Un conte de Noël qui ne finit pas bien

22.12.2018 | par Didier Nordon | Uncategorized

Imaginons que tous les chercheurs, penseurs, philosophes, etc. soient d’une bonne volonté parfaite les uns envers les autres. Jamais de concurrence entre eux, ni d’affrontements ; loin de mésestimer les voies trop différentes de la sienne, chacun les considère comme des richesses dont il peut se nourrir ; tous se sentent unis par leur but commun : mieux connaître le monde. Par exemple, le rationaliste, matérialiste athée, et le religieux s’estiment, ressentent chacun le besoin du point de vue de l’autre, se vivent comme complémentaires et non comme opposés, etc. Eh bien, je parie que, même s’ils parvenaient à conjuguer ainsi leurs forces pour explorer le monde, les hommes échoueraient : le monde les dépasse, leur échappe, les transcende. Il y a dans son existence un mystère que je crois impénétrable.
Les chercheurs qui tentent d’accaparer la vedette au détriment des autres sont donc rationnels. Ils aspirent à une satisfaction qui est à leur portée, plutôt qu’à une gloire qui ne l’est pas : chacun a plus de chances de triompher de ses rivaux que de contribuer à dévoiler l’ultime mystère du monde.

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