Une question qui fait fuir les philosophes

21.02.2017 par Didier Nordon, dans Uncategorized

Le sperme passe par un organe qui dégoûte en tant qu'organe d'excrétion et qui attire en tant qu'organe de l'amour ; les femmes donnent la vie avec des organes proches de ceux de l'excrétion : y a-t-il aspect plus bizarre de la condition humaine ? Y réfléchir devrait être un sujet bateau chez les philosophes. Qu'un produit passé par une voie urinaire permette à une conscience neuve d'advenir au monde a de quoi faire méditer ! Mais ceux qui le font relèvent de la catégorie "auteurs maudits". La métaphysique officielle, elle, jette un voile sur la "trivialité".
Au risque d'accéder au statut d'auteur maudit, je viens de publier aux éditions Champ Vallon un livre intitulé L'âme et l'urine. J'y détaille d'autres aspects du mauvais goût de la condition humaine, agencée, dirait-on, pour être la plus anxiogène possible. Les récits inventés pour sublimer l'effroi face à la mort sont merveilleux, mais on s'entretue en leur nom. Le nœud d'angoisse qui constitue les hommes engendre autant la cruauté que la compassion ou la créativité. Bref, tout semble arrangé pour que les hommes ne puissent jamais savoir à quel saint se vouer


5 commentaires pour “Une question qui fait fuir les philosophes”

  1. Andre Teissier du Cros Répondre | Permalink

    Bravo! Heureusement qu'il y a des comme nous qui savent déjà que c'est en semant la merde qu'on fait avancer les connaissances. D'autant plus que la question interpelle vraiment si on s'interroge sur la nature des fantasmes suscités!

  2. bleu Répondre | Permalink

    condition humaine ? heu, disons condition du singe amélioré ça facilite la compréhension !

  3. Dr Raynal, FLS Répondre | Permalink

    "On donne la vie à l'aide d'organes qui dégoûtent en tant qu'organes d'excrétion et qui attirent en tant qu'organes de l'amour". Hum. Je suis désolé de voir que M. Nordon a visiblement des progrès à faire en ce qui concerne l'anatomie de la moitié de l'humanité : chez la femme, les voies de la génération, sans être impénétrables, et heureusement, me semblent être, aux dernières nouvelles, tout à fait distinctes de celles de l'excrétion. Un raisonnement valant ce que valent ses prémisses, celui présenté ici s'écroule, disons à moitié, ou révèle le machisme involontaire de celui qui, homme, n'a pas pensé aux femmes, ce qui, pour donner la vie, se révèle fâcheux, foi de mammifère...

    • Didier Nordon Répondre | Permalink

      Je trouve bien sévère votre interprétation très littérale de ce que j'avais écrit. Mais bon : je modifie ma rédaction. Mon raisonnement reprend-il de la vigueur à vos yeux ?

    • Alain Perrier Répondre | Permalink

      Tout à fait d'accord. C'est du grand n'importe quoi de "philosophe".

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