "Author name", cliquez View all, vous aurez la liste des auteurs les plus productifs dans le domaine.

        Bref, on peut parcourir ces trois listes qui incluent tous les spécialistes mondiaux de la génétique, de l'intelligence, ou des deux, j'en connais un bon nombre personnellement, la plupart des autres par leurs publications, et presque aucun ne soutient que les différences de QI entre populations sont d'origine génétique. En fait les seules exceptions que je vois sont Michael Woodley of Menie (dans le board d'Intelligence), et bien sûr Arthur Jensen et Philip Rushton dans la liste de Scopus. Peut-être en identifierez-vous quelques autres, mais globalement les chercheurs qui soutiennent l'hypothèse génétique forment un tout petit groupe.

        • Hansen Répondre | Permalink

          Lynn ? Gottfredson ? Eysenck ? Serge Larivée de l'université de Montréal ? Stuart Ritchie ? Sans parler du grand Robert Plomin ? Même Flynn ! Sa langue se délie depuis qu'on a censuré son dernier livre...

          Les 2 spécialistes qui publient le plus sont Richard Lynn et Ian Deary. Je ne connais pas les convictions du second sur les différences raciales mais il a publié des papiers validant les différences sexuelles de QI, venant corroborer la thèse de Lynn.

          « Age and sex differences in reaction time in adulthood, results from the United Kingdom health and lifestyle survey », Psychology and aging (2006), Ian J. Deary.

          En fait vous classez dans "environnementalistes" des individus qui ne se sont pas prononcés, sur base de votre "opinion" tout en snobant les études d'opinion... c'est pas très sérieux comme méthodologie.

          Vous ne lisez que Léon Kamin ? Parce que je peux faire comme vous... personnelement les seuls spécialistes que je connaisse qui nient totalement les différences génétiques entre les races c'est le communiste Léon Kamin, Nisbett et Turkheimer... des individus qui sont plutôt perçus comme extrêmistes et n'ont en aucun cas la renommée ou le niveau de publication d'un Lynn, Eysenck, Plomin...

          • Franck Ramus | Permalink

            Je ne sais pas pourquoi vous nommez Gottfredson, Ritchie, Plomin, Deary. Rien de ce que j'ai lu et de ce que je connais de ces auteurs ne permet de penser qu'ils aient le moindre soutien à apporter à vos affirmations. Je n'ai pas tout lu, évidemment. Si j'ai raté quelque chose, n'hésitez pas à coller les extraits et donner les références complètes ici.
            Mais de grâce, ne nous faites pas le même coup qu'avec David Reich (ci-dessous http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/la-carte-mondiale-des-qi-explications-completes/#comment-8225), relisez bien pour vérifier que ces auteurs disent vraiment ce que vous croyez qu'ils disent.

  12. Hansen Répondre | Permalink

    Une seconde étude d’opinions, plus globale, sur la cause des différences internationales de QI, a été publiée en 2016.

    Rindermann et al. (2016) “Survey of Expert Opinion on Intelligence: Causes of International Differences in Cognitive Ability Tests” Front Psychol. 2016; 7: 399 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4804158/

    Cette étude est large et vaut la peine d’être consultée en intégralité. J’en extrais pour ma part l’information suivante: “Only 5 of 71 experts (7%) thought that genes had no influence (in cause of international differences in cognitive ability tests)” 93% des experts de l’intelligence considérent que les différences internationales de QI sont au moins partiellement d’origine génétiques. Votre affirmation est inexacte et peut même être inversée « Seule une petite minorité de chercheurs considèrent les différences internationales de QI comme entièrement environnementale ».

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Je connais cette étude. Je ne suis pas convaincu qu'on puisse l'interpréter comme reflétant le fait que les experts internationaux de l'intelligence croient à une contribution génétique aux différences de QI nationaux.

      Premièrement, l'échantillon a un risque important d'être biaisé: partant de 1345 chercheurs sollicités, 265 ont répondu (partiellement) au sondage, mais seulement 71 aux questions sur les QI nationaux. Il est raisonnable de penser que ceux qui ont le plus à coeur de faire passer "leur vérité" sur les QI nationaux soient surreprésentés parmi ces 71.

      Deuxièmement, on est loin d'avoir réuni les experts internationaux de l'intelligence. A un âge médian de 47 ans, ils avaient publié un nombre médian de 20 articles, avaient un h-index médian de 11 selon Scopus et 17 selon Google Scholar. Bref, pas des foudres de guerre pour la plupart. On est loin du standing des signataires de "Mainstream science on intelligence", qui, je le rappelle, avaient conclu sur ce sujet: "There is no definitive answer to why IQ bell curves differ across racial-ethnic groups." On peut d'ailleurs comprendre que les chercheurs les plus actifs n'aient pas trouvé le temps de répondre à un aussi grand nombre de questions, a fortiori quand on voit la nature des questions qui tournent de manière obsessionnelle autour des différences entre populations, et que l'on soupçonne l'instrumentalisation qui peut en être faite.
      Par ailleurs, le fait d'être un expert sur l'intelligence ne garantit aucunement de connaître les données pertinentes sur la question des comparaisons de QI entre populations, sujet dont la plupart se désintéressent totalement. Il aurait été intéressant, dans le même sondage, de questionner les gens sur la taille d'effet de la scolarisation et du parasitisme sur le QI (par exemple). Je parie volontiers que peu auraient été capable de donner des estimations correctes. A partir de là, que vaut leur estimation de la part génétique?

      Troisièmement, la manière dont les options de réponse sont présentées produit un effet de cadrage (framing effect) qui est susceptible d'avoir biaisé les réponses. En effet, il fallait coter l'importance relative des facteurs génétiques et environnementaux de 0% à 100% génétique. Ce qui jouait à l'encontre de la réponse 0%, qui était une réponse extrême, or personne n'aime donner des réponses extrêmes (ou perçues comme telles dans le cadre imposé). Ajoutons à cela l'incertitude qui accompagne toute estimation, qui peut avoir conduit des gens à donner une réponse strictement positive quand bien même ils pensaient que 0% était la réponse la plus probable.
      Pour illustrer, je pense personnellement que la réponse la plus plausible dans l'état actuel des connaissances est 0%, parce qu'on a de nombreuses preuves de l'effet important de plusieurs facteurs environnementaux, alors qu'on n'a aucune preuve de facteurs génétiques. Néanmoins, tant que l'on n'explique pas 100% des différences de QI par des facteurs environnementaux, il subsiste une incertitude sur cette réponse. La réponse que je souhaiterais donner est donc 0% assorti d'intervalles de confiance. Mais dans une modalité de réponse où il n'y a pas d'intervalles de confiance, et où il faut choisir entre 0%, 10% ou plus, il est fort possible qu'un certain nombre de répondants aient converti leur incertitude sur le 0% en un 10% ou 20% de compromis.

      Bref, c'est peu dire que ce sondage ne révèle pas grand chose de significatif.

      Gottfredson, L. S. (1997). Mainstream science on intelligence: An editorial with 52 signatories, history, and bibliography (Reprinted from The Wall Street Journal, 1994). Intelligence, 24, 13–23.

      • Hansen Répondre | Permalink

        "je pense personnellement que la réponse la plus plausible dans l'état actuel des connaissances est 0%, parce qu'on a de nombreuses preuves de l'effet important de plusieurs facteurs environnementaux, alors qu'on n'a aucune preuve de facteurs génétiques"

        Excellente celle-là. Quel humour. Je vais la replacer 🙂

        Comment est-il possible de se fourvoyer à ce point ? Je vous ferai remarquer sans vouloir vous offusquer que 0% est une impossibilité biologique, darwinienne 😉

        Je préfère croire que vous ne pensez pas ce que vous dites. Après tout, si j'étais dans votre situation je serais pareillement forcé de ne pas dépasser la ligne rouge.

        Les 22 arguments pointant unilatéralement vers une explication génétiques sont à jeter pareillement à la corbeille, tout comme l'opinion des experts, ça ne vaut pas grand chose en regard de VOTRE opinion, tirée du chapeau, c'est ça le génie.

        L'avenir nous dira quoi, je lui fais confiance 😉

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          Ce commentaire est un exemple type de commentaire sans contenu factuel, qui ne contient que des jugements de valeur, de l'ironie et des affirmations sans preuves, et qui seront dorénavant systématiquement supprimés ici. Si vous pensez vraiment que vos 22 arguments sont imparables, choisissez ceux que vous voulez défendre (tous n'en valent pas la peine!), reformulez-les de manière précise et intelligible, et appuyez-les avec des sources crédibles. Au moins il y aura matière à discuter.

          Pour le bénéfice des autres lecteurs, je réponds sur ce point: "Je vous ferai remarquer sans vouloir vous offusquer que 0% est une impossibilité biologique, darwinienne".
          Affirmer cela révèle un grand aveuglement idéologique, car il n'y a évidemment aucune impossibilité biologique. J'en ai donné une illustration dans un commentaire précédent. Dans un cas de figure où on a deux populations, qui ont chacune un QI héritable à 50% (ça marcherait aussi bien si l'héritabilité était 100%), qui ont le même patrimoine génétique en moyenne, mais qui vivent l'une dans un environnement favorable, l'autre dans un environnement défavorable, les différences de QI entre les deux populations seront entièrement dues à ces différences d'environnement.

          Vous trouvez un tel scénario totalement invraisemblable? En fait on peut en trouver de multiples exemples. Par exemple, la population coréenne a été arbitrairement divisée entre le Nord et le Sud, et les deux sous-populations ont été exposées à des conditions environnementales (nutrition, santé, éducation) très différentes depuis plusieurs décennies. On n'a évidemment pas de données sur la Corée du Nord*, mais je suis prêt à parier que sa population a maintenant un QI moyen bien inférieur à celui de la Corée du Sud, alors même qu'il s'agit de la même population au sens génétique du terme.
          Il existe certainement bien d'autre cas pour lesquels des données vérifiables existent, par exemple une population dont une partie a été affectée par une famine (ou une épidémie) et l'autre pas, etc. Je n'ai pas le temps de chercher les données pour vous, mais il ne fait aucun doute que de tels cas existent.
          Un autre exemple serait les cas où un pays a décidé d'augmenter la durée de la scolarité obligatoire d'un an (retrouvez-les dans la méta-analyse de Ritchie & Tucker-Drob, 2018). D'une année sur l'autre, il s'agit de la même population d'un point de vue génétique, mais ceux nés l'année d'après ont 3 points de QI en plus en moyenne que ceux nés les années précédentes! Là encore une différence de QI entre deux populations, qui est 0% génétique.
          D'autres situations de discontinuités similaires doivent pouvoir se trouver par dizaines, comme l'instauration dans un pays donné d'une nouvelle politique de santé publique ayant un impact sur le développement cognitif: suivi plus systématique des femmes enceintes ou des enfants en bas âge, campagnes de vaccination, de vermifugation... Voici une référence que j'ai trouvée sans effort: Reddy, K. J., & Nair, S. (2014). Double fortified salt and deworming—Game changers in the battle against iodine and iron malnutrition in Indian school children. Indian J Community Health, 26, 175–182.

          Bref, l'absurdité de votre affirmation devrait maintenant vous sauter aux yeux.

          * Si vous voyez des tableaux ou des cartes avec des valeurs pour la Corée du Nord, sachez qu'il s'agit de scores interpolés à partir des pays voisins, précisément à cause de l'absence de données. Ce qui montre bien d'ailleurs les limites de cette méthodologie.

          • Hansen | Permalink

            "Dans un cas de figure où on a deux populations, qui ont chacune un QI héritable à 50% (ça marcherait aussi bien si l'héritabilité était 100%), qui ont le même patrimoine génétique en moyenne"

            C'est votre hypothèse de base qui est une impossibilité biologique, darwinienne 🙂

            Deux races ou populations ont, par définition, des fréquences génétiques différentes.

            "Des gens bien intentionnés qui nient la possibilité de différences biologiques substantielles entre les populations humaines se recroquevillent dans une position indéfendable, qui ne survivra pas à l’assaut de la science.

            Alors que la plupart des gens conviennent qu’il est important de trouver les explications génétiques de certaines maladies, ils réchignent lorsqu’il s’agit d’influence génétiques sur le comportement et la cognition.

            Est-ce que le Q.I, l’intelligence ou le nombre d’années d’éducation est influencé par l’éducation ? Bien sûr. Mais est-ce que cela mesure également des caractéritiques cognitives et comportementales ? Presque certainement. Et comme tous les caractères influencés par la génétique différent d’une population à l’autre (les fréquences des variations génétiques étant rarement identiques d’une population à l’autre), les influences génétiques sur le comportement et la cognition varieront également d’une population à l’autre.

            Vous entendrez parfois que les différences biologiques entre les populations sont petites, parce que les humains ont divergé trop récemment des ancêtres communs pour que des différences substantielles soient apparues sous la pression de la sélection naturelle. Ce n’est pas vrai. Les ancêtres des Asiatiques de l’Est, des Européens, des Africains et des Australiens étaient, jusqu’à récemment, presque complètement isolés les uns des autres pendant 40 000 ans ou plus, ce qui est amplement suffisant pour que les forces de l’évolution puissent fonctionner.

            Dans les années à venir les études génétiques montreront que de nombreux caractères sont influencés par des variations génétiques, et que ces traits différent en moyenne entre les populations humaines. Il sera impossible – en effet, anti-scientifique, idiot et absurde – de nier ces différences »

            David Reich, Université d’Harvard, mars 2018.

          • Franck Ramus | Permalink

            Pour commencer, puisque vous persistez à ne pas donner de références, voici celle de votre citation de David Reich, pour que chacun puisse lire l'article dans son intégralité et se faire son propre avis. Dorénavant je supprimerai à vue, tout comme je viens de supprimer un de vos commentaires plein d'affirmations sans aucune référence. Si vous voulez au moins avoir l'air de participer à un débat, faites un effort.

            Si je garde ce commentaire, c'est parce que je trouve particulièrement amusant et révélateur que vous m'opposiez David Reich, alors que son texte est beaucoup plus en accord avec le mien qu'avec ce que vous affirmez.
            Bref résumé de son article:

            - les gens s'empoignent sur la validité du concept de "race", mais ils sont à côté de la plaque. Quel que soit le sens que l'on donne ou pas au mot "race", le fait est que différentes populations humaines sont restées en grande partie isolées les unes des autres pendant longtemps, ont été soumises à des pressions de sélection différentes, et ont de ce fait divergé génétiquement, physiologiquement et physiquement.
            - chaque jour, la recherche apporte de nouvelles preuves d'associations entre des facteurs génétiques et des caractéristiques, physiques, physiologiques et cognitives.
            - on a déjà identifié le lien entre certaines caractéristiques génétiques qui diffèrent entre populations, et certaines de leurs différences physiques, physiologiques, et de susceptibilité à certaines maladies (il cite l'exemple du cancer de la prostate chez les blancs et noirs américains).

            Jusque là on est dans le factuel, et toute personne qui connait les données en génétique ne peut qu'être d'accord avec lui. A partir de là, il spécule:

            - Je le cite car chaque mot a son importance: "since all traits influenced by genetics are expected to differ across populations (because the frequencies of genetic variations are rarely exactly the same across populations), the genetic influences on behavior and cognition will differ across populations, too." Il dit que les influences génétiques sur le comportement et la cognition diffèreront aussi (tôt ou tard, avec l'avancement des connaissances) entre populations. On peut le comprendre de deux manières:

            -- Dans une interprétation littérale, il ne fait que prédire ce qui a été constaté depuis mars 2018, à savoir que les facteurs génétiques influençant la cognition dans une population ne l'influencent pas nécessairement dans une autre population. C'est le résultat que j'ai déjà évoqué dans la note [ii], montrant que les GPS éducation ou QI établis dans la population européenne ne prédisent pas grand-chose dans la population africaine. Dire cela n'est pas la même chose que de dire que des facteurs génétiques influençant la cognition expliqueront les différences entre populations.
            -- Si on s'autorise à aller au-delà de ce qu'il écrit, il veut peut-être dire qu'il pense qu'on trouvera tôt ou tard des facteurs génétiques expliquant les différences cognitives entre populations. Ce n'est pas exactement ce qu'il écrit, mais cette interprétation peut sembler cohérente avec la suite.

            - Il poursuit en disant qu'il craint que des connaissances futures en génétique ne soient détournées à l'appui de stéréotypes racistes, et cite des exemples (Wade et Watson) montrant que de tels détournements se produisent déjà, en dépit du fait qu'il n'y ait à l'heure actuelle aucune donnée venant à l'appui de tels stéréotypes.
            - Il termine en expliquant que si les gens veulent vraiment combattre le racisme, ils doivent cesser de se réfugier dans des fausses croyances et des mauvais arguments (du genre "le QI ne mesure rien de pertinent"; "les résultats de la génétique de l'intelligence ne montrent rien"; "les races sont une construction sociale, donc les populations humaines ne diffèrent génétiquement sur aucun caractère pertinent"); Ils doivent au contraire s'instruire des résultats en génétique, être plus compétents scientifiquement que les idéologues, et se préparer à toutes les éventualités, y compris celle que les résultats futurs de la recherche en génétique nous déplaisent.

            Je n'ai globalement aucun désaccord avec ce que dit Reich, et son dernier point est précisément ma motivation pour aborder un sujet aussi controversé sur lequel il n'y a que des coups à prendre.

            En revanche, remarquez bien que Reich critique les déclarations de James Watson et le livre de Nicholas Wade. Il ne dit pas comme vous qu'il y aurait déjà 22 preuves irréfutables de l'hypothèse génétique. Au contraire, il dit clairement que l'hypothèse génétique est non prouvée. Autrement dit, il dit la même chose que moi, et le contraire de ce que vous affirmez.

            Bref, c'est un cas d'école où vous vous servez d'une citation empruntée à un auteur pour lui faire dire le contraire de ce qu'il dit. Peut-être ne l'avez-vous pas fait consciemment. Je veux bien vous donner le bénéfice du doute et croire que vous avez lu le texte de Reich, et que vous avez été convaincu qu'il apportait de l'eau à votre moulin. Mais cela montre bien que votre approche n'est pas la recherche objective et désintéressée de la vérité. Votre approche est la recherche de données et d'arguments qui viennent à l'appui de votre croyance préalable. Et votre lecture de toutes les études scientifiques et de tous les textes est biaisée par cette croyance: vous ne voyez que les phrases qui vous arrangent et vous les interprétez de travers de telle sorte à ce qu'elles confirment votre croyance préalable. Et vous ignorez tout le reste qui pourrait contredire votre croyance. Cela s'appelle le biais de confirmation.

          • Franck Ramus | Permalink

            C'est votre hypothèse de base qui est une impossibilité biologique, darwinienne

            Je vous en ai pourtant donné plusieurs exemples.

            Deux races ou populations ont, par définition, des fréquences génétiques différentes.

            Si et seulement si elles ont été isolées l'une de l'autre suffisamment longtemps pour faire l'objet de pressions de sélection différentes et accumuler des différences génétiques.

            En revanche, le fait que deux populations aient des différences génétiques n'implique aucunement que certaines de ces différences génétiques aient un impact sur l'intelligence. Vous semblez le présupposer, mais ce que ce vous devriez démontrer, pas supposer.

          • Hansen | Permalink

            "Un autre exemple serait les cas où un pays a décidé d'augmenter la durée de la scolarité obligatoire d'un an (retrouvez-les dans la méta-analyse de Ritchie & Tucker-Drob, 2018). D'une année sur l'autre, il s'agit de la même population d'un point de vue génétique, mais ceux nés l'année d'après ont 3 points de QI en plus en moyenne que ceux nés les années précédentes! "

            Cette étude que vous agitez est un OVNI en contradiction avec des centaines d'autres études montrant une absence totale d'impact du milieu socio-éducatif sur le QI, vous le savez très bien Mr Ramus... c'est la conclusion du livre de Plomin (2018): l'environnement socio-éducatif ne fait AUCUNE différence sur l'intelligence.

            Je vais tâcher d'en discuter avec Ritchie et Kirkegaard, il y a un truc qui CLOCHE !

          • Franck Ramus | Permalink

            Cette étude n'est pas un OVNI déconnecté de centaines d'autres études, puisque c'est une méta-analyse de toutes les études qui ont des données pertinentes sur le sujet.

            Quand vous parlez "d'une absence totale d'impact du milieu socio-éducatif sur le QI", je vois à quoi vous faites référence, mais c'est une énorme exagération, et ce n'est absolument pas en contradiction avec l'effet de la scolarité sur le QI.
            Vous vous appuyez sur certaines affirmations de Robert Plomin, qu'il fait dans ses livres (plus que dans ses articles, car ça passe moins bien la peer-review). C'est mon principal point de dissension avec Plomin, que je respecte par ailleurs énormément (voyez également la critique de Blueprint par Paige Harden https://www.spectator.co.uk/2018/10/heredity-is-only-half-the-story/). Il fait référence aux études de jumeaux qui montrent un effet faible ou nul de l'environnement partagé par les jumeaux (ou plus précisément du terme C dans le modèle ACE, communément surnommé "environnement partagé"). Malheureusement il est trompeur de surnommer C l'environnement partagé et erroné de supposer que ce terme capture tous les facteurs environnementaux "socio-éducatifs" comme vous dites. Ce terme C capture la part de variance des facteurs environnementaux qui rendent les jumeaux plus similaires. Il exclut la part de variance des facteurs environnementaux qui rendent les jumeaux moins similaires (ce qui est le cas d'une partie des influences familiales et scolaires). Il échoue aussi à capturer les facteurs environnementaux qui sont confondus avec des facteurs génétiques (notamment les corrélations gènes-environnement actives), dont on ne sait pas s'il faut les attribuer aux gènes ou à l'environnement. Il ignore les interactions gènes-environnement. Et cette estimation du terme C est restreinte à la situation particulière du modèle ACE dans les études de jumeaux, avec ses hypothèses et ses limites.
            Il faut espérer que l'on progressera rapidement vers des modèles plus sophistiqués incluant une mesure directe des influences génétiques (par méthode GCTA ou des GPS), une mesure directe des facteurs environnementaux pertinents, et une modélisation complète de leurs effets principaux, de leurs corrélations et de leurs interactions. En attendant, il vaut mieux éviter les surinterprétations de la faible valeur du terme C dans certaines études de jumeaux.

            Cela dit, même dans l'hypothèse où l'on prendrait le résultat "C=0" pour argent comptant, il n'est pas en contradiction avec l'effet de la scolarité sur le QI. Dans la plupart des études de jumeaux, il ne se produit pas de réforme du type de l'allongement de la scolarité obligatoire d'un an pour une moitié de la cohorte. Par conséquent, cette source de variance purement environnementale n'est pas mesurée dans les études de jumeaux. Certains jumeaux étudient plus longtemps que d'autres, certains jumeaux ont un QI plus élevé que d'autres, et le modèle ACE est incapable de déterminer s'il s'agit d'un effet purement génétique, ou d'une corrélation gène-environnement (telle que les jumeaux les plus doués étudient plus longtemps, augmentant par là-même encore plus leur QI). Par défaut la corrélation gène-environnement est incluse dans le terme A, mais cela peut être à tort, il faut en être conscient.

            Et pour finir voici une étude intéressante illustrant que, même avec la méthode des jumeaux, pour peu qu'on mesure des facteurs environnementaux pertinents, on peut y voir plus clair sur leur rôle et leur interaction avec les facteurs génétiques, et constater que même avec C=0, l'environnement joue un rôle important!
            Harden, K. P., Hill, J. E., Turkheimer, E., & Emery, R. E. (2008). Gene-environment correlation and interaction in peer effects on adolescent alcohol and tobacco use. Behavior Genetics, 38, 339–347.

  13. Hansen Répondre | Permalink

    Concernant les scores polygéniques d'intelligence, comme par hasard tout à fait parallèles aux QI moyen raciaux (indiquant que les populations à plus haut QI ont, ôôôôôôh surprise suprême ! une plus haute fréquence d'allèles pour une haute intelligence dans leur patrimoine génétique...

    « Malgré des tentatives récentes de prédire les QI nationaux à partir de scores polygéniques (Dunkel
    et al., 2019 ; Lasker et al. 2019 ; Piffer, 2019). Ces études sont jugées non pertinentes par les
    spécialistes, car elles utilisent des scores polygéniques établis pour la population d’origine
    européenne, dont il a été montré qu’ils sont très sensibles aux caractéristiques de la population sur
    laquelle ils ont été constitués, et qu’ils sont peu ou pas associés au QI dans d’autres populations (Lee
    et al. 2018 ; Mostafavi et al. 2019). Par conséquent, la comparaison de GPS moyens entre pays n’a
    pas grand sens et ne peut pas être interprétée comme expliquant des différences de QI entre
    populations (Freese et al. 2019 ; Martin et al. 2017) »

    « jugées non pertinentes par les spécialistes »
    Lesquels… ? Vraisemblablement pas ceux du comité de lecture du journal Intelligence (référence
    mondiale sur le sujet) qui ont publié les études de Piffer en 2015, 2018 et 2019.
    Pas plus que ceux du comité de lecteur de « Evolutionary Behavioral Sciences » qui ont publié l’étude
    de Dunkel et al (2019).

    Sont-ce les mêmes spécialistes que vous affirmiez « largement majoritaires » ?😉

    Par ailleurs, l’étude de Dunkel pointe les plus hauts scores polygéniques des Européens ashkénazes
    vs Européens non-ashkénazes. L’argument d’une trop forte hétérogénéité génétique ne tient pas.

    A noter que Piffer (2019) discute abondamment de la question de la validité des scores polygéniques
    dans son étude.
    Il note qu’étrangement, les scores polygéniques prédisent parfaitement bien la taille moyenne des
    populations et personne ne les a jamais remis en question dans ce contexte…
    Mais l’étude de l’intelligence a ses raisons que la raison ne connait pas…

    Une discussion plus complète sur la validité des scores GWAS d'intelligence est faite par Piffer (2019). Il montre qu'évidemment, malgré une éventuellement dilution minime de la pertinence prédictive de ces scores, ils n'en restent pas moins tout à fait indicatifs. Des scores GWAS d'un nombre considérable de traits sont publiés tous les mois et comparés entre les populations...

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      C'est étonnant comme vous semblez ne pas prendre en compte les arguments qui vont à l'encontre de votre croyance, voire ne même pas lire les critiques dûment référencées. Je développe un peu les arguments de ma note ii:

      Les généticiens qui mènent les GWAS et calculent des scores polygéniques (GPS) ont constamment mis en garde que les GPS optimisés dans une population peuvent ne pas être interprétables dans une autre population, et que leur pouvoir prédictif décroit avec la distance génétique entre populations. (par exemple: Scutari et al. 2016).
      Sans surprise, donc, ceux qui ont calculé des GPS pour le niveau d'éducation ou l'intelligence, dans des populations majoritairement d'origine européenne, ont trouvé que ces GPS prédisaient très peu dans les populations africaines (par exemple: Lee et al. 2018). Par conséquent, à partir du moment où un GPS ne prédit pas grand-chose dans la population africaine, comment pouvez-vous interpréter les différences de GPS entre populations? Cette différence reflète la distance génétique entre populations, mais le lien avec le phénotype est perdu.
      C'est ce qu'ont pu vérifier les spécialistes qui se sont penchés sur la question, et sur les études de vos auteurs préférés. Par exemple, Freese et al. (2019) montrent que l'étude de Dunkel et al (2019) ne prouve pas ce qu'elle prétend prouver. En effet, les scores polygéniques qu'ils utilisent sous-prédisent les différences de QI au sein de la population juive, et sur-prédisent les différences de QI entre juifs ashkénazes et non-juifs. Ils prédisent à tort que les juifs ashkénazes auraient un QI de 160 en moyenne! (pour 107 réellement observé). Autrement dit cette étude a des résultats totalement incohérents et il n'y a aucune conclusion à en tirer.
      Vous mentionnez la question des GPS associés à la taille, et ce que vous affirmez est faux: on rencontre les mêmes problèmes lorsque l'on compare les GPS de tailles entre populations. Le GPS de taille calculé sur la population européenne prédit à tort que les africains seraient beaucoup, beaucoup plus petits que les européens, alors qu'ils ont en moyenne la même taille (Martin et al. 2017). Si le GPS de taille européen sous-estime la taille des africains, il n'est pas non plus étonnant qu'un GPS de QI européen sous-estime le potentiel génétique pour le QI des africains.

      Ce n'est pas la peine de revenir ici pour asséner toujours les même choses sans prendre en compte les critiques. Commencez par lire et comprendre tous ces articles, et ne revenez que si vous avez des contre-arguments valables et sourcés.

      Freese, J., Domingue, B., Trejo, S., Sicinski, K., & Herd, P. (2019). Problems with a Causal Interpretation of Polygenic Score Differences between Jewish and non-Jewish Respondents in the Wisconsin Longitudinal Study [Preprint]. https://doi.org/10.31235/osf.io/eh9tq
      Lee, J. J., Wedow, R., Okbay, A., Kong, E., Maghzian, O., Zacher, M., … Cesarini, D. (2018). Gene discovery and polygenic prediction from a genome-wide association study of educational attainment in 1.1 million individuals. Nature Genetics, 50(8), 1112–1121. https://doi.org/10.1038/s41588-018-0147-3
      Martin, A. R., Gignoux, C. R., Walters, R. K., Wojcik, G. L., Neale, B. M., Gravel, S., … Kenny, E. E. (2017). Human Demographic History Impacts Genetic Risk Prediction across Diverse Populations. The American Journal of Human Genetics, 100(4), 635–649. https://doi.org/10.1016/j.ajhg.2017.03.004
      Scutari, M., Mackay, I., & Balding, D. (2016). Using Genetic Distance to Infer the Accuracy of Genomic Prediction. PLOS Genetics, 12(9), e1006288. https://doi.org/10.1371/journal.pgen.1006288

  14. Franck Ramus Répondre | Permalink

    Je me suis permis de supprimer une liste de 21 affirmations sans aucune référence. C'est exactement ce dont je ne veux pas ici. Je vous renvoie au mode d'emploi ci-dessus. Merci.

    • Hansen Répondre | Permalink

      C'est un peu grand-guignolesque comme "débat", vous êtes à la fois juge et parti.

  15. JEAN-PHILIPPE PIAT Répondre | Permalink

    En fait j'ai pas mal de questions, mais il est vrai sans doute que par facilité intellectuelle, j'aurais pu trouve rdes réponses en fouillant les études.
    Donc si je comprends bien :
    - On utilise des tests type matriciels (Est-ce Raven? est-ce une partie de la WAIS?)
    - Est-on sûr que ce type de test continue de dissocier la population selon une gaussienne?

    Quand on traduit la WAIS par exemple, vérifie-t-on que par exemple la base serait 100 à l'échelle du pays cible? du monde? ou se fie-t-on seulement à l'échantillon de base qui a servi au départ à l'élaboration? En vrai, quand on dit que le QI moyen est 100, ce n'est donc pas vrai en France? ne faudrait-il pas finalement élaborer une échelle par pays?

  16. Koui Répondre | Permalink

    Une étude montre que les blancs ont un QI à peine supérieur à celui des noirs en grande bretagne. Cependant, plusieurs faits semblent indiquer que ce n'est pas un résultat significatif. D'abord, certaines ethnies africaines ont de bien meilleurs résultats moyen que les blancs. Ensuite, les africains d'origine anglophone ont de meilleurs résultats moyens que les blancs anglophones.
    https://lesakerfrancophone.fr/une-intelligence-genante
    Il semble donc que les africains africains soient plus intelligents que les blancs... ou bien que d'autres facteurs plus significatifs brouillent les pistes.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Merci pour cet article que je ne connaissais pas. Je note qu'il s'agit d'un article publié dans un média (qu'il s'agisse de la version française ou anglaise sur Unz review), pas dans une revue scientifique. Il y est fait référence à des données et à des études scientifiques que je ne connais pas, et qu'il faut donc que j'aille examiner pour me faire un avis. Cela ne sera pas immédiat.

  17. Hansen Répondre | Permalink

    "Je ne sais pas pourquoi vous nommez Gottfredson, Ritchie, Plomin, Deary. Rien de ce que j'ai lu et de ce que je connais de ces auteurs ne permet de penser qu'ils aient le moindre soutien à apporter à vos affirmations"

    C'est de la mauvaise foi... comme quand vous lisez des études d'opinions invalidant vos affirmations.

    Vous avez déjà lu Linda Gottfredson... ? :)))

    "Resolute ignorance on race and Rushton" Gottfredson Linda (2013) Personality and Individual Differences 55, 218–223.

    "Egalitarian Fiction and Collective Fraud" L. Gottfredson
    https://www1.udel.edu/educ/gottfredson/reprints/1994egalitarianfiction.pdf

    "What if the hereditarian hypothesis is true?" L. Gottfredson

    C'est elle qui est à l'origine du Mainstream Science of Intelligence.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Effectivement vous avez raison pour Gottfredson, en tous cas pour les articles de 2005 et 2013. Vous avez lu un peu rapidement l'article de 1994, dans lequel elle disait clairement que les données ne permettaient pas de trancher.

  18. Hansen Répondre | Permalink

    Plomin évite scrupuleusement de parler des différences raciales. Mais il est évident, pour quelqu'un qui l'a lu que c'est un corollaire de sa pensée.

    "Rational Wiki" le wikipédia de l'extrême gauche, sur la même ligne idéologique que Libé, en parle en ces termes: "Robert Plomin (1948–) is an American-British behavior geneticist who advocates an absolutist version of biological determinism and eugenics. Plomin practices racial inexplicitness, the tactic of advancing racist policies without directly mentioning race.[1]

    Plomin argues that differences in intelligence and academic outcomes are caused by differences in genetic ability — a standard white nationalist claim.[2][3] In a typical biological determinist fashion, he also thinks that his weight problem is influenced by his genes rather than only his lifestyle and diet.[4] He has partnered with Steve Hsu, the head of China's eugenics program.[5]

    On parlait des auteurs racialistes... il y a bien sûr aussi Stephen Hsu...

    https://www.youtube.com/watch?v=2EUKgNa0kiQ

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      La seule chose évidente c'est que vous aimez placer votre pensée dans la bouche des autres, même quand elle n'y est pas. Je pense avoir lu Plomin et parlé avec lui plus que vous et on ne peut en aucun cas dire qu'il soutient l'hypothèse génétique des différences entre populations.

      Il est savoureux de vous voir en désespoir de cause citer un wiki que vous ne prenez pas au sérieux, et qui de fait pratique ce que Gottfredson appelle "mob science". Tous les arguments cités sont mauvais, relevant du procès d'intention et de l'amalgame, consistant à caricaturer la pensée des gens et faire passer pour raciste et eugéniste n'importe qui expose les influences génétiques sur l'intelligence (moi compris). Bref, rien ne vous autorise, ni vous, ni les auteurs du rational wiki, à faire dire à Plomin ce qu'il ne dit pas.

      • Hansen Répondre | Permalink

        Sur Robert Plomin clairement je ne suis pas d'accord avec vous.

        Behavior Genetics (traduit en français par "Des gènes au comportement") contient de nombreuses allusions.

        Figure 5.1 de Behavir Genetics (de Robert Plomin) "Les lignées de chiens illustrent la diversité génétique à l’intérieur d'une espèce pour des comportements aussi bien que pour l'apparence physique".

        "Il n’y a pas de comportement complexe que l’on retrouve chez le chien sans précurseur détectable chez le loup. Même si c’est le cas, à savoir qu’il n’y ait pas de mutations nouvelles dans le génome canin, cela ne signifie pas que tous les chiens soient les mêmes ! La variation des fréquences alléliques des gènes fait la différence. Dans une étude américaine recensant les attaques de chiens entre 1982 et 2006, 1100 attaques sont imputées à des pitbulls terriers contre une seule attaque par un border colliers. Les chiens appartiennent tous à la même espèce, mais il y a des différences aussi bien morphologiques que « psychologiques » entre les races. Pour ce qui est de l’aptitude à l’apprentissage, le nombre de répétitions nécessaires pour apprendre une nouvelle commande peut varier fortement d’une race à l’autre. Un border colliers peut apprendre une nouvelle commande après 5 répétitions et répond correctement dans 95% des cas alors qu’un basset a besoins de 80 à 100 répétitions pour ne répondre correctement que dans 25% des cas"

        Comprenne qui voudra 😉

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          Effectivement les différentes races de chiens ont été sélectionnées par l'homme pour leurs attributs physiques et comportementaux, donc sans surprise elles diffèrent par leurs attributs physiques et comportementaux.

          En revanche, il n'y a strictement aucun lien entre le fait de rappeler ce fait bien établi dans un manuel de génétique comportementale, et le fait de croire que les différences génétiques entre populations humaines ont une origine génétique.
          Merci d'éviter de me faire perdre mon temps à répondre à ce genre de sophismes, et à effacer les commentaires de comptoir.

  19. Hansen Répondre | Permalink

    Vous m'avez invité à développer quelques-uns des arguments de mon site, démontrant la causalité génétique des différences raciales d'intelligence.

    1er argument que j'aimerais développer: L'existence de différences raciales dans les vitesses de maturation intellectuelle.

    → (1) Développement intellectuel le plus rapide chez les aborigènes d’Australie et intelligence finale la plus basse (62 de Q.I moyen)

    → (2) Développement intellectuel chez les africains un peu moins rapide que chez les aborigènes et intelligence finale un peu plus haute (71 de Q.I moyen)

    → (3) Développement intellectuel chez les européens moins rapide que chez les africains et intelligence finale plus élevée (100 de Q.I moyen)

    → (4) Développement intellectuel le moins rapide chez les est-asiatiques et intelligence finale la plus élevée (105 de Q.I moyen)

    Le principe bien connu de la biologie de l’évolution veut que les nourrissons d’espèces plus développées aient une enfance plus longue au cours de laquelle ils dépendent de leurs mères. Dès que les bébés reptiles éclosent de leurs œufs, ils peuvent se déplacer et se débrouiller par eux-mêmes, alors que les singes ont quelques années de dépendance maternelle. Parmi les primates, les plus primitifs sont les lémuriens, qui ont 2 ans de dépendance maternelle; les macaques sont un peu plus développés et ont 4 ans de prise en charge par la mère; les chimpanzés sont encore plus développés et exigent environ 8 ans de dépendance maternelle; et les humains sont les plus développés et ont environ 14 ans de dépendance maternelle (Lovejoy, 1981, Rushton, 2000, p.205).

    J.P.Rushton a montré que ce principe s’étend aux trois principales races d’homo sapiens: les est-asiatiques ont un développement plus lent, une plus longue période de dépendance, et l’intelligence finale la plus élevée; Les caucasiens (Européens, Sud-Asiatiques et Nord-Africains collectivement) mûrissent plus rapidement, tandis que les Africains sub-sahariens se développent le plus rapidement, ont la plus courte période de dépendance maternelle, et l’intelligence finale la plus basse. Ces différences sont présentes dans le développement physique, moteur et mental. Concernant le développement physique, les africains ont une maturité squelettique plus importante à la naissance, un développement dentaire plus rapide dans l’enfance et un développement sexuel plus rapide avec une adolescence plus précoce (mesurée par l’apparition des seins chez les filles et par le développement des organes génitaux chez les garçons). La théorie de Rushton a été confirmée par l’anthropologue japonais Kunihiko Kimura (Eiben, 1998).

    Ces différences de vitesses de maturation intellectuelle signent la causalité génétique des différences raciales d’intelligence, qui s’inscrivent dans un ensemble évolutif.

    Les Européens dépassent les Africains en intelligence à partir de 30 mois.

    Les Est-Asiatiques dépassent les Européens en intelligence à partir de 8 ans.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Je ne connais pas les données sur les différences de vitesse de développement entre différentes populations, et encore une fois vous ne donnez pas de références complètes permettant une vérification. Donner des références, ce n'est pas juste faire du name-dropping.

      Cela dit, encore une fois, les données que vous mentionnez, si elles sont exactes, sont parfaitement explicables par des facteurs environnementaux. Il y a toute une littérature scientifique sur ce phénomène, et une théorie qui explique tout cela, connue sous le nom de "life history theory". Lisez par exemple l'article de Del Giudice cité ci-dessous.

      Je crois repérer un motif qui se répète: vous et les auteurs que vous citez avancez à chaque fois des données à l'appui de l'hypothèse génétique, mais vous oubliez de prendre en compte d'autres hypothèses qui expliquent aussi bien (voire mieux) les mêmes observations par des facteurs environnementaux.

      Giudice, M. D., Gangestad, S. W., & Kaplan, H. (2015). Life History Theory and Evolutionary Psychology. https://doi.org/10.1002/9781119125563.evpsych102
      https://www.researchgate.net/profile/Marco_Del_Giudice/publication/272217877_Life_History_Theory_and_Evolutionary_Psychology/links/59da48b3aca272e6096be663/Life-History-Theory-and-Evolutionary-Psychology.pdf

      • Hansen Répondre | Permalink

        Par contre cher ami je note que mon argument sur les métis entre deux races (qui ont systématiquement une capacité cranienne et un QI strictement intermédiaire aux races parentales... en parfaite concordance avec le modèle polygénique de l'intelligence... la couleur de la peau est pareillement polygénique et les métis ont une couleur également intermédiaire...) a disparu.

        C'est fâcheux que mes arguments disparaissent de votre mur 😉

        Je vous redonne une chance, en espérant que vous y répondrez autrement que par la censure.

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          Je ne fais aucune censure, si j'en faisais tous vos commentaires auraient disparu d'ici depuis bien longtemps! J'applique simplement la règle énoncée ci-dessus, à savoir que je supprime les commentaires qui ne contiennent pas d'argument scientifique pertinent pour le sujet qui nous intéresse et appuyé sur des sources crédibles. Je vais certainement appliquer cette règle de manière de plus en plus stricte, pour éviter de perdre trop de temps répondre à des non-arguments et des affirmations sans preuve.
          Vos arguments sur le métissage en font partie, du fait qu'à nouveau ils ignorent totalement les facteurs environnementaux qui sont confondus avec les facteurs génétiques, qui font que les métis sont en moyenne exposés à des facteurs environnementaux intermédiaires (entre les blancs et les noirs aux USA, par exemple). Par conséquent, le fait que les métis aient des QI intermédiaires est expliqué aussi bien par l'hypothèse environnementale que par l'hypothèse génétique.

      • Franck Ramus Répondre | Permalink

        Vous n'avez pas répondu à mon commentaire sur "life history theory", théorie qui explique les différences de vitesse de développement aussi bien (voire mieux) que vos affirmations.

        Mais je commence à comprendre que votre démarche n'est pas de prendre en compte les arguments des autres, de consulter leurs sources et de les comprendre. Vous n'argumentez pas, d'ailleurs, vous ne faites que piocher sélectivement chez Jensen, Rushton, Lynn, les arguments qui confortent vos croyances, et vous ignorez tous les autres. On va donc en rester là de ce pseudo-débat.

  20. Samaran Répondre | Permalink

    Quelle est votre analyse de l'origine des différences de QI moyen entre afroamericains et américains d'origine européenne ?

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