La psychanalyse a-t-elle une place dans la psychiatrie du XXIème siècle ?

Article publié dans le Quotidien du Médecin, 6/05/2019.

Il y a un an, la tribune de 124 médecins dénonçant les fausses médecines et en particulier l’homéopathie faisait grand bruit[1]. Malgré les manœuvres d’intimidation de la part de syndicats d’homéopathes auprès de l’ordre des médecins, la bataille intellectuelle semble largement gagnée, et les pouvoirs publics s’acheminent inexorablement vers un déremboursement.

Tout ce bruit autour de l’homéopathie ferait presque oublier que bien d’autres fausses médecines perdurent en France, sont enseignées à l’université et donnent lieu à des pratiques parfois remboursées. Parmi elles, une curiosité bien française : la psychanalyse.

Comme l’homéopathie, la psychanalyse a des prétentions scientifiques (expliquer certains mécanismes du psychisme et des maladies) et médicales (capacité à soigner). Comme l’homéopathie, elle a largement fait la preuve de son échec sur les deux plans. Sur le plan scientifique, les hypothèses psychanalytiques sur les causes de l’autisme, de la schizophrénie, des troubles bipolaires, des phobies, des troubles obsessionnels ou même de l’homosexualité, se sont toutes avérées fausses. Plus généralement, les concepts spécifiques de la psychanalyse (complexe d’Œdipe, refoulement, stades psychosexuels oral-anal-génital, interprétation symbolique des mots, des rêves et des comportements) se sont révélés sans aucun pouvoir explicatif, et ont maintenant disparu de la psychologie scientifique moderne. La notion d’inconscient faisant aujourd’hui consensus est antérieure à Freud, et a été scientifiquement validée par la psychologie cognitive au cours des 40 dernières années[2]. Sur le plan médical, la cure psychanalytique ne montre pas d’efficacité supérieure au placebo pour la quasi-totalité des troubles mentaux. Ce constat, rendu public dès 2004 par l’Expertise collective de l’Inserm, n’a été que renforcé depuis par de nombreuses études et méta-analyses additionnelles.

Les conséquences néfastes de la prédominance de la psychanalyse en France sont innombrables : refus de diagnostics ou diagnostics fantaisistes fondés sur une classification unique au monde[3], prises en charge inadaptées et/ou retardées[4], mise en accusation injustifiée des mères[5], culpabilisation des victimes d’agression sexuelle[6], expertises judiciaires aberrantes[7]

Face à ces constats, les défenseurs de la psychanalyse ont plusieurs lignes de défense :

  • « La psychanalyse n’est pas évaluable ». En vérité, la méthodologie consistant à évaluer l’état des patients avant et après traitement, et à comparer différents groupes bénéficiant de différents traitements est totalement neutre vis-à-vis de la nature du traitement, qu’il s’agisse de psychanalyse ou de toute autre pratique[8].
  • « Toutes les psychothérapies ont la même efficacité». Il s’agit d’un mythe. De nombreuses études ayant comparé directement les thérapies cognitives et comportementales à la psychanalyse ont montré la plus grande efficacité des premières (et jamais de la seconde) pour beaucoup de troubles psychiatriques.
  • « Sans la psychanalyse, les patients auraient les psychotropes pour seul recours ». Ce faux dilemme passe sous silence l’existence de psychothérapies efficaces. C’est justement leur faible représentation dans l’offre de soins en santé mentale en France (à cause de la prédominance de la psychanalyse) qui entraine la surconsommation de psychotropes.
  • « L’effet placebo, c’est déjà bien ». Mais au 21ème siècle, tout soin digne de ce nom doit avoir pour ambition de faire mieux que le placebo (sinon à quoi bon). Certaines psychothérapies y parviennent. Comme pour l’homéopathie, revendiquer l’effet placebo revient à avouer que le roi est nu.
  • « La psychanalyse s’est modernisée». Elle s’appuierait maintenant sur les neurosciences et trouverait sa place au sein « d’approches intégratives ». En fait, la neuropsychanalyse est de la poudre aux yeux[9] et les approches intégratives ne sont qu’un paravent pour un patchwork incohérent.
  • « La psychanalyse n’a pas pour but de guérir, la psychanalyse, c’est autre chose ». Conséquence des points précédents, certains psychanalystes se retranchent sur cette position excessivement modeste. Soit, mais il faut alors en tirer toutes les conséquences : dire clairement que la psychanalyse ne soigne pas les troubles mentaux, et l’évacuer d’urgence de tous les services hospitaliers, institutions médico-sociales et cabinets libéraux dans lesquels elle inspire encore les soins, aux frais de l’assurance-maladie.

La lutte contre les fausses médecines ne doit pas s’arrêter au cas, certes exemplaire, de l’homéopathie. Le champ de la santé mentale est le plus envahi par les fausses médecines, la psychanalyse n’étant que l’exemple le plus répandu en France. Comme pour l’homéopathie, les Français doivent pouvoir choisir la psychanalyse s’ils le souhaitent, à condition de pouvoir le faire libres et éclairés sur l’efficacité de cette pratique et sur les alternatives disponibles, et à leurs frais.

Franck Ramus, directeur de recherches au CNRS, professeur attaché de psychologie à l’ENS.


[1] https://fakemedecine.blogspot.com/2018/03/comment-agir-contre-les-fake-medecines.html

[2] Naccache, L. (2006). Le nouvel inconscient: Freud, le Christophe Colomb des neurosciences. Odile Jacob.

[3] http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/26/peut-il-y-avoir-une-exception-francaise-en-medecine_1765258_3232.html

[4] Le Mur, ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme : https://www.dailymotion.com/video/x16d4fv ; Colloque La psychiatrie et la psychologie fondées sur des preuves : https://colpsypreuves.sciencesconf.org/

[5] Maternophobie : https://www.dailymotion.com/video/x6fzn2t

[6] Le Phallus et le Néant : https://lephallusetleneant.com/

[7] https://blogs.mediapart.fr/pierre-laroche/blog/140114/le-lobbying-de-la-psychanalyse-sur-les-decisions-de-justice-familiale; https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Rachel

[8] https://psychologiescientifique.org/ressources/apsu/les-psychotherapies-sont-elles-evaluables/

[9] Neuropsychanalyse : http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/quel-est-linteret-de-la-neuropsychanalyse/http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/neurofoutaises/


36 commentaires pour “La psychanalyse a-t-elle une place dans la psychiatrie du XXIème siècle ?”

  1. F68.10 Répondre | Permalink

    La psychanalyse doit être, en l'état des choses, purement et simplement banni de la pratique clinique. Tant qu'elle ne fait pas la preuve de son efficacité. (Et même si elle faisait la preuve de son efficacité, elle ne doit aucunement être immunisée de toutes les critiques épistémologiques qui lui sont adressées.)

    Les considérations psychodynamiques anglo-saxonnes ont leur place à l'université dans le cadre de programmes de recherches. (Je défendrais même leur financement.)

    Les délires freudiens et lacaniers peuvent avoir lieu chez les philosophes. Même s'il faudrait franchement pousser la philosophie analytique dans le monde académique français.

    Mais Gérard Pommier? Out. Exit. Dehors.

    @Franck Ramus: je me suis un peu calmé depuis que j'ai pris le large de ce blog après avoir craqué sur votre article sur les surdoués. J'espère que vous me "pardonnez".

    • Simon Répondre | Permalink

      Réclamer de "bannir la psychanalyse de la pratique clinique", déjà une énormité paradoxale et ridicule en soi.

      Mais confondre psychanalyse et philosophie analytique : crédibilité / 20 ? 0.

      • F68.10 Répondre | Permalink

        "Réclamer de "bannir la psychanalyse de la pratique clinique", déjà une énormité paradoxale et ridicule en soi."

        Veuillez exposer le paradoxe, je ne le vois absolument pas.

        "Mais confondre psychanalyse et philosophie analytique"

        Apparemment, vous ne savez pas lire.

  2. Simon Répondre | Permalink

    Quel est l'intérêt de cet article ? La psychanalyse est à l'origine de la psychologie clinique, d'une partie de la sémiologie psychiatrique et de toute psychothérapie. Il ne peut exister de TCC sans l'apport de la psychanalyse en tant que modèle précurseur et fondateur du soin par la parole, par la rencontre et par l'expression subjective.

    Présenter les dérives, les malentendus et les erreurs faites par certains analystes comme les principes fondateurs de l'ensemble de la psychanalyse est mensonger et calomnieux, et diffamant pour tous ceux que la psychanalyse a aidé, dans leur pratique et dans leur soin.

    Le parallèle avec l'homéopathie est également un procédé grossier et fallacieux, c'est un faux dilemme : soit la psychanalyse marche, comme une pilule, soit non. Mais il y a bien d'autres options. C'est une clinique du sujet, elle a une infinité de ramifications (médiations, groupes, supervisions). Elle a pour but de libérer la pensée et la parole qui sont prises par des contraintes environnementales et par des jugements moraux culpabilisant.

    Et bien évidemment, la psychanalyse "marche", elle aide réellement et humainement, sinon comment expliquer son succès ? Aurait-on affaire à un mouvement sectaire de lavage de cerveau de masse ? Qui perdure depuis plus d'un siècle ? C'est bien l'accusation latente qui plane dans les discours qui attaquent la psychanalyse.

    Evaluer des dimensions de la vie psychique avec des petites échelles et des questionnaires ne pourra pas prendre en compte la dimension de la subjectivité, de l'inconscient. On ne peut pas rentrer la condition humaine dans des évaluations cognitives et comportementales objectivantes, et bien heureusement.

    L'epistémologie scientiste est dans le déni de la part invisible de la vie psychique, du conflit fondamental, du développement psycho-affectif. Rejeter en bloc tout un courant philosophico-psychologique aussi riche que la psychanalyse est un bel exemple de clivage et de déni de la réalité.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      La psychanalyse est à l'origine de la psychologie clinique, d'une partie de la sémiologie psychiatrique et de toute psychothérapie. Il ne peut exister de TCC sans l'apport de la psychanalyse en tant que modèle précurseur et fondateur du soin par la parole, par la rencontre et par l'expression subjective.

      Vous dites que la psychanalyse fait partie de l'histoire de la psychologie. Nous sommes d'accord. D'ailleurs, dans la plupart des manuels de psychologie étrangers, c'est bien ainsi qu'elle est présentée: un fait purement historique, exposé dans le premier chapitre et pas au-delà. Important pour la connaissance de l'histoire des idées, mais aujourd'hui dépassée.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Présenter les dérives, les malentendus et les erreurs faites par certains analystes comme les principes fondateurs de l'ensemble de la psychanalyse est mensonger et calomnieux, et diffamant pour tous ceux que la psychanalyse a aidé, dans leur pratique et dans leur soin.

      Dire que l'homéopathie est un placebo n'est ni mensonger, ni calomnieux et diffamant pour tous ceux qui croient que l'homéopathie les a aidés, dans leur pratique et dans leur soin. C'est juste leur dire qu'ils se sont trompés. Il est toujours désagréable de voir ses croyances remises en cause, mais c'est parfois nécessaire. Idem pour la psychanalyse.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Le parallèle avec l'homéopathie est également un procédé grossier et fallacieux, c'est un faux dilemme : soit la psychanalyse marche, comme une pilule, soit non. Mais il y a bien d'autres options. C'est une clinique du sujet, elle a une infinité de ramifications (médiations, groupes, supervisions). Elle a pour but de libérer la pensée et la parole qui sont prises par des contraintes environnementales et par des jugements moraux culpabilisant.

      Ce discours illustre donc mon dernier point: vous renoncez à toute prétention thérapeutique, pour revendiquer "autre chose". Cela dit, même cet autre chose gagnerait à être évalué. Vous semblez présupposer que seule la psychanalyse propose de libérer la parole et de déculpabiliser, or les TCC le font aussi, comme bien d'autres approches de développement personnel. Mais ce n'est pas parce que l'on prétend "libérer la pensée et la parole" qu'on y parvient. Il est donc parfaitement légitime d'évaluer dans quelle mesure chaque approche y parvient vraiment.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Et bien évidemment, la psychanalyse "marche", elle aide réellement et humainement, sinon comment expliquer son succès ? Aurait-on affaire à un mouvement sectaire de lavage de cerveau de masse ? Qui perdure depuis plus d'un siècle ?

      Et bien évidemment, l'homéopathie "marche", sinon comment expliquer son succès ? Aurait-on affaire à un mouvement sectaire de lavage de cerveau de masse ? Qui perdure depuis plus d'un siècle ?
      Vous voyez que finalement l'analogie avec l'homéopathie a toute sa pertinence.
      Et par ailleurs il existe des mouvements sectaires de lavage de cerveau de masse qui perdurent avec succès depuis deux mille ans. Faut-il en conclure que les méthodes qu'ils préconisent, comme la prière, "marchent"?

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Evaluer des dimensions de la vie psychique avec des petites échelles et des questionnaires ne pourra pas prendre en compte la dimension de la subjectivité, de l'inconscient. On ne peut pas rentrer la condition humaine dans des évaluations cognitives et comportementales objectivantes, et bien heureusement.

      Evaluer la vie psychique subjective est difficile, mais possible jusqu'à un certain point. C'est expliqué dans cet autre article.
      Votre commentaire sous-entend que d'autres approches, notamment psychanalytique, seraient capable d'accéder de manière plus fiable à la vie psychique subjective. On en attend toujours des preuves.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      L'epistémologie scientiste est dans le déni de la part invisible de la vie psychique, du conflit fondamental, du développement psycho-affectif. Rejeter en bloc tout un courant philosophico-psychologique aussi riche que la psychanalyse est un bel exemple de clivage et de déni de la réalité.

      La réalité est ce qu'elle est, indépendamment des courants philosophico-psychologiques et de ce que vous et moi pensons. La psychanalyse offre un modèle (même plusieurs) de la réalité (mentale), la psychologie cognitive en offre un autre. Tous les modèles sont faux mais certains décrivent la réalité mieux que d'autres. Sur ce plan de l'adéquation à la réalité, de la capacité du modèle à non seulement fournir des interprétations du passé (c'est facile et toujours possible) mais aussi des prédictions du futur qui se vérifient (dans une certaine mesure) et des leviers d'action efficaces, la psychanalyse reste à ce jour au niveau zéro. Sans doute du fait de son rejet de l'approche scientifique, qui est la seule approche connue permettant d'évaluer rationnellement les différents modèles de la réalité, de les départager, et de les améliorer pour qu'ils marchent toujours mieux.

    • F68.10 Répondre | Permalink

      Merci, Franck Ramus!

      Par ailleurs, même s'il pourrait être utile de reréfléchir au concept de la "clinique du sujet", notamment pour objectiver l'étendue des problèmes éthiques dans la pratique psychiatrique (ce qui n'est pas rien), absolument rien n'impose de faire référence à la psychanalyse pour établir une "clinique du sujet".

      On peut, par exemple, pratiquer de la phénoménologie appliquée non-psychanalytique. Rien ne l'exclut à priori.

      On peut aussi écouter ce que Onfray a à dire quand il remet en cause la psychanalyse. Il préconise une "psychanalyse existentielle". Evidemment, difficile de savoir ce qu'il entend exactement par là, ni même si son idée est pertinente. Mais la réalité est que ce n'est en soi pas plus ridicule que la psychanalyse, et cela montre bien qu'on a pas besoin de chercher bien loin pour remettre en cause l'idée que la psychanalyse est la seule forme possible de "clinique du sujet".

      "Rejeter en bloc tout un courant philosophico-psychologique aussi riche que la psychanalyse est un bel exemple de clivage et de déni de la réalité."

      Clivage et déni de réalité... Pour ceux qui ne connaissent pas bien la novlangue psychanalytique, l'utilisation des termes "clivage" et "déni de réalité" insinue que Franck Ramus souffrirait d'une forme de psychopathologie, et que cela disqualifierait partiellement son discours scientifique.

      Scoop: On peut être un malade mental sévère et être un scientifique compétent.

  3. Simon Répondre | Permalink

    Réclamer de "bannir la psychanalyse de la pratique clinique", déjà une énormité paradoxale et ridicule en soi.

    Mais confondre psychanalyse et philosophie analytique : crédibilité / 20 ? 0.

  4. pierre Laroche Répondre | Permalink

    Partageons nous sources pour être chacun plus pertinents et plus forts face au lobbying intrusif de la psychanalyse et à la bêtise et la grande naïveté de nos décideurs d'ailleurs facilitée par la corruption.. Les seul(e)s à protéger la psychanalyse ont des intérêts commerciaux et idéologiques pour le faire.

    https://www.youtube.com/watch?v=uHKxxjB3kps

    • F68.10 Répondre | Permalink

      Sophie Robert fait un travail exceptionnel. Je me suis complètement bidonné en regardant cette vidéo (que je connaissais déjà), et je me suis dit: si la psychanalyse est une science, c'est alors bien l'exemple type où on peut argumenter que la science est une construction sociale.

      Cela dit, il y a des points où la psychanalyse n'est pas la seule en faute, notamment à 33:28: "De toutes façons, si un schizophrène est rétabli, c'est qu'il... on s'était trompé dans le diagnostic" (Marie-Carmen Castillo, Paris 8 au sujet de la perception des schizophrènes par la psychanalyse). Ce travers rhétorique n'est pas uniquement propre à la psychanalyse, mais bien présent en psychiatrie, et je crois qu'il pose des questions fondamentales sur l'épistémologie de la pratique clinique en médecine en général.

      Il y a aussi des points où la psychanalyse a "raison". À 24:20: "L'observation clinique, finalement, puisque... il y avait un observateur et un observé, c'est comme dans la physique quantique, l'observateur influe sur l'observé. Et donc il y a un lien, alors ils ont un mot formidable, "transféro-contretransférentiel", euh... dans cette observation clinique." (Thomas Chazelle, Lyon, au sujet de la clinique psychanalytique). On y distingue clairement le bullshit quantique, ainsi que le language abscons dissimulant sous un vernis objectif des arrières pensées idéologiques sur la nature de la relation patient/médecin. Néanmoins, devant le niveau de haine parfois incommensurable que certains patients affichent vis-à-vis des praticiens, il convient d'appeler un chat un chat: la haine du thérapeute. Mais tomber dans le travers inverse et, par exemple, extrapoler que le contenu de la relation entre le patient et le médecin est révélateur du comportement du patient en dehors du monde médical, c'est également commettre une lourde faute. Il s'agit là encore d'épistémologie de la pratique clinique.

      Mis à part ce type de points précis, le superbement utile documentaire de Sophie Robert dévoile bien la nature de l'obscurantisme psychanalytique.

  5. prébost Répondre | Permalink

    Bonjour,

    ah! enfin quelqu'un qui met les pieds dans le divan. Je ne sais plus qui a écrit "pour comprendre Freud, chaussez des testicules en guise de lunettes". Votre article en est une bonne conclusion.

  6. PsyEN Répondre | Permalink

    L'éducation nationale vient de produire un Vademecum intitulé "Repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique" en collaboration avec l'API (Association des Psychiatres de secteur infanto juvénile) et la SFPEADA (Société Française de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent et des Disciplines Associées). Lien au bas de la page suivante :
    http://enseignants.se-unsa.org/Reperer-et-orienter-les-eleves-en-situation-de-souffrance-psychique-quel-role

    On y lit en haut de la page 18 :
    "On distingue en effet les troubles des apprentissages liés à une indisponibilité psychique en rapport avec une affection psychopathologique (dépression, anxiété…) et les troubles spécifiques des apprentissages liés à des anomalies du neurodéveloppement (troubles du langage oral, troubles du langage écrit, troubles des coordinations motrices, troubles du calcul, Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité…)."

    La catégorie "Troubles des apprentissages", en supplément de celle de "Troubles spécifiques des apprentissages", n'est à ma connaissance pas reconnue par les deux grandes classifications internationales que sont la CIM et le DSM.

    Si l'enfant est dépressif ou anxieux, ne s'agit-il pas plutôt d'un trouble anxieux ou d'un trouble de l'humeur ?
    Cette dénomination n'est-elle pas le énième avatar d'une psychiatrie franco-française ?

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Merci pour ce signalement, qui reflète de toute évidence un lobbying efficace de l'Education nationale par les psychiatres des CMPP et CMP.
      En toute logique, la DGESCO aurait dû profiter d'avoir à sa disposition un Conseil scientifique de l'éducation nationale pour faire vérifier ce document par le groupe de travail Handicap et inclusion. Mais visiblement le réflexe n'est pas encore acquis.

      • F68.10 Répondre | Permalink

        @Franck Ramus: Je veux bien vous croire a ce sujet. Mais pouvez vous m'expliquer en quoi l'idee que des troubles de l'apprentissage puissent etre en rapport par exemple a une symptomatologie depressive serait infondee? Ou plutot operativement inadequat en terme d'intervention?

        Je sais que je fais rhetoriquement a moitie l'ingenu, ici, dans mes propos. Mais j'aimerais vraiment mieux connaitre les tenants et les aboutissants de cette passe d'armes, et votre position en detail.

        • Franck Ramus Répondre | Permalink

          C'est une hypothèse possible, évidemment. Qu'on entend depuis 50 ans. La charge de la preuve revient à ceux qui l'avancent. Or il n'y a pas la moindre donnée publiée dans les revues scientifiques qui vienne la conforter. Je veux bien attendre 50 de plus au cas où.

          • F68.10 | Permalink

            J’imagine que ce type de document doit vous faire bondir...

            https://www.chuv.ch/fileadmin/sites/dp/documents/dp-cepuspp-morisod-30aout2018.pdf

            Mathilde Morisot Harari mentionne page 41 ou 42 les troubles de l’apprentissage.

            Ce document ne traite pas uniquement de la dépression de l’enfant, mais plus généralement de troubles pedopsychiatriques.

            Personnellement, compte tenu du massacre que la médecine a fait dans ma famille, je dois bien me rendre à l’evidence: ma gamine, c’est Schopenhauer, en pire, déguisée en petite de 10 ans. Haine du monde, haine de la médecine, haine de la science, haine de la morale, etc... nous gérons pas trop mal la situation, compte tenu du contexte. Elle n’est pas dépressive, car les choses vont plutôt bien dans sa vie. Mais il me semble assez clair toutefois qu’elle a intériorisé son impuissance à influer sur la réalité, et que cela nourrit en partie son refus de l’utilité des apprentissages.

            Alors mon point de vue est le suivant: il ne me parait du tout inconcevable que la ´depression’ puisse être lié à un refus des apprentissages. Toutefois, effectivement, je ne peux que constater que cela ne repose pas sur des considérations scientifiques mais uniquement sur des considérations cliniques.

            Cela étant, même dans l’hypothèse où le lien entre dépression et trouble de l’apprentissage était avéré, il me paraît douteux qu’inclure ce lien dans la nosographie des troubles de l’apprentissage puisse être d’une quelconque utilité thérapeutique.

            Pour moi, la question n’est donc même pas de savoir si un tel lien existe ou pas. La question est plutôt « à quoi bon l’inclure dans la nosographie »?

            Si c’est pour qu’elle se tape une psy qui lui demande si elle est maltraitée par ses parents, je sais qu’elle « sera dans le déni », et je sens venir gros comme une maison la thérapie magique aux antidépresseurs et les menaces/accusations que les services sociaux auront à notre endroit de « négliger la santé de notre enfant » avec les conséquences qui s’ensuivront. Ma mère étant psychiatre à l’ancienne, je suis plus qu’habitue à ce petit jeu de la tension morale permanente, qui dure maintenant depuis quelques décennies dans notre famille.

            La question que je me pose est surtout: à quoi servirait de faire un tel lien dans la nosographie entre dépression et trouble de l’apprentissage? En terme de thérapeutique et de politique publique?

  7. Freud Répondre | Permalink

    Je suis completement d'accord avec le Dr Ramus. Cela doit etre la premiere fois.
    La psychanalyse est une escroquerie intellectuelle. Elle se base sur des theories fumeuses et, disons le clairement , parfaitement stupides.
    C'est par contre un excellent moyen de se faire de l'argent sur le psyche de patients en souffrance.
    Cette mascarade resulte a de lourdes pertes de chance dans la therapeutique.
    Je suis toujours etonne de voir, en France, des "soignants" s'aureoler d'une aura medicale, alors qu'ils/elles ne sont que des psychanalystes, c'est a dire, pour moi (medecin) , des charlatans.
    Ces gens sont souvent marques politiquement et religieusement.
    Aux USA, ou je vis et travaille, la psychanalyse est morte depuis longtemps deja.
    Et c'est tant mieux.

  8. minier Répondre | Permalink

    Après ma mise à la retraite, en 2011, j'ai eu recours à un comportementaliste car j'étais très gêné par mes acouphènes, qui ne me gênaient pas du tout quand j'étais en activité. Les "soins" donnés par ce comportementaliste n'ont eu aucun effet, pas plus sur moi que sur les autres personnes qu'il suivait avec moi, quelquefois en séances collectives de 4/5 personnes à 90 euros par personne... Mon problème d'acouphène a été résolu par la suite grace à une cure psychanalytique suivie avec une psychanalyste (de l'école psycho)
    organique). En effet, grace à mon transfert affectif effectué sur cette psychanalyste, j'ai pu remonter jusqu'à ma petite enfance (jusqu'à la période d'allaitement) et découvrir en moi les failles affectives qui avaient fait qu'une
    fois mis à la retraite (je vis seul) mes angoisses infantiles étaient remontées à la surface et que mon problèmes n'était pas mes acouphènes, mais des carences affectives sous jacentes. J'ai cessé alors totalement d'être gêné par mes acouphènes.. Je pense que le problème, avec la psychanalyse, c'est le fait qu'il faut trouver la personne avec laquelle un transfert est possible, et cela n'est pas évident. Je pense aussi que la psy comportementaliste ignore totalement le transfert, qui est le noyau de la découverte de Freud et qui est une des plus importantes découvertes de l'histoire car elle correspond à un mode de relation intersubjective extraordinaire sans relation de domination et de pouvoir. Au contraire, la psy comportementaliste opère dans le registre du pouvoir et de la domination, elle se situe dans une tradition stoïcienne totalement illusoire car l'être humain n'a pas la maîtrise de ses pensées. Certes la psychanalyse a ses moutons noirs, comme dans toutes les activités professionnelles, mais cela ne l'invalide pas à mes yeux. Ce sont des gens comme Hitler qui ont voulu l'interdire, qui ont même brulé les livres de Freud, et maintenant elle gêne beaucoup l'ultralibéralisme ambiant qui exige la rapidité et des sujets bien soumis. Elle est le fait culturel essentiel du XXème siècle, et elle le restera dans les siècles à venir...

    • carla Répondre | Permalink

      Il ne vous aura fallu que qq lignes pour arriver a Hitler.
      J'en ris encore.
      Comme de la transference des acouphenes . Lol.
      Comme quoi il y aura toujours des clients a flouzer, en psychanalyse comme en horoscopie , qui soit dit en passant est beaucoup plus ancienne et a beaucoup plus de succes .
      De la a l'imposer dans la pratique clinique basee sur des etudes serieuses...
      Il sera toujours difficile de nettoyer la mauvaise herbe quand elle nourrit l'ane et son paysan.

      • Charles minier Répondre | Permalink

        Il n'y a pas eu que Hitler. Tous les régimes autoritaires ont eu pour objectif de supprimer la psychanalyse car elle se fonde sur la libre parole du sujet que ces régimes veulent abolir.
        Evidemment, ce rappel historique est très dur à entendre pour les comportementalistes...
        Par ailleurs, il n'y a pas eu "transférence des acouphènes" ?? mais transfert affectif sur la personne de ma psychanalyste permettant de mettre en évidence que mon obsession acouphénique n'était que le reflet, le support, la résonnance d'angoisses infantiles ressurgies à l'occasion du vide existentiel de la retraite. Enfin, ma charmante psychanalyste (non lacanienne je précise) ma coûté beaucoup moins cher (70 euros/heure) que tous les psy cognififs, médecins, sophrologues etc qui interviennent sur le "marché" des acouphènes et qui prétendent vainement les guérir, mais dont l'action, devant l'inefficacité flagrante, consiste généralement à donner des médicaments (pour moi du rivotril, interdit depuis).

        • F68.10 Répondre | Permalink

          Je connaissais pas! Merci pour la découverte!

          Mais je sais pas pourquoi, pendant cette vidéo, au moment du cannibalisme, je me suis mis à penser à Issei Sagawa, et je me dis alors que décidément la réalité est souvent plus dingue que la fiction.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Issei_Sagawa

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Il existe peu de traitements efficaces pour les acouphènes. La TCC est l'un de ceux pour lesquels il existe des éléments de preuve d'efficacité, mais aussi des résultats contradictoires entre études, et de nombreuses questions ouvertes sur les pratiques spécifiques qui pourraient être efficaces et leurs limites. Voyez par exemple:
      https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/0194599814545325
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4202663/
      https://www.researchgate.net/profile/Rilana_Cima/publication/260760355_Cognitive-Behavioral_Treatments_for_Tinnitus_A_Review_of_the_Literature/links/0a85e534d69c75ea11000000/Cognitive-Behavioral-Treatments-for-Tinnitus-A-Review-of-the-Literature.pdf
      Votre expérience non concluante avec un thérapeute TCC n'est donc somme toute pas très surprenante, et ne permet pas de conclure quoi que ce soit sur l'efficacité des TCC pour d'autres troubles.
      Si vous lisez ces articles, vous noterez que la psychanalyse n'est en aucun cas indiquée pour les acouphènes.

      Les faits: vous avez eu des acouphènes à une période. Vous n'en avez plus (pour l'instant). Vous avez fait une analyse à une période concomitante. Vous concluez: post hoc, ergo propter hoc. Mais comme il est expliqué en long, en large et en travers sur ce blog et ailleurs, cela ne fournit aucune preuve que la cause de la disparition des acouphènes soit la psychanalyse. Cela serait même très étonnant. Mais évidemment il sera bien difficile de vous départir de cette croyance.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Il n'y a pas eu que Hitler. Tous les régimes autoritaires ont eu pour objectif de supprimer la psychanalyse car elle se fonde sur la libre parole du sujet que ces régimes veulent abolir.
      Evidemment, ce rappel historique est très dur à entendre pour les comportementalistes...

      Merci pour ce "rappel historique", qui n'est en fait qu'un copier-coller d'une des légendes favorites des psychanalystes, propagée notamment par Elizabeth Roudinesco.
      Les livres de Freud ont été brûlés par les nazis parce que leur auteur était juif, pas parce qu'ils contenaient de la psychanalyse, discipline qui a très bien survécu au IIIème Reich sous une forme "aryanisée" au sein de l'Institut Göring.
      De même, la dictature militaire argentine s'est parfaitement accommodée de la psychanalyse, au point d'en faire le pays le plus psychanalytique du monde (où même les enfants racontent leurs états d'âme à un psychanalyste!).
      Evidemment, ce rappel historique est très dur à entendre pour les psychanalystes...

      Détails et sources:
      http://onfray.over-blog.com/article-une-note-de-lecture-de-jacques-van-rillaer-58753592.html

  9. Ch. KARIGER Répondre | Permalink

    S. Freud, brillant neurologue (voir ses travaux sur les aphasies,...), est parti de RIEN pour comprendre et entreprendre de traiter des troubles ne correspondant à aucune pathologie "organique". Il est resté médecin et espérait l'apparition de substances pharmacologiques agissant sur ces troubles qu'il envisageait utilisables en même temps ou en dehors de toute analyse. Il est mort (1939) bien avant la découverte de la chlorpromazine (1951). Pour des raisons que j'ignore, des fanatiques ont hélas voulu A) exclure toute prise de psychotropes en cas d'analyse ou psychothérapie et B) étendre le champ de ces traitements à des affections telles que les pathologies du spectre de l'autisme ou les psychoses. Ces deux dérives fanatiques ont fait un tort énorme, surtout aux Patients mais aussi au jugement que "certains" portent aujourd'hui méchamment sur tout l' "héritage" de Freud.
    Ces jugements superficiels sont aussi désolants que les dérives des intégristes obtus.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Vous répétez ici la légende freudienne. Freud n'est pas parti de rien, il s'est appuyé (sans les citer) sur les travaux de ses prédécesseurs, dont par exemple Pierre Janet qui avait déjà publié avant Freud toute une somme sur les processus inconscients: Janet, P. (1889). L’ automatisme psychologique. Paris: F. Alcan.
      Freud a aussi travaillé avec d'éminents neurologues (comme Charcot) qui lui ont permis de démarrer.
      Puis il a abandonné la méthode scientifique et s'est mis à inventer des théories, et à tenter de les soutenir à l'aide d'anecdotes et de données inventées.

  10. isabelle b Répondre | Permalink

    Les leitmotivs de votre article : controle, efficacité, médicamentation, visibilité, technicité.

    Vous n'aimez pas ce qui vous échappe. C'est vrai, ce peut être angoissant.

    Un petit anxiolytique peut- être? Où un anti-dépresseur ? Nous avons un questionnaire très performant si vous voulez ? Des études statistiques nous ont révélé que nous étions vraiment efficaces. Où alors un stage 'comment garder confiance en soi" en 10 demi-journées qui peuvent être prises en charge par votre temps de formation individuel.

    - Ha, non il n'y a pas d'autres solutions. Au regard de vos symptômes, c'est vraiment ce qu'il vous faut. Faites moi confiance je sais de quoi je parle.....Nous avons des résultats fiables et qui vous garantissent une guérison dans 99,9 % des cas.....

    Franchement Monsieur Ramus. Avez vous vraiment pensé à tout ?

    Oui, oui c''est de la dérision. C'est un phénomène de résistance très efficace contre l'absurdité. Ou un petit antidepresseur...... ou un stage de ......

    • F68.10 Répondre | Permalink

      « Les leitmotivs de votre article : controle, efficacité, médicamentation, visibilité, technicité. »

      Je ne vois pas un seul instant où vous avez pu percevoir cela. Commençons par « contrôle »... Où voyez-vous que Franck Ramus prône le contrôle? Et le contrôle de quoi par qui???

  11. mirabelle Répondre | Permalink

    Je pensais que la guéguerre psychanalyses ,comportementalistes (rééducateurs de l’éducation vécue et de ses conséquences sur le comportement immaitrisable par le sujet ?) , psychiatres uniquement dispensateurs de formules chimiques etc.. était en voie d'extinction 🙂 chacun , à notre époque ,se nourrissant des apports des uns et des autres pour le mieux être de leurs patients..et bien ici il semble que non?? que les frontières du "c'est moi qui ait raison "soient étanches ?bientôt dans la lignée alors certains diront que les troubles mentaux n’existent pas puisque ce sont des croyances :)) (puisque certains par ex disent là à quelqu'un que la disparition de son trouble est douteuse après les soins dans un cadre psychanalytique, que c'est un croyance 🙂 alors qu'il est tout de même le mieux placé pour parler de son expérience vécue !, que les traumatismes infantiles graves du point de vue du vécu de l'enfant n'ont pas de conséquences psychiques et physiques ? qu'il n'est pas nécessaire de les faire revenir en mémoire pour les reconnaitre et les revivre différemment pour en atténuer les conséquences? que la parole accompagnée qui devient possible, révelatrice, ne peut pas être soignante dans une relation thérapeutique? ..il existe ,fort heureusement à mon sens , des médecins psychiatres ,qui ont vécu eux mêmes une psychanalyse ,ce qui leur donne le droit d'en parler (en connaissance de cause puisque c'est le seul et unique moyen de pouvoir parler de ses conditions de mise en place et de ses effets) de la pratiquer s'ils estiment que c'est approprié pour soigner tel patient qui est suffisamment solide pour en traverser l’épreuve ,qui peut également avoir recours à la médication qui allège et soulage temporairement des symptômes ou faire appel à d'autres soins plus comportementaux s'il estime que les soins des racines des symptômes ne sont pas indispensables pour tel patient,ou seraient trop difficiles ou trop à risque de décompensation avec tel autre ,ou que ce traitement de surface peut suffire a améliorer suffisamment la vie quotidienne , ou que lui même ne se sent pas apte a accompagner tel autre patient dans un traitement psychique en profondeur notamment à en supporter les effets même transitoires relationnels potentiellement violents ou forts pendant le traitement, et qu'il doit bien évidemment tenir compte de cet aspect avant de s'engager avec un patient ...bref je ne parlerais même pas des études confortant la mise en évidence des effets de la parole en équivalence de molécules médicamenteuses sur la santé physique ,ou même de l'effet de sons musicaux ou même des effets d’état de mise en méditation ...bref il me semblerait honnête et bénéfique que chacun parle de ce qu'il connait ,de sa propre expérience et cherche à se nourrir positivement et en ouverture d'esprit de l’expérience des autres ,il me semblerait judicieux de parler de la psychanalyse contemporaine qu'a la condition indispensable de l'avoir soi même vécue avec un professionnel psychanalyste expérimenté et non sectaire :)) et à se souvenir que toute expérience humaine est forcement imparfaite et perfectible, ce qui ne veut pas dire disqualifiable ..(.à moins que l'on en soit soi même à croire que sa propre qualité repose sur la disqualification d'autres ce qui ,dans ce cas ,aurait une source personnelle qui,je le pense, mériterait d'être découverte et approfondie :))))))))))

    • F68.10 Répondre | Permalink

      Tellement de points à aborder qu'il est impossible de répondre à tout dans le contexte d'un seul commentaire.

      "À moins que l'on en soit soi même à croire que sa propre qualité repose sur la disqualification d'autres ce qui ,dans ce cas ,aurait une source personnelle qui,je le pense, mériterait d'être découverte et approfondie."

      Pas du tout. Cela ne fonctionne pas comme cela. La qualité d'une assertion dépend de son rapport au réel, qu'on détermine par l'expérimentation scientifique et autres données factuelles.

      Maintenant, le rapport conflictuel sur les sujets médicaux ne date pas d'hier et ne disparaîtra pas demain. On pourrait éventuellement chercher à atténuer les effets de ces conflits de personnes, mais pour l'instant, ce n'est que difficilement à l'agenda.

      La raison en est que les questions de vérité sont intimement liées aux questions de prise en charge thérapeutique, et que les conséquences qui en résultent peuvent être catastrophiques.

      "Les traumatismes infantiles graves du point de vue du vécu de l'enfant n'ont pas de conséquences psychiques et physiques ?"

      Personne ne nie cela. Et il y a des traumatismes qui ne sont pas des "traumatismes infantiles".

      S'il y a un point précis que vous voulez voir traiter, mentionnez-le. Afin qu'on ne se disperse pas.

      • F68.10 Répondre | Permalink

        Au sujet des trauma infantiles (je préfère qu'on parle du concept de maltraitance que du concept de trauma infantile, mais bon...), il semble que l'approche scientifique du sujet se développe petit à petit:

        https://www.youtube.com/watch?v=vPxojH-9vnw

        Il me semblait pertinent de vous signaler cette présentation.

    • marie Répondre | Permalink

      Oui on pourrait citer l'effet psychologique benefique des animaux domestiques. Et bien d'autres.
      Ca n'en fait jamais qu'un epiphenomene, au mieux.
      Et certainement pas une recommendation therapeutique valable, systemique et protocollable.
      Le propre de la science est d'etre reproductible et mesurable.
      La psychanalyse est une secte pour le profit et "seuls ceux qui la vivent peuvent en parler", comme vous dites. Ce qui n'a aucun sens et valide le diagnostique du Dr Ramus.

  12. bertrand delapelle Répondre | Permalink

    "Sur le plan scientifique, les hypothèses psychanalytiques sur les causes de l’autisme, de la schizophrénie, des troubles bipolaires, des phobies, des troubles obsessionnels ou même de l’homosexualité, se sont toutes avérées fausses."

    Je vous laisse les petites étiquettes, moi je suis le patient et en tant que patient je me pose une question, c'est de savoir comment vous expliquez que j'en sois arrivé à me prendre pour Dieu en 2013, savoir en quoi vos explications seraient plus sérieuses que les leurs. Parce que c'est de moi dont il est question en bout de course quand même au delà de vos querelles de clochers, de moi et de ma santé mentale. Par conséquent quand je vous vois vous chamailler comme des gosses, je me pose des questions.

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