Les religions à l’épreuve du COVID-19

On savait que les religions ne faisaient pas bon ménage avec la science. Pourtant, certains défendent encore l'idée selon laquelle la science et la religion seraient simplement des formes différentes d'accès à la connaissance1. D'autres défendent l’idée selon laquelle certaines formes de religion, jugée plus modernes et éclairées (généralement, le christianisme en occident) sont parfaitement compatibles avec la science, chacune restant sur son domaine et ses prérogatives propres. Pourtant, dès que les religions se mêlent de vouloir résoudre les problèmes des êtres humains dans le monde réel, elles se situent immanquablement sur le terrain de la science. C'est particulièrement évident lorsque les religions se mêlent de vouloir améliorer la santé des êtres humains. La crise du COVID-19 en fournit une illustration éclatante.

J'ai collecté ci-dessous une série d'exemples édifiants, en m'appuyant notamment sur l'excellent travail du twitteur Hérétique et des vidéastes de la Tronche en biais. Comme cette liste est désespérément longue, et croît de jour en jour, voici des raccourcis vers les différentes sections:

Ils y croient dur comme fer

Petit tour du monde des croyances et remèdes étranges de nos amis religieux.

Le savant irakien Hadi Al Modarresi, avant d'être infecté par le coronavirus: “le virus est une punition divine contre les Chinois” (28/02/2020):

D'après un certain nombre de pasteurs, rabbins et imams informés de source sûre, c'est la faute des homosexuels:  (8/03/2020)

Voici comment le pasteur évangélique Kenneth Copeland guérit le coronavirus: (11/03/2020)

Le pape, lui aussi, pense qu'il suffit de demander pour infléchir les lois de la nature, et tient à en informer ses 1,3 milliards de fidèles, pour qu'ils ne s'inquiètent pas trop: (18/03/2020)

Un peu déçu de l'efficacité de sa prestation précédente, le révérend Kenneth Copeland remet ça le 31 mars. Et cette fois on ne rigole plus:

Autre ambiance, chez les anthroposophes on mise tout sur les dessins bizarres, pour résister au virus... — Hérétique (1/04/2020)

Le pape n'avait sans doute pas assez bien demandé. Un de ses coreligionnaires a la recette: il fallait monter sur le toit pour que le message porte mieux! (1/04/2020)

Demander au seigneur ne semble pas suffire, même sur le toit, alors les catholiques sortent les grands moyens: des bouts d'os! (5/04/2020)

Comme Jésus semble un peu dur d'oreille, Kenneth Copeland prend lui-même les choses en main et souffle un vent chaud pour terrasser le Covid-19: (7/04/2020)

Le curé d'Arras sur son toit a semblé petit joueur aux orthodoxes russes: ils prennent l'avion pour mieux se faire entendre (14/04/2020)

A défaut d'être entendu en haut lieu, un crâne, ça pourrait faire peur au virus: (19/04/2020)

Mise en danger de la vie d’autrui

Quand les croyances baroques ne font plus rire mais pleurer. Ces gens bien intentionnés mais irresponsables auront-ils un jour à répondre de leurs actes ? Ou la mise en danger la vie d’autrui échappe-t-elle à la justice lorsqu’elle est faite au nom de croyances religieuses ?2

Les catholiques ont usé de moyens assez classiques pour aider à propager le virus, à savoir les rassemblements:

Messe d'intercession à l'Eglise d'Ars-sur-Moselle le 12/03/2020

 

Procession catholique dans le nord le 12/03/2020

Messe d'intercession contre le coronavirus à Toulon le 14/03/2020

N'oublions pas les parisiens: (12/04/2020)

 

Les évangéliques américains appliquent la même stratégie que les catholiques français: (Le Monde, 2/04/2020)

En plus de faire des messes, ils veulent aussi maintenir leurs manifestations anti-IVG, de toute évidence essentielles: (2/04/2020)

Les messes et les manifestations ne suffisent plus, il leur faut carrément Woodstock! (12/04/2020)

L'islam aussi apporte sa contribution:

Les orthodoxes russes, eux, considèrent que rassembler les gens n'est pas suffisant; il faut aider le virus à circuler en incitant les gens à le partager: (15/03/2020)

Pour certains évangéliques, les orthodoxes sont encore un peu mous. Pourquoi laisser la propagation du virus au hasard des contacts avec les idoles, alors qu'on peut l'appliquer directement sur le nez de chaque fidèle?

 

En Grèce, on place ses espoirs dans le vin de messe: (7/03/2020)

Les conséquences ne se font pas attendre: (13/04/2020)

Pourquoi se contenter de diffuser le virus au sein de sa propre communauté, quand on peut en plus le propager à d'autres peuples qui n'ont rien demandé? (26/04/2020)

Maintenant qu'on envisage le déconfinement, les églises font pression pour pouvoir réouvrir leurs portes le plus vite possible. N'ont-elles toujours rien appris? (28/04/2020)

Non content de ces actions éparses que l'on pourrait charitablement attribuer à des excès de zèle individuels, un groupe de catholiques pétitionne contre le confinement, met en doute "l’effective contagiosité, la dangerosité et à la résistance du virus", affirme "qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements", dénonce "l’ingérence des puissances étrangères", et j'en passe, sombrant dans un conspirationnisme complètement délirant: (7/05/2020)

Le plus triste, c'est que malgré l'échec patent de la prière et de tous les autres remèdes miracles des religions face au coronavirus, la plupart des croyants n'y verront pas une réfutation de leurs croyances, et leur religiosité en sortira intacte, voire renforcée. Ainsi fonctionne la croyance chez l'être humain.3

Quand les politiques préfèrent la religion à la science

Les croyances religieuses font déjà assez de dégâts comme ça, quand les politiques leur donnent une reconnaissance légale et une portée civile, locale ou nationale, le pire est à craindre.

La prière, ça marche, puisqu'on vous le dit:

Toutes les visites en EHPAD sont suspendues depuis le 11 mars 2020. Mais pour les familles seulement, pas pour Christian Estrosi, qui supervise en personne la mise en application de la mesure le 13 mars: (on espère que le fils de Marie-Antoinette aura apprécié)

Le soir-même, Christian Estrosi va serrer quelques mains de plus à la messe, et appelle à la prière. Comme ça les fidèles et les résidents de l'EHPAD pourront dormir tranquilles! L'histoire ne dit pas s'il s'est également confessé.

Le 16 mars 2020, Christian Estrosi est testé positif au COVID-19. Heureusement, les nouvelles sont rassurantes. Pour lui. On attend des nouvelles de Marie-Antoinette et de tous ceux à qui il a parlé et serré la main, alors que les EHPAD étaient déjà confinés et que la fermeture des écoles et universités était annoncée:

En Tanzanie, même topo qu'aux Etats-Unis:

Un mois plus tard, il y croit toujours dur comme fer: (21/04/2020)

Exposer tout le monde au virus, c'est bien, mais le ventre vide, c'est mieux, pour stimuler les défenses immunitaires: (3/04/2020)

Enfin, une étude scientifique avec un groupe témoin pour déterminer si Dieu existe ou pas: au moins 14 états des USA exemptent les rassemblements religieux du confinement: (5/04/2020)

La numérologie devient médecine officielle de l'Inde, rejoignant ainsi l'urine et la bouse de vache sacrée :

Conclusions

Ce tour du monde des croyances et actions religieuses relatives au COVID-19 a le mérite de mettre en perspective la situation française. On peut certainement critiquer la gestion de la crise par le gouvernement français, mais on est bien obligé de constater que nous sommes bien chanceux d'être en France, plutôt qu'au Bangladesh, en Tanzanie, au Brésil, ou même aux Etats-Unis. La séparation de l'Etat et des religions a joué son rôle: le chef de l'Etat a consulté les représentants de certaines religions4, mais ne leur a rien cédé et leur a appliqué les mêmes règles qu'à toutes les collectivités. De ce fait, les dégâts des religions resteront limités en France, malgré les dérives inacceptables de quelques chefs religieux et élus locaux (et en espérant qu'on ne laisse pas les églises rouvrir trop vite).

Ainsi, l'influence néfaste des croyances magiques et l'irresponsabilité de certains chefs religieux n'a pas les mêmes effets partout: dans les pays où ces facteurs ont le soutien des responsables politiques (voire des institutions étatiques liées à une religion officielle), et où ils se combinent avec la forte religiosité et la forte densité de la population, et avec un système sanitaire défaillant, on a là tous les ingrédients d'une tragédie à une échelle massive dont nous ne voyons encore que les prémisses.

Il est bien sûr beaucoup trop tôt pour tirer un bilan de la gestion de la crise sanitaire. La responsabilité est en premier lieu politique. Mais le choix des politiques de s'appuyer sur les meilleures connaissances scientifiques, ou de s'en remettre à des croyances religieuses insensées, ou encore de vouloir jouer sur les deux tableaux au mépris de toute cohérence, fera une différence colossale: ce sera peut-être le principal facteur qui distinguera les pays qui se relèveront de la crise et ceux qui en sortiront détruits.

Les religions promeuvent chez leurs fidèles des croyances dysfonctionnelles, qui nuisent à leur santé et même parfois à leur vie. Dans le cas d’une pandémie, ces croyances dysfonctionnelles mettent en danger la vie des autres aussi. Cela n’est pas nouveau. Mais pour tous ceux qui en doutaient encore, pour tous ceux qui pensaient qu’au moins les formes supposées les plus modernes et éclairées de la religion étaient à l’abri de ce genre de dérives, la crise du COVID-19 aura été une piqûre de rappel fort instructive. Les croyances irrationnelles finissent tôt ou tard par avoir des conséquences. Dans le cas présent, elles sont responsables de milliers de morts parfaitement évitables.


1. Par exemple, le pape Jean-Paul II dans l'encyclique Fides et ratio (1998). Plus généralement, sur les rapports entre science et religion, consulter l'excellent dossier thématique de l'AFIS.

2. Je n'ai pas ajouté l'église évangélique de Mulhouse à cette liste, bien qu'elle ait joué un rôle indéniable dans l'épidémie en France, considérant que ses dirigeants pouvaient plaider une relative ignorance du danger à la date du rassemblement du 17 au 24/02/2020. Cette section démarre au 12/03/2020, date à laquelle il n'était plus possible de l'ignorer, les premières mesures de confinement (fermeture des écoles et universités) étant annoncées.

3.Lire à ce sujet le récit des travaux de Leon Festinger sur la religion apocalyptique de Salt Lake City.

4. Quoique pas l'Eglise du Monstre en Spaghetti Volant, on ne peut que déplorer cette discrimination.


20 commentaires pour “Les religions à l’épreuve du COVID-19”

  1. severine Répondre | Permalink

    On va peut être voir cette coquine de sélection naturelle à l'oeuvre pendant cette épidémie ... Les athées et rationnalistes vont ils être positivement sélectionnés par rapport aux religieux et croyants, et cela aura il un impact sur l'évolution de la cognition d'homo sapiens ? (brrr ça sonne affreusement eugéniste dit comme ça...)

    Plus sérieusement, on peut se demander si, compte tenu du fait que le sentiment religieux est extrêmement répandu dans l'espèce humaine, il ne confère pas un avantage évolutif. Il me semble que la religion combine 2 aspects importants de la cognition humaine :
    * le désir d'explication (le monde est comme tel qu'il est parce que Dieu a fait ci et ça)
    * les relations sociales (il faut se comporter comme ci ou comme ça, et suivre les prescriptions de notre groupe de croyants, sinon Dieu va nous gronder).
    Le désir d'explication est commun avec la pensée scientifique, et c'est sans doute pour cela que religion et science ont souvent été mêlées avant l'époque moderne. Peut être que maintenant la religion est devenue obsolète et apporte plus d'inconvénients que d'avantage, et qu'elle va être peu à peu remplacée par d'autres activités sociales moins dangereuses ...

    • taki Répondre | Permalink

      Bonjour Séverine,
      Il me semble que vous oubliez un paramètre fondamental : la visée expansionniste des religions
      - par le biais du prosélytisme et des conversions (les croyants peuvent se marier à quelqu'un de leur religion, ou quelqu'un qui s'y converti)
      - par le biais du taux de natalité, qui améliore leur niveau de sélection naturelle, c'est le fameux précepte du "croissez et multiplier"

      Au final, je ne pense pas que la religiosité réduit les chances de sélections naturelles, mais j'espère que les lumières de la connaissances soutiendront une populations dont les croyances fondamentales sont basées sur des faits ...

      • karchnu Répondre | Permalink

        Bonjour.

        En réalité, ce n'est pas si simple : les personnes croyantes peuvent être en réalité très intelligentes et rationnelles mais influençables, et sans une bonne éducation il est sincèrement difficile pour quelqu'un de distinguer la connaissance parmi un flot de bêtises.

    • Patrick Répondre | Permalink

      Bonjour, je crois que vous ne réalisez pas que vous êtes irrationnels. En effet, vous divisez le monde entre les croyants et les non-croyants. Dès lors, vous faites des rapprochements abusifs, par exemple entre les croyants d'une religion et les adeptes d'une secte qui eux aussi croient. Je pense qu'il est fondamentalement impossible de mettre toute les religion sur le même plan car le message philosophique, théologique ou métaphysique apporté par chaque religion est complètement différent. Aussi, en tant que catholique, je me sens beaucoup plus proche d'un athée que d'un musulman, dans ma façon de concevoir le monde.
      C'est pourquoi je trouve l'article de Mr Ramus malhonnête (et révèle un intégrisme athée peu propice au dialogue car le mépris transparaît) puisqu'en isolant une phrase du pape, il le place sur le même plan que les marabouts africains. Je crois que le message du pape ne se réduit pas à une prière qu'il a fait et dont la portée n'est pas comprise par les athées qui ne crois pas en la transcendance.

  2. claudio Répondre | Permalink

    Une liste d'imbécilités toujours aussi nocives et désespérantes : je me demande parfois comment la démarche scientifique a pu se développer, c'est un vrai miracle !.
    Mais pour les âneries de certains des dirigeants politiques actuels, je pense qu'elles n'ont que une et une seule motivation : que la fête se poursuive sur la même trajectoire (c'est leur idéologie personnelle) et permette par là leur réélection prochaine.

  3. Pierre Diebolt Répondre | Permalink

    La religion officielle en France s'appelle l'école laïque et républicaine : il faut absolument que nos enfants rentrent le 11 mai partager leurs germes. Une constatation, la semaine d'après le rassemblement évangélique de Mulhouse c'était la rentrée en zone B. Avec comme résultat le classement du Haut-Rhin comme foyer d'infection. Le Territoire de Belfort voisin en zone A a 5 fois moins de décès.

  4. Frère GODF Répondre | Permalink

    Bonjour, bien dit frère, les religions doivent être éradiquées, elles sont un frein au progrès. Nous ne devons penser à rien d'autre qu'au progrès, et ne laisser personne espérer naïvement une vie après la mort. Nous le savons bien, nous qui sommes éclairés, après la mort, il n'y a rien. Ceux qui sont morts n'existent plus, les parents, les grand parents, et tous ceux qui précèdent n'existent plus. Il n'y a rien en dehors de nous même, du "moi". Oui nous l'assumons, nous sommes centrés sur nous, mais notre intelligence est aussi bien supérieure à la moyenne. Le désir du sens, la quête du sens est PRIMITIVE ! Nous n'en avons pas besoin, nous qui sommes supérieurs car nous avons la raison avec nous. Pour finir de convaincre le monde, n'oublions pas l'objectif ultime : supprimer la mort. La stratégie est d'abord de la banalisée et de la vulgariser. L'avortement est à se niveau là notre arme parfaite : on banalise l'avortement et on dissimule la mort du même coup, car c'est en disant que personne ne meure lors d'un avortement qu'on a permis l'explosion du nombre d'avortement. Les manifestations dont vous parlez doivent donc être dénoncées avec force. Ensuite, il faut encourager la science qui seule nous permettra de vaincre la mort. Des études prévoient des augmentations d'espérance de vie en centaines d'années. D'ici là, continuons à refuser la mort en soutenant l'euthanasie. Les hommes éclairés qui veulent mourir doivent pouvoir choisir quand ils vont mourir !! Personne ne doit pouvoir limiter l'homme aussi atrocement ! Bref, laissons ces êtres vulgaires et spirituels vivre leur vie médiocre et continuons la notre, peut être vide de sens mais qui nous élève au dessus des autres !

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Cher Frère, vous faites le pastiche de positions qui ne sont pas les miennes, et que je n'ai donc aucune raison de justifier.
      Je relève toutefois un point intéressant dans le procès d'intention que vous me faites: la quête de sens, qui vous parait fondamentale, et que je jugerais primitive.
      D'une certaine manière, oui, on peut dire que la quête de sens est primitive: elle est enfouie au plus profond de chaque être humain. On ne peut que l'admettre, le respecter et en tenir compte. Cela n'implique pas que l'on doive trouver utile ou même acceptable d'alimenter cette quête de sens avec n'importe quoi.
      Voyez la psychanalyse: elle a voulu le faire d'une manière différente de la religion, donner du sens à tout, à vos rêves, à vos lapsus, à vos gestes, à ce que vous dites, à ce que vous ne dites pas, etc... et a produit des absurdités sans nom et des pseudo-thérapies qui font plus de mal que de bien.
      Pour moi les vraies questions sont: donner du sens, oui, pourquoi pas? Mais quel sens? Déterminé comment et pourquoi? Et à quel prix?
      Quel sens? Parmi les sens que veulent nous fourguer plus de 5000 religions inventées par les humains, lequel faut-il choisir? Et si on ajoute toutes les spiritualités, mysticismes, philosophies, etc., on perd le compte. Bien sûr, vous avez une nette préférence pour le sens proposé par la religion dans laquelle vous avez été élevé. Mais si on prend un peu de recul, comment croire que c'est le "bon" sens, le "vrai" sens, parmi tous ceux possibles? Et pourquoi croire qu'il y a un sens véritable que quelqu'un de bien informé devrait nous révéler, plutôt que simplement penser que c'est à chacun de donner un sens à sa vie? (la vision humaniste explicitée par Pinker: http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/le-triomphe-des-lumieres/)
      A quel prix? Est-ce que pour satisfaire la soif de sens des êtres humains, tout est bon à prendre? toutes les religions, toutes les idéologies, quelles qu'en soient les conséquences? Est-il légitime, par exemple, de détourner les êtres humains de moyens d'améliorer leur vie ici et maintenant (en préservant leur santé grâce aux connaissances scientifiques actuelles), au profit de la promesse d'une vie meilleure après la mort? Quand bien même cela aurait plus de "sens" pour eux, est-ce éthique de faire cela?
      Au final, qui produit le plus de sens, celui qui contribue à soigner les gens malades pour de vrai, ou celui qui leur offre des remèdes illusoires?

      • Frère GODF Répondre | Permalink

        Cher frère, merci pour votre réponse qui laisse entrevoir bien plus de réflexion que votre article à charge. Nous avons la même interrogation ce qui me confirme que malgré des façades peu amènes, l'homme demeure bon par essence. "Mais si on prend un peu de recul, comment croire que c'est le "bon" sens, le "vrai" sens, parmi tous ceux possibles?" Et bien tout d'abord, s'autoriser le doute, ce que certaines religion interdisent (l'islam, les sectes, et d'autres religion dont le socle n'est pas la la liberté de conscience), et qu'on peut donc exclure. Ensuite, on peut considérer qu'une religion dont le commandement principale est l'amour du prochain ne peut qu'être bonne pour la société. Et si beaucoup de chrétiens n'ont pas su suivre rigoureusement ce commandement, ce n'est pas pour autant que ce commandement est mauvais. En fait, même si il n'y avait eu aucun saint dans l'Eglise mais uniquement des prêtres pédophiles, il faudrait continuer désespérément à essayer d'aimer les autres. Enfin et surtout, il faut se servir de son intelligence pour comprendre ce qu'on peut comprendre, il faut chercher, s'appuyer toujours sur la raison. Les interrogations sont nombreuses : Pourquoi les hommes souffrent-ils alors que Dieu est infiniment bon ? Pourquoi les inégalités ? Qu'est-ce que la Trinité de Dieu ? Les valeurs ne sont-elles pas relatives ? etc... Un des postulats de l'Eglise est que l'homme est limité : par la mort, par la colère injuste qui est entièrement irrationnelle, par la force physique qui n'est pas illimitée, etc. Par conséquent des mystères semblent impénétrables et l'Eglise ne prétend pas avoir réponse à tout, tout comme n'importe quel physicien.
        Vous posez la question de la relativité du sens : Et pourquoi croire qu'il y a un sens véritable que quelqu'un de bien informé devrait nous révéler, plutôt que simplement penser que c'est à chacun de donner un sens à sa vie?
        En fait, par un raisonnement par l'absurde on peut je crois, s'approcher de la vérité (évidemment il faut partir du principe (biaisé?) que la vérité est absolue...). Supposons que chacun donne un sens à sa vie, chacun détermine donc ce qui est bon et ce qui est mal, en ce qui le concerne. On ne peut plus dire qu'il y a le Bien et le Mal "absolu" puisqu'on n'a pas demandé à chacun ce qu'il en pensait. Donc il n'y a pas de mal absolu. Donc on ne peut plus graduer le mal, car chacun a sa propre graduation. Pour untel violer est pire que tuer, pour un autre c'est l'inverse. Donc on doit dire qu'aujourd'hui le nazisme est pour nous un grand mal, mais qu'on ne peut pas juger les pauvres SS parce qu'ils croyaient fermement qu'il était bon que le monde se débarrasse des parasites juifs. Il n'y a donc plus de justice, je tue mon voisin car celui-ci est riche, et ses richesses apporteront le bonheur à ma famille et la santé à mon enfant malade.
        Mon raisonnement est sûrement incomplet et peu rigoureux, mais si il est faux j'aimerai voir en quoi il est faux.
        "Est-il légitime, par exemple, de détourner les êtres humains de moyens d'améliorer leur vie ici et maintenant (en préservant leur santé grâce aux connaissances scientifiques actuelles), au profit de la promesse d'une vie meilleure après la mort?"
        L'Eglise catholique que vous attaquez a pour but de rendre les gens heureux, vous vous dites qu'elle ne le fait pas car beaucoup de chrétiens sont des connards et des ignares (anti-vaccins). Certes, mais ces gens ne sont que des hommes qui n'arrivent pas à vivre chrétiennement tout les jours. Si ils approfondissaient leur foi, si ils se remettaient en question, ils y arriveraient mieux. Mais vous ne voyez aussi que le négatif. Un peu de bonne foi vous ferez reconnaître que le Vatican ne garde pas son argent que pour lui mais permet à des milliers d'enfants d'aller à l'école, de manger à leur faim, etc... Et l'Eglise n'a pas attendu les ONG pour cela. La critique est facile.
        Bref, l'Eglise a soigné et soigne les gens pour de vrai et ne se contente pas de belles paroles, en témoigne les innombrables associations caritatives chrétiennes à travers le monde.

    • Taki Répondre | Permalink

      Bonjour,

      Il me semble que vous confondez foi et religion, et les faits contraire aux consensus scientifiques et les zones où les connaissances faisant défauts, les humains peuvent imaginer ce qu'il veulent, tant qu'ils ne font pas prendre de risques aux autres.

      Mais mais ... pourquoi je réponds à un troll ???

    • Shieldosan Répondre | Permalink

      "Bref, laissons ces êtres vulgaires et spirituels vivre leur vie médiocre et continuons la notre, peut être vide de sens mais qui nous élève au dessus des autres !"
      Évidemment, si on enlève le coté troll, ya qu'un religieux pour se placer au dessus des autres.

    • HF Defontaines Répondre | Permalink

      Le problème de la Foi, c'est qu'elle dévie rapidement vers la mauvaise foi. Vous semblez croire que l'absence de religion entraîne un vide de sens. Pourtant, de tout temps, les religions n'ont pas été avares d'explications absurdes pour tenter de donner un sens à la vie, et n'ont jamais hésité à tordre la réalité pour la faire coller à leurs convictions. Il est vrai qu'il est beaucoup plus facile, et moins fatiguant de croire et de mémoriser ce que d'autres ont pensé pour nous, que de chercher des explications rationnelles à la genèse de l’univers et de la vie, afin d'espérer utiliser nos compétences pour poursuivre la création en réalisant ce que ni les lois physiques, ni les lois chimiques, ni les lois biologiques seules ne sont capables de faire. Les chrétiens disent : "Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dis une parole et je serais guéri ! " sans se rendre compte que Dieu fait encore bien mieux que ça depuis des millénaires en leur ayant donné non seulement des oreilles pour entendre, mais aussi des yeux pour voir, et d'autres sens tels que le goût, l'odorat ou le toucher pour améliorer encore leurs perceptions. Un être humain doué de raison possède même un cerveau qui lui permet de les interpréter correctement. Encore faut-il faire fonctionner ses sens et son cerveau pour les analyser correctement, et ne pas se contenter de prendre pour vérité vraie, ce que n'importe quel prêcheur, en fonction du lieu et de l'année de naissance de ses fidèles, va leur raconter. Les Aztèques avaient parfaitement confiance dans leur grands prêtres, lorsque ceux-ci leur demandaient d'écorcher vives des vierges pour s'assurer des bonnes récoltes. Aujourd'hui, des prêtres balances de l'eau bénite par hélicoptère pour sauver l'humanité, et des chrétiens pensent que ça va marcher. Autre temps, autre croyance, mais fondamentalement, il n'y en a pas une pour rattraper l'autre. Et encore, si les croyances se limitaient à la sphère "spirituelle" (si on considère qu'un magnétophone que se contente de répéter ce qu'il a enregistré fait preuve de spiritualité), ce ne serait pas catastrophique, mais une fois qu'on a été habitué à croire n'importe quoi sous couvert de religion depuis son plus jeune âge, on est prêt à croire n'importe quoi par la suite, et à pourrir son environnement en se basant sur des croyances économiques, "scientifiques", historiques, économiques, etc. au lieu de prendre conscience que rien n'est plus dangereux que les convictions qui nous aveuglent, nous font rater la réalité des faits et nous envoie tout droit vers la catastrophe. André Malraux disait que le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas ! Quant on voit comment les croyances de l'humanités sont en train de détruire notre planète, en reléguant l'esprit dernière les croyances, on est obligé de conclure qu'il n'avait pas tort et qu'il est urgent de faire fonctionner notre esprit pour nous débarrasser de nos croyances et espérer laisser une planète non seulement viables pour nos enfants, mais aussi bien plus agréable à vivre qu'elle ne l'est aujourd'hui. Le Paradis vous attire ? Alors participez à son développement sur Terre, au lieu de vouloir y répandre l'Enfer pour espérer l'atteindre après votre mort. Vous y serez doublement gagnant. Soit Dieu existe, et auquel cas, qu'il soit celui des chrétien, des musulmans, des juifs, des Égyptiens antique, des amérindiens ou autres, il ne pourra qu'en être satisfait, et s'il n'existe pas, alors, vous aurez au moins participé à la création du Paradis sur Terre pour nos contemporain et notre descendance. Mais pour cela, il va vous falloir laisser tomber vos croyances, toutes vos croyances, pour aborder le monde dans sa réalité et non tels que les gourous, divers et variés l'enseigne depuis des millénaires, sans autres justifications, du moins pour les chrétiens, que lorsqu'on ne comprend pas, au lieu de chercher à comprendre, il suffit de se réfugier derrière le mystère de la Foi. Vous verrez, c'est plus difficile et plus fatiguant que de se contenter de croire, mais tellement plus gratifiant de voir que petit à petit, il est tout à fait possible de progresser, et que rien n'oblige l'être humain a végéter dans des croyances ineptes. Bonne chance !

  5. Dieu Répondre | Permalink

    Mon très cher Franck, mon fils,
    je vois que tu es atteint d'un mal que je retrouve chez tellement de tes frères. Parce que certains de mes enfants font le mal ou disent n'importe quoi tu proclames que je n'existe pas ? Je voudrais bien qu'ils soient parfaits, mais eux aussi je dois les laisser vivre librement, choisir, et même parfois douter de mon existence. Tu comprends, je les aime tellement, je voudrais qu'ils viennent à moi librement. Je ne les ai pas créés pour qu'ils ne soient pas libres quand même ! Toi aussi je t'aime à l'infini Franck. S'il-te-plaît, j'ai vu si souvent mes enfants tomber dans ce piège de la généralisation... Oui il est bien Malin celui qui a réussi à vous faire croire que le monde se divise en grosses catégories (croyants/incrédules, noirs/blancs, bourgeois/prolétaires, aryen/juifs, opprimés/oppresseurs...). Mais enfin tous vous faites des fautes car tous vous avez le péché en vous ! Mais on va y arriver, je prendrai le temps. Ne te sens pas jugé Franck, sens toi aimé car si tu crois que c'est par la peur du Jugement que les âmes viennent à moi tu te trompes. C'est toi qui risque de refuser le bonheur éternel que je te promet si tu me suis. Comme un enfant refuse parfois l'amour de ses parents parce qu'il est en colère, tu préféreras l'enfer à mon amour simple et grossier.
    Bon courage, ne deviens pas comme ceux que tu critiques,
    A plus

  6. Hugues Répondre | Permalink

    Bonjour, Cette collecte démontre, si besoin était, l'étendue de la bêtise humaine. Ce serait drôle si cela n'avait pas des conséquences aussi tragiques... Je note un biais dans la sélection. Juste un exemple, le Pape a aussi dit : « En ce moment, alors que nous commençons à avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine, prions le Seigneur de donner à son peuple, à nous tous, la grâce de la prudence et de l'obéissance aux dispositions, afin que la pandémie ne revienne pas». ( https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2020-04/pape-francois-messe-homelie-sainte-marthe-mardi-28-avril-2020.html ). Franck m'a rétorqué dans un échange ailleurs que cela signifiait que le Pape ne croyait donc par à la force du Seigneur. En fait, c'est plus compliqué que cela, disons qu'il applique la maxime d'Hevenesi ( https://www.jesuites.com/hevenesi/ ) : Telle est la première règle de ceux qui agissent : crois en Dieu comme si tout le cours des choses dépendait de toi, en rien de Dieu. Cependant mets tout en œuvre en elles, comme si rien ne devait être fait par toi, et tout de Dieu seul.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Sur le biais de sélection, il n'y a aucun doute, c'est un article à charge, assumé comme tel. Cela dit, si j'ai évidemment inclus les pires exemples, la question reste ouverte de savoir à quel point ils sont représentatifs. Je ne suis pas certain que ma sélection soit si déloyale que cela. Par exemple, pour restreindre la discussion à la France et à l'église catholique que nous connaissons mieux:
      - y a-t-il beaucoup de prêtres qui n'ont pas prié et appelé à la prière?
      - y en a-t-il beaucoup qui n'ont pas appelé à invoquer tel ou tel saint, jugé protecteur de ceci ou de cela?
      - parmi ceux qui avaient des reliques, y en a-t-il beaucoup qui se sont abstenu de les sortir, et de faire croire qu'elles pourraient apporter une solution à la crise?
      - les autorités religieuses ne sont-elles pas en train de faire pression sur le gouvernement pour faire rouvrir les lieux de culte au plus vite? (https://www.programme-tv.net/news/societe/254037-deconfinement-vers-une-reouverture-des-lieux-de-culte-plus-tot-que-prevu-video/)
      Jusqu'à preuve du contraire, beaucoup d'exemples ci-dessus me semblent en fait assez représentatifs de l'attitude du clergé catholique, orthodoxe, évangélique, musulman, etc... Pas tous, je peux l'admettre.

      • Pierre Répondre | Permalink

        "y a-t-il beaucoup de prêtres qui n'ont pas prié et appelé à la prière?"
        Mais la prière est la base de la foi catholique. Vous êtes profondément irrationnel.Vous voudriez que les prêtres n'appellent plus les gens à prier, arrêtent de célébrer la messe et de vénérer des reliques ? C'est le métier du prêtre de faire ça ! Mais vous savez ce que c'est la foi ? C'est choisir de croire en quelque chose d'irrationnel.
        Si je vous prouvez par a+b que Dieu existe, vous ne seriez pas libre de ne pas croire, or votre liberté de conscience est sacré dans la religion catholique. C'est à vous d'offrir votre liberté à Dieu, en pariant que c'est ça qui vous rendra heureux. Personne ne vous force à le faire, mais vous pouvez quand même respecter ceux qui le font, arrêter de mépriser les autres en les prenant comme les résultats d'un matraquage idéologique dès l'enfance. Les cathos s'en foutent qu'il n'y ai pas de preuve de l'existence de Dieu, exactement comme vous vous en foutez qu'il n'y ai pas de preuve de son inexistence. Parce que vous n'êtes pas un être rationnel non plus malgré vos diplômes, vous aussi vous vous mettez en colère sans raison. Vous avez aussi des passions qui parfois vous maîtrisent, car l'homme est trop complexe pour que vous prétendiez avoir trouvé la notice, à travers vos recherches en sciences cognitives.

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      Cette démarche qui consiste à toujours se baser sur la prière pour résoudre les problèmes revient à offrir des remèdes illusoires aux gens. La citation du pape est même une caricature du genre: plutôt que d'appeler simplement les gens à être prudents et à minimiser les risques de contagion, il fait dépendre cette prudence du bon vouloir du Seigneur. Au lieu de dire aux gens d'agir pour leur bien et celui des autres, on leur dit de prier pour trouver le courage d'agir. On risque ainsi d'inciter des gens à se résigner à leur triste sort, à ne pas trouver le courage d'agir ou la motivation pour changer de comportement. "Ah ben finalement le seigneur ne m'a pas donné la grâce de la prudence, du coup je suis allé à la messe, j'ai chopé le virus et j'en suis mort. Mais ce n'est pas grave, il l'a voulu ainsi et j'aurai la vie éternelle".

    • Franck Ramus Répondre | Permalink

      On peut dire que la maxime d'Hevenesi rattrape cela en poussant à l'action, mais d'abord elle n'est pas contenue dans le message du pape. Je ne suis pas certain qu'1,3 milliards de catholiques soient suffisamment versés dans le jésuitisme pour connaître cette maxime et l'utiliser pour interpréter correctement ce message du pape.
      Mais cette maxime pose pour moi d'autres problèmes. Dans l'interprétation la plus charitable, elle aurait pu être formulée de manière simple et intelligible: "Agis résolument, mais ne crois pas pouvoir tout maîtriser." Formulée ainsi, je peux très bien la faire mienne, et elle ne nécessite pas de croire à la magie.
      Le problème est qu'elle n'est pas formulée ainsi, elle est formulée sous forme d'injonction paradoxale, auto-contradictoire. Cela lui donne une apparence de profondeur (il doit falloir être intelligent et subtil pour comprendre ce genre de maxime). Certains collègues apparenteraient ça à de la foutaise pseudo-profonde (https://www.researchgate.net/profile/Gordon_Pennycook/publication/285206383_On_the_reception_and_detection_of_pseudo-profound_bullshit/links/565c646208ae1ef92981e099.pdf). La psychanalyse use aussi beaucoup de ce genre d'injonctions paradoxales. Mais on peut aussi en offrir une interprétation (celle de Paul Valadier par exemple), propre à ébahir encore plus devant tant d'ingéniosité. Bref, on a là les ingrédients parfaits pour épater la galerie, sidérer les naïfs et asseoir son autorité.
      Encore mieux, la maxime permet d'affirmer une chose et son contraire, en fonction de ce qui arrange, c'est bien pratique. Un coup on peut justifier l'action, un coup on peut justifier l'inaction. Un coup l'indulgence, un coup la damnation éternelle.
      Du grand art! Mais pour moi c'est un art manipulatoire.

      • Hugues Répondre | Permalink

        Franck, Merci pour tes réponses. Nous n'allons pas nous convaincre mais j'aime ces échanges virils mais corrects. Ce serait juste plus sympa de les avoir lors d'un apéro non virtuel 😉 ! Nous allons probablement conclure par un "Let's agree to disagree" mais poursuivons un peu... C'est marrant, tu as simplifié la maxime du jésuite hongrois à la manière de Saint Thérèse de Lisieux qui a écrit : "Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante". Les deux propositions n'ont pas exactement le même sens. Libre à toi de penser que c'est de la manipulation. Dans les deux cas, il y a évidemment une contradiction apparente et il y en a beaucoup dans les discours religieux si on adhère pas à l'idée de transcendance. Je ne pense pas qu'Hevenesi ne veut pas masquer cette contradiction. Le Pape ne veut pas non plus nous dédouaner de nos responsabilités par sa formule alambiquée. Ces formulations sont utilisées ad intra pour des gens qui partagent une même foi. Lorsque le Pape s'adresse ad extra, il est plus compréhensible. Seras-tu comme Alain Lipietz, athée convaicu, plus sensible à ce texte :https://www.facebook.com/alain.lipietz.9/posts/4054563371228065 ?

        • taki Répondre | Permalink

          Bonjour Hugues,

          "Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante"
          Vous remarquerez qu'il y a volonté dans cette parole de montrer que la prière est supérieure à l'action. Dans cette logique il faut "faire comme si", quelqu'un qui prie ne fait pas -tout à fait- le nécessaire, alors que celui qui agit perd son temps.

          Hors, avec un peu de rigueur, on peut voir diverses actions qui sont efficaces contre la pandémie (distanciation, confinement, masque, test et quarantaine), alors que les prières ne sont pas efficace, voire aggravante pour les réponses aux appels à la prière de groupe.

          Pouvez vous comprendre que cette maxime met le curseur vers l'irrationnel plutôt que vers l'efficace ? Et qu'une partie des gens n'appliqueront pas le "et" qui implique d'agir quand bien même l'action est moins efficace que la prière ?

Publier un commentaire