Où le Brexit rencontre Montesquieu

30.07.2016 par Didier Nordon, dans Uncategorized

"De Londres, le 14 mai 1715, les seigneurs entendirent plaider les avocats sur la requête du chevalier Downing et de sa femme qui demandaient le divorce, à cause de l'aversion mutuelle qu'ils avaient l'un pour l'autre, mais il fut jugé, après plusieurs contestations, à la pluralité de cinquante voix contre quarante-huit, que l'aversion mutuelle n'était pas une raison suffisante pour dissoudre un mariage" (Montesquieu, Spicilège, Pléiade, T. II, p. 1287-1288).
Peut-être ce chevalier Downing était-il apparenté au George Downing qui a donné son nom à une rue dont le numéro 10 est célèbre. En tout cas, les liens du mariage sont plus facilement rompus à notre époque : un référendum a donné mission à l'actuelle locataire du 10 Downing Street (à une majorité du même ordre de grandeur que le 50/48 évoqué par Montesquieu) de mettre en œuvre le divorce de l'Angleterre et de l'Europe. Reste à voir si elle le fera effectivement...

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