Préparons-nous pour la rentrée littéraire

11.08.2017 par Didier Nordon, dans Uncategorized

Un critique littéraire court moins de risques à encenser un livre qu’à le démolir. S’il encense un livre destiné à être oublié, on oubliera aussi sa critique. Mais s’il démolit quelque futur Flaubert ou Baudelaire de notre époque, il risque de passer dans l’histoire pour un imbécile qui n’a pas su reconnaître un génie naissant. Conclusion pratique. Inutile de se précipiter pour lire un livre que toute la presse est en train d’encenser.


2 commentaires pour “Préparons-nous pour la rentrée littéraire”

  1. Jacques PRESTREAU Répondre | Permalink

    Seconde conclusion pratique : le meilleur critique littéraire... c'est soi-même. Car une oeuvre n'est achevée que lorsqu'elle a suscité une émotion personnelle (plaisir ou rejet) chez le lecteur de façon individuelle. L'écrivain propose... et c'est chaque lecteur qui dispose.

  2. gil stauffer Répondre | Permalink

    Il y a très probablement quelques milliers de noms de rues et de statues de littérateurs dans le polygone dont les sommets sont Algésiras (ES), Syracuse (IT), Tromsoe (NO) et Reykjavik (IS). Je doute que l'on trouve plus qu'une mince pincée de plaques et monuments commémorant des critiques littéraires, ou musicaux. Fort heureusement...
    GS

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