Lacan Quotidien, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme


Pour tous ceux qui pensaient que le documentaire "le Mur" était un odieux trucage, que les inepties qui y étaient proférées par certains psychanalystes sur l'autisme étaient le fruit de savants coupés-collés, il faut absolument lire ce texte annonçant les 42e Journées de l’Ecole de la Cause freudienne sur le thème "Autisme et psychanalyse".

Sophie Robert, tu peux aller te rhabiller. A quoi bon t'être échinée à interroger et filmer des psychanalystes pendant des dizaines d'heures, à quoi bon faire de malicieuses coupures et de pernicieux collages, alors qu'on peut retrouver tout ça en mieux en lisant simplement Lacan Quotidien?

Jean-Marie de Lacan, avoue-toi vaincu! Tu as trouvé ton Maître en la personne d'Agnès Aflalo. Je te mets au défi d'arriver à parodier un texte qui est encore plus fort que la meilleure de tes satires!

Franck Ramus, remballe ta rationalité de pacotille! Les psychanalystes de la CIPPA, tu pouvais encore arriver à leur poser des questions. Mais les lacaniens de l'ECF, jamais tu ne pourras les atteindre avec tes arguments bassement matérialistes...

Il reste une question en suspens: les lacaniens de l'ECF vont-ils, une fois encore, porter plainte et réussir le tour de force de faire condamner quelqu'un pour dénaturation de leurs propos? A qui le tour de porter le chapeau? Au webmaster de Lacan Quotidien? A un commentateur qui aura osé citer des extraits de leur texte?

Pour le savoir, je tente l'expérience, et je reproduis ici l'un de mes passages préférés:

"Les autistes nous enseignent qu’il existe un statut primitif de la langue où le signifiant est un Un tout seul, relié à aucun autre signifiant, un Un ne se rapportant pas à l’Autre. Disjointe alors de ses effets de sens, la langue – lalangue – ne produit aucun effet sujet. Cet insensé n’en est pas moins ordonné par l’ordre obscène et féroce du surmoi que Lacan reconnaissait dès le Séminaire I comme le trognon de la parole, à partir de quoi un sujet pourra se construire. Passer de lalangue au langage suppose un consentement. Un des premiers effets de cette insondable décision de l’être est de nouer ensemble le corps et la langue, car les traces laissées par les signifiants sur le corps en dessinent les bords et l’unifient. Dès lors, il est possible de dire que l’autisme est le statut premier de l’être parlant. Mais la question reste posée de savoir comment sortir de l’autisme et à quelles conditions."
Agnès Aflalo

Au cas où un matin, Agnès Aflalo se réveillerait et ne reconnaîtrait plus ses propres déclarations, et pour mieux préparer ma défense, j'ai fait des copies d'écran de Lacan Quotidien. Si la justice vient saisir mes sources, elles sont toutes prêtes! Etant donnée la jurisprudence, on n'est jamais trop prudent avec ces lacaniens...

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