A titre d’entraînement

12.10.2018 | par Didier Nordon | Uncategorized

On ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie. Parfois, rien de tel qu'un raisonnement spécieux pour se sortir d'une difficulté. Il faut donc s'entraîner à la chose. Voici.
Si vous proposez votre œuvre à dix personnes et que cinq d'entre elles se montrent intéressées, c'est magnifique. Rares sont les artistes ou les penseurs qui peuvent se targuer de retenir l'attention de la moitié du public auquel ils s'adressent.
Si vous proposez votre œuvre au monde entier, et que cinq personnes se montrent intéressées, c'est lamentable. Même une production inconsistante, offerte à suffisamment de gens, finit toujours par dégoter une poignée de gogos prêts à s'extasier devant elle.
Il est donc paradoxal que des chercheurs soient fiers quand les collègues avec lesquels ils collaborent appartiennent à des pays lointains. Cela fait penser que, incapables de trouver près d'eux assez de gens intéressés par leurs travaux, ils sont obligés d'aller en chercher au bout du monde. C'est mauvais signe.

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